Humidité et condensation : votre logement en première ligne Un logement non chauffé devient un terrain de jeu pour l'humidité. L'air intérieur, chargé en vapeur d'eau par notre simple présence (respiration, cuisine, douches), va se heurter à des murs froids.
Ne pas chauffer une maison est sans aucun doute une très mauvaise idée. Au-delà du manque de confort généré, cela peut altérer la structure même de la maison. L'absence de chauffage dans une maison individuelle peut entraîner de nombreux risques, notamment en période hivernale.
Ne pas chauffer sa maison en hiver ou la chauffer trop tard implique des risques pour la santé des occupants. Le corps humain supporte mal les basses températures, surtout lorsqu'il est au repos. L'humidité et le froid peuvent causer des affections au corps humain et des dégâts structurels à une maison.
Un logement trop froid augmente les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaires, aggrave les symptômes des personnes souffrant de maladies chroniques, comme l'arthrose ou la polyarthrite rhumatoïde, et favorise l'apparition de moisissures responsables d'allergies ou d'asthme.
Le locataire peut alors obtenir une indemnisation pour trouble de jouissance, voire la consignation des loyers avec accord du juge. Les délais de réparation ne sont pas strictement définis, mais au-delà de 15 jours à 1 mois sans chauffage, le logement peut être considéré comme non décent.
Vous vous absentez de votre maison ou votre appartement sera inhabité pendant plus de 24 heures (départ en week-end, vacances…) ? La température minimale intérieure de votre logement devra être réglée entre 12°C et 14°C, même en hiver.
Il est recommandé de ne pas éteindre complètement le chauffage pour la journée, en votre absence, car rallumer le chauffage à votre retour consomme plus d'énergie que si vous l'aviez laissé allumé (et puis vous aurez une petite sensation d'inconfort le temps de regagner les degrés souhaités).
Avoir froid à 20°C chez soi peut venir d'un mauvais ressenti thermique, de l'humidité ambiante, de courants d'air ou d'un manque d'isolation. Un sol froid ou des murs mal isolés peuvent faire chuter la sensation de confort malgré une température correcte affichée.
En général, un chauffage est considéré comme insuffisant lorsqu'il ne permet pas d'atteindre 18 °C au centre de chaque pièce.
Si la température prise dans la bouche descend entre 35 et 32,2 °C, l'hypothermie est légère. Entre 32,2 et 28 °C, elle est modérée. En dessous de 28 °C, elle est grave. Les fonctions vitales, et en particulier le système cardiovasculaire, sont alors en danger.
Les températures pour chaque pièce sont adaptées selon différentes caractéristiques : pour les pièces à vivre (salon, salle à manger, cuisine) la température recommandée est de 19°C, alors que pour la chambre elle est de 16°C. Pour la salle de bain elle se situe entre 17°C (inoccupée) et 22°C (en cas d'utilisation).
Une solution : aérez votre logement !
Ça peut paraître contre intuitif, mais il faut aérer au moins 5 à 10 minutes tous les jours pour lutter contre l'excès d'humidité. Astuces supplémentaires : Le double vitrage permet de lutter contre la condensation.
Risque n°1 : vivre dans l'inconfort
Vous risquez le même problème en été. Sans isolant, l'air chaud s'accumule dans votre habitation, rendant l'atmosphère étouffante dans votre grenier et dans les pièces juste en dessous des combles. Isoler ses combles perdus permet de réduire considérablement ces risques d'inconfort.
Maladies causées par les moisissures et l'humidité
L'OMS souligne dans le guide susmentionné que la présence d'humidité est directement liée à une augmentation des infections respiratoires, de l'asthme et de l'exacerbation de l'asthme, de la dyspnée, de la bronchite et de la rhinite allergique.
Dans le cadre d'une absence de longue durée, l'Ademe recommande de porter la température minimum de chauffage à 12°C (3) au sein des résidences secondaires, notamment lorsqu'elles sont inoccupées en hiver.
La température froide de votre domicile est classée comme étant de 16 °C ou moins ; il ne s'agit pas d'une température confortable.
Il est important de noter qu'il ne faut pas négliger de chauffer un minimum son logement. Pour éviter la formation de moisissures, la température ne doit pas descendre en dessous de 16 à 18°C même la nuit. Un intérieur peu ou pas chauffé peut générer de la condensation.
Dans une chambre, une température de 17 degrés est considérée comme suffisante. Si cela vous paraît un peu faible, vous pouvez régler le thermostat entre 18 et 19 degrés, mais pas davantage. En effet, l'Institut national du sommeil et de la vigilance précise qu'il faut éviter de chauffer la chambre à plus de 20 degrés.
Il peut y avoir des courants d'air et des zones d'air plus froid près du sol ; les murs sont plus froids et n'émettent pas la quantité habituelle de rayonnement infrarouge, vous perdez donc de la chaleur car votre corps émet plus d'IR qu'il n'en reçoit ; vous passez peut-être plus de temps à l'intérieur et avez donc moins d'activité physique, votre corps génère donc moins de chaleur.
Le grand froid augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Il favorise aussi la survenue des crises du phénomène de Raynaud. De plus, la baisse des températures augmente la fréquence des affections respiratoires et infectieuses.
La plupart des gens considèrent que la température ambiante idéale se situe entre 20 et 22 °C , tandis que les recommandations de l'OMS suggèrent une température de 18 à 20 °C.
Absence de longue durée : mettre en mode hors gel
Mais, là aussi, il est conseillé de ne pas éteindre totalement son chauffage. Une température minimum doit être conservée l'hiver : entre 8 et 12°C par pièce. C'est cette température qui est, en général, appliquée lorsque vous mettez vos chauffages en mode hors gel.
Garder le chauffage central à basse température ou l'allumer et l'éteindre. Selon les experts de l'Energy Saving Trust, l'idée selon laquelle vous pouvez économiser de l'argent en laissant votre chauffage central en permanence à un niveau bas est un mythe.
La pompe à chaleur (PAC) est incontestablement le mode de chauffage électrique le plus performant et économique. Elle puise l'énergie là où elle est naturellement abondante : Dans l'air extérieur (pompe à chaleur à aérothermie), Dans le sol (pompe à chaleur à géothermie).