Dans le domaine médical, les problématiques d'addictions constituent des atteintes à la santé psychiques décrites dans les classifications médicales de références. Elles peuvent ainsi constituer des déficiences et contribuer à une situation de handicap comme d'autres atteintes à la santé.
– Une personne en situation de conduite addictive peut être déclarée en situation de handicap et développer des pathologies secondaires liées à son addiction comme des cancers, des problèmes cardiaques, des pertes de mémoire…
La loi du 11 février 2005 reconnaît différents types de handicap dont le handicap moteur, sensoriel (auditif et visuel), mental, cognitif et psychique.
L'addiction est une maladie multifactorielle qui associe troubles biologiques et psychiques entrainant des problèmes sociaux. Sa prise en charge doit donc prendre en compte toutes ces composantes. Ainsi, la thérapie vise à l'abstinence et passe par un accompagnement psychologique.
1. Une anomalie mal vécue. L'âge de 60 ans joue un rôle important dans le système français de prise en compte des différentes pertes d'autonomie. Alors qu'avant 60 ans, la personne est considérée comme handicapée, elle devient dépendante dès qu'elle passe le cap des 60 ans.
les handicaps mentaux (déficience intellectuelle), les handicaps psychiques (dépression, bipolarité…), les handicaps cognitifs (autisme, troubles “dys”...).
Il y a trois types de dépendance :
L'étude de Nutt démontre que l'héroïne est la drogue la plus addictive de toutes, avec un score maximal de 3/3. Il s'agit d'un opiacé qui entraîne une augmentation de 200 % du niveau de dopamine dans le système de récompense du cerveau comme l'ont prouvé les expériences menées sur des animaux de laboratoire.
Bien que les troubles de santé mentale n'impliquent pas toujours une dépendance, cette dernière est toujours considérée comme un trouble de santé mentale . Il est possible qu'une personne soit diagnostiquée avec l'un ou l'autre séparément, mais la probabilité de souffrir simultanément d'un trouble de santé mentale et d'un trouble lié à l'usage de substances est très élevée.
Les 5 C de l'addiction vous donnent enfin une grille de lecture scientifique et claire des mécanismes qui vous piègent. Ce moyen mnémotechnique utilisé par les addictologues identifie précisément où se situe votre problème : perte de contrôle, compulsion, craving, consommation continue et changements cérébraux.
Quelles maladies sont reconnues par la MDPH (ex-COTOREP) ? Parmi les maladies reconnues figurent la sclérose en plaques, le cancer, la maladie de Parkinson, l'autisme, la fibromyalgie, le diabète, la bipolarité, la maladie de Crohn, la maladie de Verneuil, et de nombreuses autres pathologies chroniques invalidantes.
Conformément à la loi RPwD de 2016, il existe 21 types de handicaps, notamment le handicap moteur, la déficience visuelle, la déficience auditive, les troubles de la parole et du langage, la déficience intellectuelle, les handicaps multiples, la paralysie cérébrale, le nanisme, etc.
« Est handicapée toute personne dont l'intégrité physique ou mentale est passagèrement ou définitivement diminuée, soit congénitalement, soit sous l'effet de l'âge ou d'un accident, en sorte que son autonomie, son aptitude à fréquenter l'école ou à occuper un emploi s'en trouvent compromises ».
Être « addict » n'est pas une fatalité. En cas de consommation à risque ou de dépendance, un accompagnement par des professionnels renforce les chances de succès. Partager : Toute personne ayant une consommation problématique ou vivant dans l'entourage d'une personne en proie à des addictions peut se faire accompagner.
Une addiction est définie par une dépendance à une substance ou à une activité, avec des conséquences nuisibles à la santé. La dépendance se caractérise par un désir souvent puissant, voire compulsif, de consommer ou de pratiquer une activité.
La dépendance à l'alcool et aux autres drogues constitue un handicap aux termes du Code[37]. Il y a souvent des chevauchements considérables entre les problèmes de santé mentale et de dépendances, et de nombreuses personnes composent avec les deux à la fois[38].
Les addictions les plus fréquentes sont celles relatives aux substances psychoactives réglementées (tabac, alcool...), détournées de leur usage (médicaments, poppers, colles, solvants…) ou illicites (cannabis, cocaïne, ecstasy...).
La science a confirmé que la dépendance est une maladie cérébrale chronique qui peut toucher n'importe qui. Malgré cela, l'idée que la dépendance résulte d'une faiblesse de caractère ou d'un manquement moral persiste.
On identifie deux grandes catégories de dépendance :
L'objectif consiste à motiver la personne dans son propre intérêt. Si la personne présente une forte addiction, si elle consomme beaucoup et souffre de symptômes de sevrage ou des conséquences de l'addiction, il est urgemment recommandé d'entamer une thérapie médicalement assistée.
Qu'est-ce qu'un comportement addictif ? Le comportement addictif est caractérisé par un besoin excessif et obsédant de consommer une substance (trouble addictif lié à une substance) ou de pratiquer une activité en particulier (addiction comportementale).
Que cache une addiction ? Elle entretient au niveau de votre cerveau un dysfonctionnement du système dopaminergique. Ce “circuit de la récompense” est en effet impliqué dans l'addiction, en libérant de la dopamine (hormone du plaisir) lors de la prise de substance ou de l'adoption du comportement addictif.
Les 5 C de la dépendance et leur rôle dans le rétablissement
Comprendre la toxicomanie implique de reconnaître les cinq C : envie, compulsion, conséquences, contrôle et stratégies d’adaptation . L’envie désigne le désir intense de consommer des substances, qui peut être accablant mais gérable grâce à des stratégies appropriées.
Ces critères permettent de caractériser le degré de sévérité de l'addiction :