Pourquoi l'Allemagne est-elle aussi dépendante du gaz de Russie ? Depuis des années, l'Allemagne mise largement sur la Russie pour son approvisionnement en gaz et a fait beaucoup pour tenter de réintégrer la Russie dans les tuyaux diplomatiques européens.
Parmi eux : le Danemark, l'Irlande et surtout l'Allemagne, qui, trois ans plus tôt, dépendait encore de la Russie pour environ deux tiers (66 %) de ses importations de gaz. Première importatrice de gaz naturel de l'Union européenne en 2020, l'Allemagne en avait alors importé plus de 50 milliards de mètres cubes.
L'Allemagne et la France, respectivement première et deuxième économie et pays les plus peuplés de l'Union européenne, sont également les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre de la zone : en 2021, l'Allemagne représentait 22 % des émissions de gaz à egget de serre de l'Union européenne, la France 12 %.
Les Vingt-Sept ont encore importé 52 milliards de mètres cubes de gaz russe en 2024 (les deux tiers par gazoduc et un tiers en GNL).
En 2021, le gaz fossile couvrait 27 % de la consommation d'énergie allemande, 55 % de l'approvisionnement venait de Russie.
Importations mensuelles de gaz naturel allemand en provenance de Russie (2021-2024)
À titre de comparaison, en août 2022, le volume des importations de ce produit s'élevait à environ 953 millions de mètres cubes. Sur la période observée, le chiffre le plus élevé a été enregistré en décembre 2021, à 5,2 milliards de mètres cubes.
La Belgique, la France et l'Espagne ont été les principaux importateurs de GNL russe entre 2022 et juin 2025, selon le rapport, le port belge de Zeebrugge étant le plus grand centre d'importation de GNL russe dans l'UE.
Le gaz importé en France en 2024 provient principalement de Norvège (40 %), des États-Unis (21 %), de Russie (18 %) et d'Algérie (11 %).
Gazprom possède des réserves de gaz naturel d'environ 24,5 milliards de mètres cubes en Russie et assure près de 66 % de la production gazière russe. L'entreprise est le premier producteur mondial de gaz naturel. La Russie et les États-Unis figurent parmi les plus grands producteurs mondiaux de gaz naturel.
"Afin de réduire tout risque potentiel pour la sécurité", la plupart des titulaires de passeports russes résidant en Russie doivent désormais demander un visa à entrée unique chaque fois qu'ils souhaitent entrer dans l'espace Schengen.
Produit intérieur brut (PIB) en 2024 (en milliards d'euros)
L'économie allemande est de loin la plus importante de l'Union, avec un PIB de 4 305 milliards d'euros, suivie par celle de la France (2 920 milliards d'euros). Viennent ensuite l'Italie (2 192 milliards) et l'Espagne (1 592 milliards).
La France se distingue par ses effectifs actifs les plus importants , son nombre élevé d'avions de chasse et la présence d'ogives nucléaires. Le Royaume-Uni la suit de près en termes de dépenses de défense et de capacités nucléaires. L'Allemagne, quant à elle, domine le marché des blindés et dispose d'un budget de défense conséquent.
– 1ère – Islande : 93,5. C'est grâce à son isolement que ce petit territoire de 103 000 km 2 obtient la première marche de ce classement, à l'abri de la pollution dégagée par les autres pays.
Sabotage du gazoduc Nord Stream : l'Ukrainien arrêté en Italie refuse d'être extradé Un Ukrainien soupçonné par la justice allemande d'être l'un des coordinateurs du commando ayant saboté le gazoduc russe Nord Stream dans la mer Baltique, arrêté jeudi en Italie, a refusé vendredi d'être extradé.
La France est le partenaire le plus proche et le plus important de l'Allemagne en Europe. Il n'y a pas d'autre pays avec lequel nous coordonnons nos efforts de manière aussi régulière et intensive à tous les niveaux politiques et dans tous les domaines.
Les importations de GNL russe dans l'UE ont progressé de 19,3 % en 2024 par rapport à l'année précédente. Cette hausse s'explique notamment par l'implication croissante de l'entreprise allemande SEFE, qui a acquis 58 cargaisons représentant 4,2 millions de tonnes de GNL russe en 2024. Cela représente une augmentation spectaculaire de 6,5 fois par rapport à 2023.
Plus aucune molécule par gazoduc
A la différence de la Norvège, la Russie ne fournit plus aucune molécule jusqu'en France par gazoduc. Mais, en raison de ses cinq terminaux méthaniers, l'Hexagone reste une « porte d'entrée importante » du gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe, celui importé par bateau, souligne NaTran.
Au départ, monopole de la fourniture de gaz en France, ENGIE existait sous le nom de Gaz De France, ou GDF. Suite à une privatisation, puis à une fusion avec le groupe Suez, l'entreprise devint GDF Suez, avant d'être rebaptisée ENGIE.
Les importations en provenance des États-Unis en 2024 ont plus que doublé par rapport à 2021. Les plus grands importateurs de GNL dans l'UE sont la France l'Espagne et l'Italie. À noter qu'une partie de ces importations de GNL est réexportée vers d'autres pays.
La France était le troisième acheteur de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, avec 209 millions d'euros d'importations . Cependant, ce gaz n'est pas entièrement consommé sur le marché intérieur : une étude montre qu'une partie du GNL transitant par le terminal de Dunkerque est ensuite livrée à l'Allemagne.
Certains pays en ont davantage que d'autres, c'est le cas du #Venezuela 🇻🇪 qui possède les réserves de pétrole brut les plus importantes : 303,2 milliards de barils, ce qui le place en tête du classement devant l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak, les Émirats arabes unis, selon les données de l'#OPEP Les États-Unis 🇺🇸, ...
Jusqu'à l'été, l'UE serait probablement en mesure de survivre à une perturbation à grande échelle des approvisionnements en gaz russe , grâce à une combinaison d'importations accrues de GNL (dans la mesure limitée où cela est techniquement possible) et de mesures du côté de la demande telles que des réductions de la consommation de gaz industriel.
La France s'engage à acheter à l'Algérie, durant quinze ans, 3,5 milliards de mètres cubes de gaz saharien par an, à un prix rendu Marseille de 0,80 franc la thermie, légèrement dégressif (jusqu'à 0,79 franc) à partir d'une quantité dont le chiffre n'a pas été révélé.
Selon des estimations du Centre d'étude de la pollution de l'air et de l'énergie (Crea), l'Europe a acheté pour 22 milliards d'euros de combustibles fossiles à la Russie en 2024, et a versé 19 milliards d'euros pour soutenir Kiev. La France est également gourmande en engrais russes.