À l'inverse, la perte de lien, qu'elle soit due à la solitude ou à l'isolement social, peut avoir des effets dévastateurs : elle accroît le risque de maladie cardiaque, d'accident vasculaire cérébral, de trouble dépressif, d'anxiété, de démence et de décès prématuré.
La solitude peut affecter la santé mentale et physique
La personne qui en souffre devient moins active, ce qui crée un déconditionnement à la fois sur le plan physique, mental et social. La solitude augmente également le risque de trouble mental courant, comme la dépression, l'anxiété ou l'épuisement professionnel.
Des recherches ont établi un lien entre l'isolement social et la solitude et des risques accrus de diverses affections physiques et mentales : hypertension artérielle, maladies cardiaques, obésité, affaiblissement du système immunitaire, anxiété, dépression, déclin cognitif, maladie d'Alzheimer et même décès .
Être seul permet à notre cerveau de se recharger
Nos cerveaux ont besoin d'équilibre. Alors que les interactions sociales sont cruciales pour certains domaines de l'activité cérébrale, le temps seul est nécessaire pour que notre cerveau se détende et se recharge.
L'isolement social est corrélé à une espérance de vie inférieure à la moyenne et à une probabilité plus importante de connaître des problèmes de santé divers telles que les maladies infectieuses ou cardiovasculaires.
La solitude devient problématique lorsqu'elle s'installe dans la durée et qu'elle n'est plus choisie mais subie. Cette chronicité transforme la solitude en une source de risque majeur pour la santé mentale et physique, comparable à des risques bien connus comme le tabagisme ou l'obésité.
La solitude chez l'être humain est associée à une altération de l'activation cérébrale .
Certaines études suggèrent même que la solitude peut augmenter le risque de démence de 31 % . Un sentiment de solitude et un isolement social prolongés peuvent également altérer les capacités cognitives, comme la concentration, la prise de décision, la résolution de problèmes et même la capacité à modifier les croyances négatives sur soi-même.
Vivre seul est associé à un risque considérablement plus élevé de mort prématurée, surtout chez les hommes. La vie en solo est liée à une mauvaise nutrition, des taux plus élevés de problèmes psychiatriques, un risque accru de suicide et une plus grande probabilité de développer la démence.
Les signes de solitude sont variables, mais il existe quelques symptômes typiques :
L'isolement social se caractérise par l'absence de relations, de contacts ou de soutien de la part d'autrui. La solitude, quant à elle, est le sentiment d'être seul, déconnecté ou éloigné des autres. L'isolement social et la solitude exposent une personne à un risque accru de développer de graves problèmes de santé mentale et physique .
L'un des premiers signes de repli social est une réduction notable des interactions sociales . La personne peut commencer à éviter les rassemblements, à annuler fréquemment ses projets ou à se retirer des activités communautaires. Elle peut cesser de contacter ses amis et sa famille ou répondre moins souvent aux messages et aux appels.
Les stratégies pour s'adapter à la solitude sollicitent des habiletés variées : s'engager dans une action, s'apaiser émotionnellement, créer des liens sociaux ou se distraire joyeusement. De plus, méditer en pleine conscience aide la personne à créer de la sérénité en elle-même.
La solitude radicale, une folie
Dès lors, on peut s'inquiéter des conséquences psychologiques du confinement sur la population. Une étude anglaise montre que la solitude multiplie par deux la probabilité de développer des « maladies mentales communes » comme la dépression ou des états persistants d'anxiété (5).
Vivre seul peut être bénéfique pour la santé mentale si l'on aborde la situation de la bonne manière . Cela peut offrir un espace propice à l'introspection, à l'épanouissement personnel et à l'indépendance. Toutefois, il est important de maintenir des liens sociaux et des activités qui contribuent à votre bien-être mental.
Pour être heureux, il est primordial de savoir ce que l'on veut afin de répondre à ses propres envies et besoins. Vivre seul et être heureux est tout à fait possible, il faut simplement profiter de ce temps en solitaire pour faire le point sur ce qui vous tient à cœur et ce qui est moins important.
Des chercheurs ont étudié la relation entre le fait de vivre seul et la santé mentale, et ont constaté que l’isolement social augmente le risque de maladies mentales courantes (10).
Qu'on se le dise, il est rare de pouvoir vivre sans amour. À bien des égards, le manque affectif est parfois bien plus dur à supporter que le manque sexuel. Le non-amour semble découler de deux positions discordantes : le non-amour subi et le non-amour voulu.
Ainsi, bien que la solitude puisse être perçue négativement, elle peut aussi être une stratégie adaptative pour maintenir l'équilibre émotionnel et social. Les effets de la solitude varient considérablement selon les préférences individuelles, le contexte social et l'autonomie dans le choix d'être seul.
La solitude est associée à un risque accru de développer une myriade de troubles neuropsychiatriques, notamment le trouble dépressif majeur, les troubles anxieux et le trouble de stress post-traumatique (9–14).
La personne qui en souffre devient moins active, ce qui crée un déconditionnement à la fois sur le plan physique, mental et social. La solitude augmente également le risque de trouble mental courant, comme la dépression, l'anxiété ou l'épuisement professionnel. »
Selon un rapport du chirurgien général des États-Unis, fumer peut avoir le même impact sur la santé que 15 cigarettes par jour. De nouvelles recherches suggèrent par ailleurs que la solitude pourrait accélérer le vieillissement .
Le sentiment de solitude concerne 24 % des Français âgés de plus de 15 ans, qui affirment se sentir régulièrement seuls. La solitude frappe avant tout les personnes sans emploi: 44 % d'entre elles se sentent seules, contre 23 % des actifs occupés.
Au niveau comportemental, la plupart des études montrent que l'isolement social est associé à des effets négatifs, par exemple à une augmentation de l'anxiété et à une plus grande disposition à l'addiction.
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