Au contraire, le manque de sommeil peut avoir des effets néfastes sur nos capacités cognitives : il nuit à notre attention et à notre vigilance, réduit nos capacités à ressentir, à imaginer et à créer, affecte notre humeur et nos émotions, etc.
Au bout de 3 nuits sans sommeil, le corps est sérieusement fragilisé et après une dizaine de jours, entre autres problèmes, le cœur faillit. Il existe une maladie génétique, l'insomnie familiale fatale, extrêmement rare et qui prive ceux qui en souffrent de sommeil.
L'insomnie entraîne une irritabilité, des difficultés de concentration, mais aussi de la fatigue ou une somnolence diurne qui ont des conséquences importantes à titre individuel et collectif (absence au travail, risque d'accident…).
Sur le système cardiovasculaire
Il est aujourd'hui bien établi que la privation de sommeil augmente le risque de maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Il est généralement préférable de dormir pendant au moins quelques heures plutôt que de faire une nuit blanche complète. Le sommeil est essentiel pour le fonctionnement optimal du corps et du cerveau. Si vous ne dormez pas du tout, cela peut avoir des effets négatifs sur votre santé physique et mentale.
Au contraire, le manque de sommeil peut avoir des effets néfastes sur nos capacités cognitives : il nuit à notre attention et à notre vigilance, réduit nos capacités à ressentir, à imaginer et à créer, affecte notre humeur et nos émotions, etc.
Pour la plupart des adultes en bonne santé, les recommandations préconisent au moins sept heures de sommeil. Toutefois, il s'agit de recommandations générales et non de règles strictes. « Certaines personnes ont besoin de moins de sept heures, tandis que d'autres peuvent en avoir besoin de plus », explique Eric Zhou, du département de médecine du sommeil de la faculté de médecine de Harvard.
Nous ne pouvons pas mourir de manque de sommeil sans avoir une autre pathologie associée.
Parmi les affections associées à l'insomnie, on peut citer les douleurs chroniques, le cancer, le diabète, les maladies cardiaques, l'asthme, le reflux gastro-œsophagien (RGO), l'hyperthyroïdie, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer . Troubles du sommeil.
En effet, le manque de sommeil aggrave l'anxiété, l'irritabilité, et provoque d'autres problèmes de santé : c'est un cercle vicieux qui se met alors en place. En outre, plus les crises d'angoisse nocturnes sont récurrentes, plus le moment du coucher devient une source d'anxiété, par crainte de vivre une nouvelle crise.
Lorsque votre cerveau refuse de dormir, c'est souvent à cause d'une hyperactivité mentale. Le stress, les pensées anxieuses ou les réflexions excessives activent le cerveau au lieu de le laisser se reposer.
Maladies en cause dans l'insomnie
d'un reflux gastro-œsophagien ; d'un asthme nocturne ; d'une maladie douloureuse (rhumatisme, cancer...) ; d'un autre trouble survenant pendant du sommeil : syndrome des jambes sans repos ou syndrome d'apnées obstructives du sommeil.
Dans la majorité des cas, les insomniaques qui sont touchés par ce problème sont des personnes anxieuses, et qui se focalisent sur la durée anormalement faible de leur sommeil. Elles ont également une activité mentale soutenue et n'arrivent pas à la ralentir au moment de se coucher.
Il est difficile de savoir exactement combien de temps on peut tenir sans dormir mais, selon certaines études, 72 heures sans sommeil serait le maximum que le corps pourrait supporter (avec énormément de difficultés bien sûr).
Facteurs pathologiques liés à un excès de sommeil
D'autres maladies chroniques, comme l'hypertension artérielle, le diabète ou des troubles cardiaques, peuvent perturber le sommeil. Les troubles respiratoires, notamment l'apnée du sommeil, sont aussi fréquents et contribuent à une somnolence diurne excessive.
Si vous ne parvenez pas à vous rendormir, il est conseillé de :
Le médecin traitant peut vous adresser à un médecin neurologue ou à un centre du sommeil : si l'insomnie s'aggrave ou ne s'améliore pas après une première prise en charge ; s'il suspecte un syndrome d'apnées obstructives du sommeil ou un syndrome des jambes sans repos.
Le manque de sommeil altère le cerveau des ados. Ne pas assez dormir ou se coucher trop tard entraine une diminution du volume de matière grise du cerveau des adolescents.
Angoisse de mort et psychanalyse
Le sommeil répond à une pulsion de mort (inactivité inconsciente où l'on ne maîtrise plus rien, à commencer par ses rêves). L'insomniaque s'empêche de répondre à cette pulsion de mort. Moins il dort et plus, inconsciemment, il se persuade qu'il est encore en vie.
En résumé , non, il est impossible de survivre longtemps avec seulement deux heures de sommeil par nuit sans subir de graves conséquences sur la santé physique et mentale . Même si le corps peut fonctionner temporairement, le sommeil est essentiel au bien-être du cerveau et du corps, à court comme à long terme.
Les individus qui dormaient moins de 6h par nuit ou qui se réveillaient souvent pendant leur sommeil affichaient une probabilité accrue d'athérosclérose asymptomatique. Ce trouble provoque une obstruction et une rigidification des artères.
Les personnes les plus à risque sont donc celles qui souffrent d'une pathologie cardiovasculaire, comme une maladie coronarienne, ou d'une maladie pulmonaire, comme une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou un syndrome des apnées obstructives du sommeil.
Après trois jours de privation de sommeil, votre besoin de dormir s'intensifiera et pourrait devenir incontrôlable. Vous pourriez avoir des microsommeils plus fréquents et plus longs. Le manque de sommeil altérera considérablement votre perception. Vos hallucinations pourraient devenir plus complexes .
Selon Marina Chiche "le fait d'aller courir, de marcher ou autre convoque le rapport corporel, et dans le mouvement, on va mieux gérer les idées invasives. Rester actif d'un point de vue corporel permet de développer un cercle vertueux dans le cerveau pour optimiser le repos dont il a besoin".