La question est effectivement de savoir pourquoi. Notre hypothèse est qu'au moins une partie de cette différence (appelée " sex gap in longevity " en anglais) aurait des origines génétiques qui impliquerait le chromosome sexuel Y chez les hommes. C'est ce chromosome qui serait responsable de leur longévité plus faible.
Par exemple, les hommes sont plus susceptibles de naître avec des mutations génétiques qui peuvent accroître le risque de développer certaines maladies . Facteurs environnementaux : les hommes sont plus exposés aux risques environnementaux, tels que les toxines et les polluants. Cette exposition peut augmenter le risque de développer des maladies chroniques.
Les facteurs épigénétiques
En moyenne, les hommes consomment par exemple de plus grandes quantités d'alcool et respectent moins les limitations de vitesse sur la route, ce qui contribue à une mortalité plus précoce.
Et, en moyenne, les femelles vivent 18,6 % plus longtemps que les mâles. Mais ce n'est pas parce qu'elles vieillissent moins vite : le taux de vieillissement (c'est-à-dire la vitesse à laquelle le risque de mourir augmente avec l'âge) est en fait similaire entre les sexes.
Le tabagisme, la consommation excessive d'alcool, une mauvaise alimentation et le retard dans les soins de santé appropriés sont autant de facteurs qui contribuent à ces problèmes de santé. C'est pourquoi il est essentiel d'encourager les hommes à adopter des modes de vie sains et à modifier leurs habitudes dès leur plus jeune âge.
Selon une étude, les hommes auraient des comportements plus à risques que les femmes : consommation d'alcools, de drogues illégales, de médicaments, alimentation peu saine, dopage, accidents de la route, comportements sexuels plus à risques...
Leurs taux plus élevés de tabagisme, de consommation excessive d'alcool, d'utilisation d'armes à feu, d'emploi dans des secteurs dangereux et de prise de risques lors de loisirs et au volant expliquent le taux de mortalité plus élevé chez les hommes, dû au cancer du poumon, aux accidents, au suicide et aux homicides . Ces comportements à risque chez les hommes pourraient être influencés par des facteurs biologiques et culturels.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à l'échelle mondiale, les femmes vivent en moyenne six à huit ans de plus que les hommes . Le hic, c'est que le visage des hommes vieillit généralement plus lentement que celui des femmes. Dès lors, est-il surprenant que la plupart des soins anti-âge soient destinés aux femmes ?
Des scientifiques chinois se sont posé la question et, selon eux, le tournant se situe aux alentours de 50 ans. Vieillir, c'est dans la tête, on peut rester jeune toute sa vie...
En plus d'affaiblir le système immunitaire, le stress favorise l'hypertension, les troubles cardiovasculaires, l'inflammation chronique… Des études récentes ont révélé que le stress chronique peut accélérer le vieillissement cellulaire et conduire à une diminution de l'espérance de vie jusqu'à 30 ans.
Une étude théorique, s'appuyant sur une fonction exponentielle étirée modifiée appliquée aux courbes de survie humaine, suggère que la durée de vie humaine maximale se situe autour de 125 ans. Une autre étude, en revanche, affirme qu'il existe une durée de vie maximale pour l'être humain et que cette durée de vie maximale est en déclin depuis les années 1990.
À tous les âges, les hommes ont un risque de décéder plus élevé que les femmes. La surmortalité des hommes est maximale entre 20 et 30 ans : le risque est jusqu'à trois fois plus élevé pour les hommes que pour les femmes au même âge.
Mais même les bonnes choses, en excès, peuvent nuire à notre santé et réduire notre espérance de vie . En effet, le stress chronique, défini comme une sensation de pression constante sur une longue période, nous fait perdre davantage d'années de vie que la sédentarité (2,8 ans contre 2,4 ans).
La plus longue durée de vie humaine documentée et vérifiée est celle de Jeanne Calment (1875-1997), une Française qui vécut jusqu'à l'âge de 122 ans et 164 jours. Les femmes vivant en moyenne plus longtemps que les hommes, elles sont majoritaires dans les records combinés.
Présentation. En France, en 2018, l' espérance de vie à la naissance est de 85,3 ans pour les femmes et de 79,4 ans pour les hommes. L'espérance de vie avait reculé en 2015 pour les femmes comme pour les hommes.
e. A l'issue de cette étude, en croisant les données liées au genre et à l'âge, les scientifiques ont constaté que le pic d'attractivité des hommes, aux yeux de la gent féminine, est atteint à… 50 ans.
L'étude, menée auprès de 2 000 personnes, a montré que les femmes atteignent leur apogée de beauté à 30 ans , que les signes de vieillissement deviennent visibles à 41 ans, qu'elles cessent d'être séduisantes à 53 ans et qu'elles vieillissent à 55 ans. Les hommes, quant à eux, sont à leur avantage à 34 ans, tandis que les signes de vieillissement apparaissent à 43 ans.
Ces changements ne surviennent pas nécessairement en même temps chez les hommes et les femmes : chez les hommes, le développement prolongé de la matière blanche et de la matière grise tend à être retardé.
En France, le seuil de la vieillesse est généralement considéré à partir de 69 ans. Mais à travers le monde, les opinions diffèrent. Par exemple, en Amérique latine, on qualifie une personne de "personne âgée" à partir de 70 ans, au Japon à partir de 66 ans et en Malaisie à partir de 56 ans.
Les femmes vieillissent mieux sans maris. Une recherche menée à l'université de Queensland, en Australie, a conclu que “les femmes qui sont célibataires, divorcées ou qui ne se sont jamais mariées sont en meilleure santé que celles qui vivent en couple”, relate Corriere della Sera.
Les cancers représentent en France la première cause de décès chez l'homme et la deuxième chez la femme. En France, comme au niveau mondial, l'incidence des cancers diffère selon le sexe. Ainsi, en 2023 : Homme : le cancer de la prostate est de loin le plus fréquent (59 885 nouveaux cas).
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les hommes aux États-Unis, représentant 25 % de tous les décès masculins. Divers facteurs, dont le tabagisme, un taux de cholestérol élevé et l'obésité, peuvent provoquer des maladies cardiovasculaires.
Résumé. Dans la quasi-totalité des populations modernes, les femmes vivent plus longtemps que les hommes . Les recherches menées à ce jour mettent en évidence des facteurs biologiques et sociaux qui influencent cet écart entre les sexes. Les situations où hommes et femmes sont exposés à des taux de mortalité extrêmement élevés constituent des sources d'information encore peu explorées.