Vous vous demandez peut-être si un psychologue peut parler de lui en consultation? La réponse est oui, c'est ce qu'on appelle le dévoilement de soi et c'est une technique à utiliser avec modération et discernement et surtout avec toujours en tête l'intérêt du patient.
Le psychologue a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.
Que pensent les thérapeutes de leurs clients ? La grande majorité des thérapeutes choisissent cette profession par souci du bien-être des autres et par désir de les aider . Ils accordent une grande importance à la guérison et à l’épanouissement personnel. Ils respectent les personnes qui aspirent à ces choses et qui font les efforts nécessaires pour y parvenir.
LE PSY S'ATTACHE-T-IL A SES PATIENTS ? (et la réponse pour moi est : oui) La relation entre le psychothérapeute est son patient est singulière : déontologiquement, le thérapeute ne doit pas franchir les limites professionnelles, et l'amitié n'a pas sa place dans une relation thérapeutique.
Historiquement, la plupart des thérapeutes évitaient de parler d'eux-mêmes et s'efforçaient de rester aussi neutres que possible. Avec le temps et l'émergence de différentes thérapies, nombreux sont ceux qui sont désormais plus enclins à utiliser la confidence pour aider leurs patients.
Mais surtout, il est important de se rappeler que la thérapie est une démarche entièrement individuelle et qu'il n'y a pas de sujets appropriés à aborder. En d'autres termes, vous pouvez parler de absolument tout lors de vos séances .
Les thérapeutes sont tenus à une stricte confidentialité concernant leurs clients et leurs séances. Cela signifie qu'à moins d'exceptions légales ou de circonstances particulières les obligeant à lever la confidentialité, les thérapeutes ne sont pas autorisés à divulguer d'informations relatives à vos séances à des tiers .
Cet amour peut paraitre très intense, et s'il n'est pas dompté, il peut-être destructeur. Tout psychologue peut être touché par l'amour Eros envers son ou sa patient(e).
Il est fréquent qu'un thérapeute éprouve une certaine amitié, voire de l'attirance, envers un client . On passe beaucoup de temps avec chaque client, on apprend à connaître sa vie et on partage des informations personnelles. Cependant, bien que ressentir de l'attirance soit relativement courant, y céder est contraire à l'éthique.
Quand les psychanalystes se trompent
Pour beaucoup de personnes, non seulement les psychanalystes se trompent, mais ils et elles ne font que ça, sans pouvoir le reconnaître, car la psychanalyse serait, comme le prétendait le philosophe Karl Popper, immunisée contre toutes les réfutations.
Les patients et les psychiatres peuvent-ils être amis ? D'un point de vue pragmatique, s'ils le souhaitent, alors oui . Une relation thérapeutique psychiatrique de longue durée peut même constituer un terreau fertile pour une amitié parfaite, au sens aristotélicien du terme, et plus encore.
8 questions que les psychologues posent fréquemment
Ils repèrent des schémas dans vos relations et des thèmes récurrents dans ce qui vous angoisse ou vous donne l'impression d'être bloqué(e) . Ils ne vous diront peut-être pas immédiatement ce qu'ils observent, probablement parce qu'ils ne sont pas encore certains d'avoir tout compris. En fin de compte, votre thérapeute ne souhaite pas vous laisser dans l'ignorance.
Lors de l'examen, il est impératif de ne pas minimiser vos symptômes . Dire que vous allez « bien » ou ne pas détailler vos difficultés peut conduire à une évaluation inexacte de votre état. Soyez ouvert et honnête quant à la gravité de vos symptômes et fournissez des descriptions précises.
Le terme de pervers narcissique a fait son essor à la fin du Xxème siècle, en 1986, dans l'ouvrage du psychanalyste Paul-Claude Racamier. Aujourd'hui, dès que quelqu'un a des comportements toxiques, on a tendance à parler de pervers narcissique, quitte à démocratiser le terme et à en perdre son véritable sens.
Le code de déontologie de l'APA (APA, 2010) est sans équivoque à ce sujet ; la norme 10.05 stipule : « Les psychologues ne doivent pas avoir de relations intimes sexuelles avec leurs clients/patients en cours de thérapie . » Les préjudices causés aux clients ont été largement documentés (par exemple, Pope, 1990).
« Un patient peut penser bien connaître son thérapeute ou son psychiatre, mais dans tout cadre professionnel respectant les limites appropriées, ce n’est pas le cas. » Bien souvent, ce qui ressemble à de l’engouement est en réalité lié à ce que symbolise le thérapeute : le réconfort, l’approbation et la validation .
Sean Grover, psychanalyste new-yorkais, ajoute que les sentiments romantiques ou émoustillants envers son thérapeute appartiennent à un phénomène commun appelé transfert. En psychanalyse, ce terme renvoie à un report émotionnel d'une relation à une autre", explique-t-il.
Le vrai amour : 10 signes pour le reconnaître
Article 14 : La·le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d'aliénation économique, affective ou sexuelle des personnes qu'elle·il rencontre.
Sommaire
Parler de votre thérapie peut vous aider à aborder des sujets délicats avec votre partenaire . Partager les progrès réalisés en thérapie peut renforcer la confiance et l'intimité. C'est vous qui décidez de ce que vous souhaitez partager à ce sujet ; ce choix vous appartient, et non à votre partenaire.
Si une évaluation diagnostique ou un soutien psychologique général est requis, un psychologue peut être le plus approprié. En revanche, pour un traitement spécifique de troubles mentaux, un psychothérapeute, avec sa spécialisation en méthodes thérapeutiques, s'avère préférable.
Conclusion. Tomber amoureux de son thérapeute n'est ni une faute ni une pathologie. C'est un phénomène relationnel complexe, inscrit dans une dynamique systémique. Pour le patient, il s'agit d'oser le dire, de le penser, et d'en faire une porte d'entrée vers une meilleure connaissance de soi.