A 5 ans, 65 % des patients traités par l'association d'immunothérapie et chimiothérapie avant la chirurgie étaient en vie, contre 55 % pour la chimiothérapie seule. Les données à 5 ans montre également une amélioration significative de la survie sans événement et du taux de réponse pathologique complète.
L'immunothérapie permet enfin une amélioration considérable en matière de qualité de vie puisqu'elle présente des effets secondaires à la fois moins fréquents, moins invalidants et moins intenses que la majorité des autres traitements.
75% des patients qui ont répondu à l'immuno-chimiothérapie n'ont pas progressé à 7 ans. Les résultats sur le long terme, soit 7 ans après le début du traitement, montrent que l'effet bénéfique immunologique persiste au-delà de l'arrêt du traitement chez 75% des patients.
L'immunothérapie peut guérir ou prolonger de plusieurs mois l'espérance de vie, initialement très courte, de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules au stade avancé. Malheureusement, moins de la moitié des patients répondent à ce traitement.
En général, la durée d'un traitement d'immunothérapie peut aller de quelques semaines à plusieurs années. Pour certains cancers, comme le mélanome, l'immunothérapie peut être administrée en adjuvant, c'est-à-dire après la chirurgie, pour réduire le risque de récidive.
Cancer : condamné à mourir dans les 12 mois, il guérit grâce à l'immunothérapie. Un homme de 51 ans a été complètement guéri d'un cancer des voies biliaires, pourtant diagnostiqué comme incurable, grâce à un traitement d'immunothérapie.
Certains patients qui répondent favorablement à l'immunothérapie hésitent naturellement à interrompre leur traitement, craignant de perdre les bénéfices obtenus ou de subir une récidive du cancer. Cependant, des études montrent que l'immunothérapie peut parfois continuer à agir longtemps après la fin du traitement actif .
L'immunothérapie peut parfois réactiver le système immunitaire contre des cellules normales de l'organisme et être ainsi à l'origine de symptômes auto-immuns ou de pathologies inflammatoires. La majorité de ces effets indésirables sont réversibles.
Peau : éruption cutanée, desquamation, aphtes, démangeaisons. Oculaire : vision trouble, modifications visuelles, douleur ou rougeur oculaire. Système nerveux : faiblesse musculaire, engourdissement ou fourmillement dans vos mains, vos pieds ou du visage, perte de conscience ou difficulté́ à se réveiller.
Dans l'étude Immuno1, 53,8 % des patients sont décédés, avec un suivi maximal de 1 321 jours (43,4 mois). La survie médiane était de 516 jours (18,44 mois, IC à 95 % : 249-516), tandis que la survie moyenne était de 567,7 jours (18,66 mois) (figure 2). Nous avons estimé la survie à six mois, un an et trois ans après le diagnostic pour chaque groupe.
« Pour la majorité des patients, si réponse il y a, elle est constatée après 2 ou 3 mois d'immunothérapie. Chez certains, c'est (beaucoup) plus rapide : on peut voir une différence après la première infusion.
L'immunothérapie permet de doubler l'espérance de vie voire même de maîtriser la maladie, surtout pour les cancers dit "de mauvais pronostic", dont la survie 5 ans après le diagnostic est inférieure ou égale à 20%.
Poursuivre indéfiniment l'immunothérapie expose à des toxicités, représente un coût de santé publique et a un impact sur la qualité de vie. Notre étude a montré que l'arrêt à 6 mois n'est pas idéal et était en faveur d'un arrêt avant 2 ans.
L'immunothérapie fait partie des nouvelles stratégies utilisées pour lutter contre le cancer. Certaines immunothérapies sont utilisées en routine (mélanome, cancers du poumon, cancer du rein, cancers ORL, lymphomes ) alors que d'autres indications sont en cours d'évaluation au sein d'essais cliniques.
Elle doit donc refaire 2 traitements d'immunotherapie a 3 semaines d'intervalle et ensuite refaire des examens. Si ça ne marche pas elle devra repasser à la chimio.
L'immunothérapie est récemment devenue incontournable dans le traitement des cancers. Elle consiste à mobiliser ou stimuler le système immunitaire du patient pour éliminer les cellules tumorales, à l'instar des thérapies ciblées dirigées directement contre ces dernières.
Début 2022, le chanteur apprécié des Français, Florent Pagny, a annoncé avec courage souffrir d'un cancer du poumon non opérable, endossant un statut de "role model" dans ce cadre. Il a annoncé à plusieurs reprises aller beaucoup mieux, la presse évoquant des périodes meilleures, parfois moins bonnes.
La fatigue est un effet secondaire fréquent de certains types d'immunothérapie.
L'immunothérapie est délivrée en perfusion, c'est-à-dire par les veines. Ce sont habituellement des perfusions de durée courte (une à trois heures) qui peuvent se faire en hôpital de jour. Ces traitements ne peuvent pas être administrés à domicile.
Les nouveaux traitements par immunothérapie
Il s'agit donc de thérapies ciblant le système immunitaire et non pas la cellule cancéreuse elle-même, avec l'objectif de permettre le développement d'une réaction immunitaire anti-tumorale.
Des exemples d'effets indésirables courants comprennent les maux de tête, les étourdissements, les éruptions cutanées, les nausées, les vomissements, la diarrhée et la somnolence.
L'immunothérapie peut parfois réactiver le système immunitaire contre les cellules normales de l'organisme et être ainsi à l'origine de symptômes auto-immuns ou de pathologies inflammatoires. Ils touchent plus souvent la peau, le côlon, le foie, les poumons et les organes endocriniens (hypophyse ou thyroïde).
Il existe des cas où le système immunitaire ne trouve pas certaines cellules cancéreuses. L'immunothérapie renforce le système immunitaire et l'aide à trouver et à détruire les cellules cancéreuses. Comment se prend ce traitement ? Il est injecté dans les veines (en intraveineuse).
En cas de réactions plus sévères, « on a alors recours aux corticoïdes à plus ou moins forte dose pour freiner la réponse immunologique ». Pour l'oncologue, « la plupart des effets indésirables sont réversibles et ne doivent pas faire arrêter l'immunothérapie, pour peu qu'ils soient pris en charge à temps ».