Le décret n° 2025-1269 du 22 décembre 2025 marque un tournant majeur dans la répression des comportements dangereux sur la route. À compter du 29 décembre 2025, tout excès de vitesse égal ou supérieur à 50 km/h au-dessus de la limite autorisée devient un délit routier, et non plus une simple contravention.
Des sanctions renforcées pour les comportements dangereux
Certaines infractions sont désormais plus sévèrement sanctionnées : L'usage du téléphone au volant entraîne un retrait de points plus rapide. Le non-port de la ceinture reste un motif de sanction immédiate, avec amende et retrait de points.
Ce que change le décret
Le décret n° 2025-1269 du 22 décembre 2025 supprime la qualification de « contravention de 5e classe » en ce qui concerne les excès de vitesse de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée sur les routes. Ces excès de vitesse deviennent des délits.
Depuis le 1er janvier 2024, les conducteurs ne sont plus pénalisés par la perte d'un point de permis pour des excès de vitesse inférieurs à 5 kilomètres par heure au-dessus de la vitesse retenue.
En revanche, des rumeurs concernant une limitation à 100 km/h sur les autoroutes françaises en 2025 se sont révélées être des canulars, notamment des poissons d'avril. À ce jour, la France n'envisage pas d'augmenter la limitation de vitesse sur autoroute au-delà de130 km/h.
Avec le nouveau système, la vitesse maximum pourra atteindre 150 km/h lorsque les conditions seront optimales, c'est-à-dire lorsque la route sera peu fréquentée et que la visibilité sera parfaite. En revanche, lors de conditions dégradées, la vitesse pourra être abaissée en dessous des 100 km/h.
Jusqu'au 28 décembre 2025, un grand excès de vitesse (dépassement d'au moins 50 km/h) constituait une contravention de 5e classe. L'affaire était jugée devant le tribunal de police et sanctionnée par une amende pouvant atteindre 1 500 €, un retrait de 6 points et diverses peines complémentaires.
Une nouvelle directive européenne prévoit qu'une visite médicale devienne nécessaire pour renouveler son permis de conduire.
En 2025, la réglementation routière impose de disposer dans son véhicule de certains équipements comme le gilet de sécurité, le triangle de présignalisation, des feux en parfait état et des vitres avant conformes.
À compter de ce lundi, les conducteurs contrôlés à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée commettront désormais un délit, et non plus une contravention. Une évolution majeure, inscrite dans le décret d'application de la loi du 9 juillet 2025, qui a notamment créé le délit d'homicide routier.
L'excès de lenteur n'est pas toujours toléré : rouler trop lentement sans raison valable peut gêner la circulation et entraîner une amende de 35 euros, même sans retrait de points. Seules certaines zones, comme la voie de gauche sur autoroute ou les routes avec panneau bleu, imposent une vitesse minimale obligatoire.
En 2025, le code de la route français évolue pour renforcer la sécurité et promouvoir une mobilité durable. Les centres-villes adoptent une limitation de vitesse généralisée à 30 km/h, visant à réduire les accidents et à améliorer la cohabitation entre usagers.
Au 1er janvier 2025, la restriction de circulation des véhicules Crit'Air 3 est entrée en vigueur sur l'ensemble du territoire métropolitain, y compris le boulevard périphérique et les bois de Vincennes et de Boulogne.
Conformément au décret publié ce jour, en application de la loi du 9 juillet 2025 portant création de l'homicide routier et visant à lutter contre la violence routière, l'excès de vitesse d'au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée devient un délit à compter du lundi 29 décembre 2025.
Concrètement, un jeune peut désormais : Commencer la conduite accompagnée dès 15 ans, Passer l'examen pratique du permis dès 17 ans, Conduire seul dès 17 ans révolus, sans attendre la majorité.
Le permis de conduire est délivré à durée illimitée. Mais à partir de 2025, une proposition de loi prévoit d'établir un contrôle médical tous les cinq ans dès 70 ans, puis tous les deux ans à partir de 75 ans. Le texte est en cours de discussion.
Les véhicules sans permis (VSP)
Les voitures sans permis (VSP), appelées aussi quadricycles légers, sont accessibles dès 14 ans avec un Brevet de Sécurité Routière (BSR), qui correspond aujourd'hui à la catégorie AM du permis de conduire.
En 2025, les tolérances officielles des radars sont confirmées : 5 km/h ou 5 % pour les radars fixes, 10 km/h ou 10 % pour les radars embarqués.
C'EST FAUX !
L'argument de l'application de la loi dans le temps n'est pas approprié puisque le principe du retrait de points du permis de conduire instauré par la loi constitue une mesure administrative et non une sanction pénale. De plus, la loi n'a pas remis en cause le caractère « permanent » du permis B.
Dans le cas d'un excès de vitesse de 40 km/h au-dessus de la limite de vitesse en vigueur, la sanction reste la même que l'usager ait commis cette infraction en agglomération ou en dehors d'une agglomération. L'usager de la route reçoit alors une contravention de quatrième classe.
Crit'Air : quelles voitures seront interdites ? Comme indiqué précédemment, la majorité des nouvelles ZFE en place en 2025 excluent les véhicules non classés. C'est-à-dire les voitures essence et diesel immatriculées jusqu'en 1996. Mais dans certaines agglomérations, cela va encore plus loin.
Cela concerne :
Le calendrier prévoit la sortie progressive des voitures diesel dès 2030, et des voitures essence dès 2035. Les autres catégories de véhicules (camionnettes, minibus, bus, autocars, poids lourds, véhicules deux-roues motorisés) répondent à un calendrier spécifique selon leur catégorie.