Les aides-soignantes du privé sont rattachées au régime de retraite des salariés du privé. Elles partent donc à la retraite à 64 ans au plus tôt, à moins de pouvoir prétendre à une retraite anticipée, par exemple pour handicap, pour pénibilité ou pour carrière longue.
Les métiers d'aide-soignant(e) et de sage-femmes étant classé en catégorie dite active, (pour tenir compte des risques et des fatigues occasionnées), l'âge légal d'ouverture des droits à la retraite d'un aide-soignant démarre à 57 ans.
Dans la fonction publique hospitalière, l'âge minimum de départ à la retraite de ces agents est fixé à 62 ans. Il est progressivement relevé depuis septembre 2023 de 3 mois par an et atteindra 64 ans en 2030. Quant à l'âge du taux plein automatique pour un fonctionnaire de catégorie sédentaire, il est fixé à 67 ans.
né le 15 septembre 1968, atteint d'une incapacité permanente d'au moins 50% ou ayant la qualité de travailleur handicapé, souhaite bénéficier d'un départ anticipé au 1er octobre 2023 à l'âge de 55 ans ; il doit justifier d'une durée d'assurance cotisée de 110 trimestres.
Prenons l'exemple d'une aide-soignante ayant validé tous ses trimestres. Si sa dernière rémunération était de 2100 euros bruts, il faut ajouter la prime spéciale de sujétion de 10 %, soit 210 euros. À la retraite, elle touchera donc 75 % de ce montant, soit 1 668,20 € bruts par mois.
Les chiffres 2025: Des salaires en progression
En classe supérieure, vous gagnez entre 1 905,12 € et 2 756,76 €.
Les retraités, anciens salariés du secteur privé, perçoivent une pension complémentaire de l'AGIRC-ARRCO. Le salarié peut prendre sa retraite complémentaire à partir de l'âge de 57 ans avec une minoration définitive de sa pension plus ou moins forte selon le nombre de trimestres manquants.
Oui, il est possible d'arrêter de travailler avant l'âge légal de la retraite sans affecter le montant de votre pension, mais cela dépend de votre situation. Il est crucial de s'assurer que vous aurez validé le nombre de trimestres requis pour bénéficier d'une retraite à taux plein à l'âge légal.
Revalorisation des retraites de base de 0,9%
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 prévoyait, au départ, un gel des retraites de base au 1er janvier, puis une sous-indexation en 2027, 2028 et 2029, afin de dégager des économies en vue de réduire le déficit public.
Pour les fonctionnaires qui espèrent toucher une prime lorsqu'ils partiront à la retraite, c'est raté. Dans une réponse ministérielle (RM) publiée dans le Journal Officiel du Sénat daté du 22 mai 2025, l'exécutif a fermé la porte à cette idée.
Les infirmiers qui font le choix de demeurer dans leur ancien corps, régis par le décret n°88-1077 conservent : un âge légal de départ à la retraite fixé entre 57 et 59 ans sous réserve d'avoir accomplis 17 ans de services en catégorie active ; un âge d'annulation de la décote fixé à 62 ans.
Exception pour l'année de départ où seuls les trimestres civils complets sont pris en compte. Notre conseil : privilégiez un départ au 1er janvier, 1er avril, 1er juillet ou 1er octobre pour maximiser vos trimestres validés. Effet modéré mais non négligeable, surtout si vous visez une surcote.
Aide-soignant : un accès facilité à la formation d'IDE
Depuis la parution de l'arrêté du 3 juillet 2023, les AS ayant exercé au moins trois ans à temps plein sur la période des cinq dernières années peuvent postuler pour entrer directement en 2e année de formation d'un institut de formation en soins infirmiers (IFSI).
Votre formation professionnelle est validée pour la retraite, à raison d'un trimestre pour chaque période de 50 jours de stage.
L'âge légal est progressivement relevé de deux ans et passe de 60 à 62 ans. La limite d'âge de ces agents passe à 67 ans pour les pensions liquidées à compter du 01/09/2023. La durée des services effectifs exigée reste fixée à 2 ans.
Ce qui change en janvier 2026
L'âge légal est de 64 ans pour les personnes nées à partir de 1969. Pour les années de naissance précédentes, l'âge légal est relevé de façon progressive de 62 à 63 ans et 9 mois (voir le tableau ci-dessous). Vous n'êtes pas concerné(e) par la réforme des retraites de 2023.
Arrêt de travail : un nouveau formulaire obligatoire
À compter du 1ᵉʳ septembre, tout formulaire d'arrêt de travail papier non sécurisé sera rejeté par l'Assurance maladie. Le document sera retourné au prescripteur pour qu'il réalise un avis d'arrêt de travail au bon format.
Non, malheureusement. Si les trimestres qui comprennent des arrêts maladie seront bien validés, les indemnités journalières perçues de l'assurance maladie ne seront pas prises en compte pour le calcul du montant de la retraite. Les 25 meilleures années de carrière sont donc susceptibles de changer.
Il est nécessaire de cesser toute activité professionnelle pour obtenir ses retraites. En outre, pour bénéficier d'un cumul emploi retraite sans conditions de ressources, il faut au moins avoir atteint l'âge légal (62 ans) et obtenu toutes ses retraites de base et complémentaire à taux plein.
Taux minoré ou décote avant l'âge du taux plein sans décote. Si on demande la liquidation de sa pension avant 67 ans, sans avoir le nombre de trimestres nécessaires tous régimes confondus, le taux est minoré. Le coefficient de minoration du taux plein est de 1,25 % par trimestre manquant (soit 5% par an).
Votre âge légal de départ à la retraite est de 64 ans si vous êtes né à partir du 1er janvier 1968. Vous êtes né entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1967 ? Avec la réforme des retraites 2023, l'âge de départ à la retraite augmente progressivement de 62 ans à 64 ans à raison de 3 mois par année de naissance.
Voici 10 astuces pour partir en retraite plus tôt :