Lorsque le président russe Vladimir Poutine a ordonné l'envoi de 200 000 soldats en Ukraine, son objectif était d'envahir la capitale, Kiev, en quelques jours. Il voulait renverser le gouvernement pro-occidental et ramener l'Ukraine dans la sphère d'influence de la Russie. Poutine a échoué.
Le conflit ukrainien trouve son origine en septembre 2013, quand le président Viktor Ianoukovitch décide de se retirer unilatéralement d'un accord d'association avec l'Union européenne.
La Russie est accusée de soutenir militairement les insurgés en y menant une guerre hybride. Face à ces évènements, le président ukrainien décide d'envoyer l'armée ukrainienne pour rétablir l'ordre dans ces territoires séparatistes. Commence alors la guerre du Donbass.
L'agression de la Russie contre l'Ukraine, marquée par l'annexion illégale de la Crimée en 2014 et l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022, a radicalement modifié l'environnement de sécurité. L'OTAN continuera de répondre aux menaces et aux actions hostiles de la Russie de manière unie et responsable.
En somme, le conflit entre l'Ukraine et la Russie est fondé sur deux enjeux majeurs : pour l'Ukraine, il s'agit de survivre face à son puissant voisin russe ; pour les pays occidentaux, il est indispensable de contenir les ambitions de la Russie en Europe.
L'occupation russe de la Crimée a commencé il y a dix ans. Justifiée par les revendications de restitution de soi-disant terres russes ancestrales, elle est devenue la première étape du plan russe visant à s'emparer de l'Ukraine. Un convoi militaire russe sans insignes près de Sébastopol, le 10 mars 2014.
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Dans son discours du 21 février 2022, Poutine a de nouveau averti que l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN menacerait la Russie et que l'Alliance se servirait de l'Ukraine pour lancer une attaque surprise. À l'époque, l'Ukraine n'avait pas encore déposé de candidature pour l'OTAN et était encore loin d'y adhérer.
Le chef de la délégation russe lors d'une réunion à Genève entre les États-Unis et la Russie a déclaré que la Russie avait besoin de « garanties concrètes » que l'Ukraine et la Géorgie ne deviendraient jamais membres de l'OTAN, inscrites dans la décision du sommet de Madrid de 2022.
Une majorité de pays (101) considère cependant que la Russie est le responsable de la guerre qui dure depuis 2022. L'Europe, au-delà des seules frontières de l'Union européenne, demeure le principal bloc reconnaissant la responsabilité russe dans l'invasion de l'Ukraine.
Il a confirmé avoir suspendu l'aide à l'Ukraine, tout en fournissant des raisons contradictoires. Trump a d'abord affirmé que cette suspension était due à la corruption en Ukraine, puis a déclaré que c'était parce que d'autres pays, notamment européens, ne contribuaient pas suffisamment à l'aide à l'Ukraine.
Avec cet accord, la France s'engage à fournir jusqu'à 3 milliards d'euros d'aide militaire supplémentaire à l'Ukraine en 2024. Ce soutien permettra de renforcer significativement les capacités militaires ukrainiennes et de répondre aux besoins urgents du pays en matière de défense.
En 1764, 1765 et 1775, les vestiges de la souveraineté ukrainienne au sein de l'Empire russe ont été détruits. La domination coloniale de l'Empire russe sur l'Ukraine s'est intensifiée après les divisions du Commonwealth polono-lituanien (1772, 1793, 1795) et l'occupation du khanat de Crimée (1768 - 1774).
La guerre russo-ukrainienne a débuté en février 2014 et se poursuit. Suite à la Révolution de la dignité en Ukraine, la Russie a occupé la Crimée et l'a annexée. Elle a ensuite soutenu des groupes armés pro-russes qui ont déclenché une guerre dans la région du Donbass, à l'est du pays, contre l'armée ukrainienne.
Pour le maître du Kremlin, le Donbass fait partie de la Russie. Il est une justification majeure de l'invasion. Vladimir Poutine affirme avoir dû intervenir pour "défendre les russophones". La prise du Donbass peut donc être considérée comme un but de guerre qui offrirait aux Russes une sortie honorable.
Vladimir Poutine affirme que l'intervention russe en Ukraine a été effectuée pour protéger les populations locales russophones, tandis que l'Ukraine et d'autres pays soutiennent que cette intervention constitue une violation de la souveraineté de l'Ukraine.
L'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine est l'une des plus graves violations de l'ordre de sécurité européen depuis des décennies. Par cette décision, la Russie bafoue le droit international et en particulier la Charte des Nations unies.
Depuis 2016, Alexeï Dioumine est fréquemment cité comme possible successeur de Vladimir Poutine à la tête de l'État, idée qui revient en force en 2024. Le général Dioumine en 2022. En août 2024, il est chargé, de repousser l'attaque ukrainienne dans la région de Koursk.
Les forces terrestres : avantage Russie
Dans l'optique d'une confrontation sur terre, la Russie a l'avantage du nombre. Ses forces terrestres atteindraient environ 950.000 soldats, contre 750.000 pour les pays européens de l'Otan .
La Russie qualifie en outre cette invasion de guerre préventive visant à freiner l'extension de l'OTAN à ses frontières, et ce afin de préserver son intégrité et l'équilibre des forces internationales.
Au début de l'invasion, la Russie exigeait notamment la reconnaissance de l'annexion de la Crimée par la Russie, la reconnaissance des Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk comme États indépendants, ainsi que la « démilitarisation » et la « dénazification » de l'Ukraine, sans toutefois préciser clairement la signification de ces termes.
La Chine : de rivale à partenaire
En 2023, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de la Russie, les échanges bilatéraux dépassant les 200 milliards de dollars et poursuivant leur croissance en 2024 et 2025, principalement grâce à l'augmentation des importations. La coopération militaire sino-russe se renforce également.
En novembre 2013, débute la révolution de Maïdan durant laquelle des Ukrainiens manifestent, car le président refuse une plus grande intégration économique avec l'Union européenne. Une vidéo réalisée par Le Monde explique les origines de ce mouvement qui marque le début du conflit russo-ukrainien.
La Suède et la Suisse sont réputées, indépendamment l'une de l'autre, pour leur neutralité armée, qu'elles ont maintenue durant les deux guerres mondiales. La Suisse et la Suède ont chacune une longue tradition de neutralité : elles n'ont pas été en guerre sur la scène internationale depuis respectivement 1815 et 1814.
La guerre est généralement menée par un pays ou un groupe de pays contre une force adverse dans le but d'atteindre un objectif. Les guerres sont menées pour diverses raisons, notamment économiques, territoriales, religieuses, politiques, civiles, de vengeance et idéologiques .