Une personne peut-elle rester dépressive toute sa vie ? Une femme ou un homme avec un terrain dépressif ne va pas être dépressif à vie. Bien que cette maladie soit propre à chacun en fonction des symptômes et des vécus des personnes, la dépression se traverse souvent par épisodes.
Forme particulière de dépression, la dépression résistante se caractérise par la persistance de l'épisode dépressif malgré au moins deux traitements antidépresseurs successifs bien conduits ou qui n'évolue pas suffisamment favorablement sous l'influence de ces traitements.
La durée d'un premier épisode dépressif est variable (de quelques semaines à plusieurs mois). La plupart des épisodes dépressifs dure moins de six mois. Si l'épisode dépressif est isolé, on parle de guérison. Cependant, un premier épisode dépressif isolé est assez rare.
Le surmenage, la solitude, des événements difficiles ou traumatisants (problèmes financiers ou professionnels) peuvent favoriser une dépression. Souvent, son apparition suit la perte d'une personne, lors d'un deuil, d'une séparation, du départ d'un enfant du domicile des parents, par exemple.
Dans 50 % à 80 % des cas, un nouvel épisode dépressif survient dans les cinq années suivant le premier épisode2. La dépression est dite chronique lorsque certains troubles persistent, parfois sous une forme atténuée, pendant au moins deux ans.
Comment évaluer la sévérité d'un épisode dépressif caractérisé ? On distingue trois niveaux : épisode dépressif, léger, modéré ou sévère*, selon l'intensité des symptômes et leur impact sur la vie du patient (voir infographie).
Des chercheurs alertent sur l'utilisation à long terme des antidépresseurs qui augmenterait le risque de développer un syndrome d'arrêt des antidépresseurs chez les patients concernés. En effet, un usage prolongé favorise un état de dépendance physique qui peut lui-même causer des symptômes de sevrage intenses.
L'épisode dépressif se caractérise par la présence d'une humeur dépressive (sentiment de tristesse et de vide, irritabilité), qui s'accompagne parfois d'une perte de la capacité à éprouver du plaisir ou de l'intérêt.
Troubles cognitifs : s'ils ne sont pas traités, les troubles dépressifs peuvent littéralement modifier notre cerveau. Selon les données de différentes études, la dépression peut affecter le cortex préfrontal du cerveau, qui est responsable du raisonnement, de la concentration et d'autres fonctions exécutives.
Le traitement de la dépression par la psychothérapie. La psychothérapie est recommandée, quel que soit le type de dépression. Elle fait régresser les symptômes dépressifs, diminue la fréquence des récidives ou conduit à la rémission durable.
Il arrive que la dépression s'aggrave fortement, à un point que l'individu soit en totale perte de contact avec la vie réelle et souffre d'une psychose, accompagnée parfois d'hallucinations. Parfois aussi, le trouble psychotique est induit par la prise de substances comme l'alcool ou la drogue.
La dépression sévère peut avoir plusieurs formes et intervenir dans divers contextes. Parmi elles : La dépression sévère mélancolique (niveau le plus élevé de dépression) : forme très douloureuse, avec perte d'intérêt total pour le monde extérieur, incapacité à aimer, perte d'estime de soi, autodépréciation constante…
La double dépression n'est pas une catégorie diagnostique officielle, mais elle décrit une situation clinique dans laquelle une personne souffre simultanément d'un trouble dépressif persistant (TDP) et d'un trouble dépressif majeur (TDM).
Schizophrénie. Maladie chronique et invalidante, la schizophrénie débute le plus souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Elle se manifeste par des symptômes variés – hallucinations, idées délirantes, retrait social, désorganisation de la pensée – qui bouleversent la vie quotidienne.
Humeur dépressive. Perte de plaisir et d'intérêt pour les activités appréciées habituellement. Perte d'énergie et fatigue. Perte de l'estime de soi ou sentiment de culpabilité injustifié
Dans les périodes d'acutisation, il peut exister un obscurcissement de la conscience, une perplexité, une idéation persécutive, l'impression de ne plus pouvoir penser ou de devenir fou. Ces états sont transitoires et ne persistent que quelques heures, rarement plus de quelques jours.
Les symptômes psychologiques les plus fréquents chez la personne atteinte de dépression sont :
Quelles sont les conséquences d'une dépression non soignée ? Une dépression non traitée peut s'aggraver, conduire à l'isolement social, affaiblir le système immunitaire, augmenter les risques cardiovasculaires et les comportements à risque.
En effet, la dépression conduit les patients à percevoir le monde et l'ensemble des stimuli sensoriels de façon excessivement négative – les stimuli agréables deviennent moins attrayants et les stimuli désagréables plus aversifs –, ce qui favorise le développement et le maintien des symptômes dépressifs.
Au niveau comportemental, les études font état, dans la dépression, d'une diminution de la reconnaissance des expressions faciales positives ainsi que d'une augmentation de la reconnaissance des expressions négatives, notamment la tristesse.
L'intensité de l'épisode dépressif caractérisé peut être qualifiée selon 3 niveaux (1) : léger, modéré ou sévère, en fonction du nombre et de l'intensité des symptômes et du degré de dysfonctionnement du patient dans les activités sociales, professionnelles résultant de l'épisode dépressif.
Aider une personne dépressive : ce qu'il ne faut pas faire
Pour aider une personne dépressive, il est donc vivement conseillé d'éviter les phrases telles que « il suffit de le vouloir pour y arriver » ou « il suffît de faire un effort et de se secouer un peu », comme on peut souvent l'entendre.
Ainsi, la dépression diminuerait l'espérance de vie de 12 à 15 ans, plus que le tabac (qui la diminuerait d'une dizaine d'années).
On peut soigner la dépression en jouant sur deux registres complémentaires : les médicaments antidépresseurs et la psychothérapie. Face à une dépression légère ayant peu d'impact sur la vie quotidienne, le médecin généraliste recommande plutôt un soutien psychothérapeutique.
Ne restez pas enfermé dans une bulle avec la personne dépressive car les symptômes dépressifs pourraient vous gagner. Les relations sociales sont nécessaires pour votre bien être et votre équilibre personnel. Continuez à réaliser les activités qui vous tiennent à cœur et vous procurent du plaisir et du bien-être.