Les dépenses liées à l'achat ou à l'utilisation d'un véhicule pour les besoins de l'activité professionnelle du chef d'entreprise peuvent être déduites du résultat fiscal de l'entreprise.
Impossibilité de déduire les frais de déplacement au réel ou via l'indemnité kilométrique : contrairement aux entreprises soumises au régime réel d'imposition, les auto-entrepreneurs ne peuvent pas déduire leurs dépenses professionnelles, y compris les frais de déplacement et les frais kilométriques.
☝️ Bon à savoir : la déduction des frais de déplacement en auto-entrepreneur au titre des frais de débours n'est pas possible. Au contraire, pour un auto-entrepreneur, les frais de déplacement comme un billet de train ou d'avion peuvent rentrer dans la catégorie des frais de débours si les conditions sont remplies.
Un auto-entrepreneur ne peut pas déduire ses charges
Quelle que soit son option fiscale (versement libératoire ou barème progressif), un auto-entrepreneur est imposé sur son chiffre d'affaires et ne peut déduire aucune charge ni amortir son matériel.
Dans une entreprise individuelle, les frais de voiture ne sont déductibles qu'entre 75 % et 100 % de la partie professionnelle de l'usage du véhicule, en fonction des émissions de CO2 de ce dernier. Pour les entreprises, ce pourcentage varie entre 50 % et 100 %, également en fonction des émissions de CO2 du véhicule.
En tant qu'indépendant à titre complémentaire, vous pouvez déduire des dépenses qui ont un rapport direct avec votre activité professionnelle (et pas avec votre vie privée !). Vous ne pouvez pas récupérer intégralement ces frais mais pouvez les retrancher de votre chiffre d'affaires, impactant ainsi votre impôt final.
Les frais de déplacement pour les 40 premiers kilomètres de trajet entre le domicile et le travail sont toujours déductibles. Au-delà des 40 premiers kilomètres, il ne s'agit pas de dépenses déductibles sauf si cet éloignement est indépendant de la volonté du professionnel.
Avec le barème 2025 : Sur une dépense de 16 € TTC, le professionnel peut déduire les frais de repas à hauteur de 16 € - 5,45 € (évaluation forfaitaire du repas pris au domicile) = 10,55 €
Le versement libératoire constitue souvent la première option d'optimisation fiscale envisagée par les micro-entrepreneurs. Ce dispositif vous permet de payer un taux forfaitaire fixe sur votre chiffre d'affaires, vous libérant ainsi du barème progressif de l'impôt sur le revenu.
L'auto-entrepreneur ne peut pas se rembourser ses notes de frais, car un abattement automatique s'applique sur son chiffre d'affaires, dont le taux varie selon l'activité. Cependant, une solution existe : les frais de débours. Il s'agit de dépenses engagées pour le compte d'un client, dont la facture est à son nom.
5 astuces pour réduire son imposition en micro-entreprise
En règle générale, la facturation se fait dès 20km, mais vous pouvez tout à fait décider de facturer vos clients même si la distance est moins élevée. Par exemple : 15€ pour un déplacement jusqu'à 20km. 25€ pour des déplacements entre 20 et 70km.
🤔 En tant que micro-entrepreneur, la loi autorise l'utilisation du compte dédié à l'activité pour des dépenses personnelles. Cependant, il est fortement conseillé de bien distinguer les dépenses professionnelles et personnelles pour une meilleure gestion de la trésorerie et de la rentabilité.
120 % - (0,5 % x [coefficient] x CO2 )
Pour les voitures thermiques achetées ou commandées à partir du 01/07/2023, la déductibilité maximale est limitée à 75 % en 2025, à 50 % en 2026, à 25 % en 2027 et à 0 % en 2028, même si votre voiture et ses frais étaient fiscalement déductibles à 80 % en 2023 et 2024.
Les frais réels, c'est une option proposée aux indépendants pour obtenir le remboursement de leurs frais de déplacement sur présentation de justificatifs. Le principe est simple : vous collectez et conservez vos factures pour justifier vos frais réels, dépense par dépense, ticket par ticket.
Pour un véhicule de 3 CV : 0,529 € par kilomètre jusqu'à 5 000 km. Pour un véhicule de 4 CV : 0,606 € par kilomètre jusqu'à 5 000 km. Pour un véhicule de 5 CV : 0,636 € par kilomètre jusqu'à 5 000 km.
Auto-entrepreneur : un abattement forfaitaire pour charges
188 700 € HT pour l'achat / revente de marchandises, la vente de denrées à consommer sur place ou une prestation d'hébergement ; 77 700 € HT pour des prestations de services commerciales ou artisanales ou pour une activité relevant des professions libérales.
Ses principaux inconvénients
Impossibilité de récupérer la TVA payée sur les stocks et les achats de biens et de services sauf en cas de dépassement des seuils de la franchise en base de TVA ou d'option pour l'application de la TVA. Impossibilité d'amortir fiscalement les investissements réalisés.
Le statut d'auto-entrepreneur étant ouvert à tous les profils (étudiant, salarié, fonctionnaire, demandeur d'emploi, retraité, et dirigeant assimilé salarié), il est particulièrement intéressant pour les personnes qui souhaitent conserver leur statut actuel tout en complétant leurs revenus.
Un auto-entrepreneur doit payer des cotisations et contributions sociales à l'administration. Ces cotisations servent au financement de la sécurité sociale, et ouvrent des droits notamment pour la retraite et pour l'assurance maladie. Elles permettent également de financer la formation professionnelle.
Dans cette situation, l'administration fiscale tolère une prise en compte des repas en tant que frais réels déductibles sans justificatif, sur la base d'un forfait. Ce forfait est fixé à 5,45 euros par repas (en 2025).
Comment justifier les frais kilométriques aux impôts ?
La déduction est soit forfaitaire (déduction de 10 % du montant des traitements et salaires), soit à hauteur du montant réellement exposé (frais réels). Par défaut, la déduction de 10 % est appliquée automatiquement par l'administration fiscale lors du calcul de votre impôt.
Pour le remboursement de ses frais kilométriques, il existe deux solutions :