En cas de décès d'un proche, vérifiez si le défunt avait souscrit un contrat pour prendre en charge les frais d'obsèques. Si ce n'est pas le cas, ils vous incombent en tant qu'héritier. Vous pourrez par la suite demander un remboursement sur la succession ou aux autres héritiers.
En effet, selon l'article 205 du Code civil, les enfants ont une dette alimentaire envers leurs parents, incluant une obligation de payer les funérailles à leur décès. Même en cas de refus de succession(1), les ascendants ou descendants sont tenus de prendre en charge les frais funéraires.
Le capital décès de la Sécurité sociale
La Sécurité sociale offre également un soutien financier sous la forme d'un capital décès, destiné principalement aux ayant droits des employés ou des travailleurs indépendants cotisants. Ce capital décès permet de couvrir une partie des frais funéraires.
La Caisse d'allocations familiales peut financer une partie des frais d'obsèques d'un enfant ou d'un parent avec enfant à charge. Cette subvention est accordée en fonction des revenus et du nombre d'enfants à charge, après déduction des autres aides comme celles de la mutuelle ou de la CPAM, dans la limite de 1000€.
Ils bénéficient aussi d'un abattement de 100.000 euros chacun sur laquelle on imputera cette somme. En conséquence, si chacun de vos enfants reçoit moins de 95.166,67 euros dans la succession en plus des sommes lui revenant au titre du contrat d'assurance-vie, il ne paiera pas de droit de succession.
Vous êtes l'enfant ou le petit-enfant du défunt
Vous n'avez pas à faire de déclaration de succession si vous remplissez les 2 conditions suivantes : Vous avez bénéficié uniquement de dons manuels ou de donations qui ont été déclarés ou enregistrés.
Exemple : droits de succession sur une maison de 250 000 €
5 % sur les premiers 8 072 € → 403,60 € 10 % de 8 073 € à 12 109 € → 403,60 € 15 % de 12 110 € à 15 932 € → 572,25 € 20 % de 15 933 € à 150 000 € → 26 813,40 €
Oui, vous pouvez désigner une personne de votre choix pour s'occuper de votre enfant mineur après votre décès. La personne sera appelée tuteur et sera responsable de votre enfant jusqu'à sa majorité. Vous pouvez désigner le tuteur par testament. Vous pouvez aussi le faire par une déclaration spéciale devant notaire.
Oui, vous pouvez déduire de votre revenu imposable les frais d'obsèques d'un parent (ou un autre ascendant). Toutefois, les frais ne doivent pas avoir déjà été payés par la succession. De plus, il doit s'agir d'un parent envers lequel vous avez une obligation alimentaire (par exemple, père, mère, beau-parent).
Les comptes bancaires d'une personne décédée sont bloqués suite à la déclaration de sa mort. Le titulaire du contrat reste redevable des factures en cours. Le notaire est chargé de régler les factures du défunt, en prélevant la somme nécessaire sur les comptes en banque du défunt.
Le capital décès CPAM est délivré sous certaines conditions ainsi qu'à l'issue de diverses démarches administratives. Une assurance obsèques vous permet d'obtenir un capital complémentaire à celui prévu par le régime général de la Sécurité sociale, en vue de financer vos obsèques.
En France, le prix des obsèques s'élève en moyenne à 3350 euros pour une inhumation tandis que le prix moyen d'une crémation est de 3609 euros 1. À ces frais d'obsèques, il faut penser à intégrer le coût de la concession dans un cimetière (librement fixé par la mairie), le coût de la marbrerie, etc.
La prise en charge des obsèques par la mairie
Pour les personnes dépourvues de ressources suffisantes, l'article L2223-27 du Code Général des Collectivités Territoriales précise : « Le service (d'obsèques, NDLR) est gratuit pour les personnes dépourvues de ressources suffisantes. »
La loi prévoit des exceptions à l'obligation alimentaire, énoncées à l'article 207 du Code civil. Un enfant peut être dispensé de payer les obsèques de ses parents si ces derniers ont manqué gravement à leurs devoirs : violence, abandon total, maltraitance, ou absence d'entretien matériel et affectif.
Le parent est vivant
Un enfant n'a pas à régler les dettes de ses parents quelle qu'en soit la nature : factures ou crédits impayés, dettes de loyer… etc . Les parents s'engagent pour eux-mêmes et, en conséquence, n'engagent pas leurs enfants.
Les enfants ont l'obligation d'aider un parent dans le besoin, c'est-à-dire qui n'est pas en mesure d'assurer sa subsistance. Cette obligation est appelée obligation alimentaire. Dans la pratique, elle se traduit par une aide, en nature ou matérielle, qui varie en fonction des ressources de l'enfant et du parent.
Cela tout en veillant à respecter les habitudes et les règles établies par les parents. Les grands-parents favorisent la concentration de l'enfant. Le troisième "C" fait référence aux critères, aux principes et aux limites que les grands-parents fixent dans leur relation avec les petits-enfants.
Les héritiers sont classés dans l'ordre suivant, en l'absence de conjoint survivant : Les enfants et leurs descendantsEnfant, petit-enfant, arrière petit-enfant (aucune distinction ne doit être faite entre eux quel que soit le lien qui unit les parents)
Tous les enfants ont les mêmes droits dans la succession. Le partage est effectué entre eux à parts égales.
Pour une succession de 100 000 euros, ces frais peuvent varier de 200 à 400 euros.
Pour minimiser ou éviter les frais de succession pour vos enfants, plusieurs stratégies existent : les donations anticipées avec abattements fiscaux, le démembrement de propriété ou encore l'assurance-vie. Ces solutions permettent de transmettre progressivement un patrimoine tout en réduisant la base taxable.
Vous êtes dispensé de déclaration de succession si l'actif brut successoral (actif brut) dont on retranche les dettes du défunt pour obtenir l'actif net est inférieur à 3 000 €. Vous n'avez pas de droits de succession à payer si vous n'avez pas de déclaration à déposer.
35 % pour une tranche d'imposition se situant entre 0 et 24 430 €. 45 % pour une tranche d'imposition supérieure à 24 430 €. Si l'héritier partageait un lien de parenté de 4ème degré (oncle, tante, cousin germain …) avec le défunt, le taux d'imposition sera de 55 %, peu importe la valeur.