C'est votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) qui vous versera vos indemnités journalières, sauf si votre entreprise prévoit le maintien de salaire en cas d'arrêt de travail. Dans ce cas, c'est votre employeur qui percevra les indemnités journalières versées par votre caisse primaire d'assurance maladie.
Les 3 jours de carence ne sont pas indemnisés par la Sécurité sociale : il s'agit d'une période d'attente non rémunérée. Cependant, votre employeur ou votre prévoyance IRCEM peuvent intervenir. Si votre convention collective prévoit un maintien de salaire, vous pourriez être indemnisé(e) dès le début de votre arrêt.
Les indemnités journalières (IJ) sont égales à 50 % du salaire journalier de base. Si vous êtes payé au mois, votre salaire journalier de base est égal au total des 3 derniers salaires bruts perçus avant l'arrêt de travail, divisé par 91,25.
Indemnisation complémentaire obligatoire de l'employeur
En plus des indemnités journalières, le salarié a droit à une indemnisation complémentaire de la part de son employeur. Cette prise en charge est obligatoire pour chaque salarié cumulant au moins un an d'ancienneté (article L1226-1 du code du travail).
En cas d'arrêt maladie, il a le droit de toucher 90 % de sa rémunération durant 40 jours. Ce pourcentage est de 66,6 % pendant les quarante jours suivant l'arrêt maladie.
- Le décompte d'absence en arrêt maladie : un salarié absent 2 jours, soit 14 heures de travail effectif, se verra déduire 14 heures de travail de son bulletin de salaire. La rémunération est donc proportionnelle au nombre d'heures accomplies.
Vous devez également justifier d'une activité professionnelle récente : soit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des trois mois précédant l'arrêt, soit avoir cotisé sur un salaire équivalent à 1 015 fois le SMIC horaire 2025 sur cette même période.
Lorsque le salarié est en arrêt maladie, son contrat de travail est suspendu : il ne perçoit donc pas de salaire.
Grâce aux dix jours de congé de maladie payé, un plus grand nombre de travailleurs n'auront pas à faire un choix entre se rétablir ou être payés. Cette mesure est bénéfique pour les travailleurs et les membres de leur famille, et aussi pour les entreprises. »
Obligations de l'employeur au moment de la reprise du travail
Ce choix se justifie par son intérêt en termes de politiques publiques : le délai de carence constitue une incitation monétaire visant à réguler les « petits risques » (les arrêts courts) ; la régulation des « gros risques » (les arrêts longs) reposant davantage sur le contrôle.
Comment se passe un arrêt maladie en CDI ? Lorsqu'un employé est en arrêt, il doit transmettre les volets 1 et 2 du certificat à la CPAM, et le volet 3 à son employeur, dans les 48 heures suivant la prescription. Le non-respect de ce délai peut entraîner une réduction ou une suspension des indemnités.
L'indemnité journalière que vous recevrez pendant votre arrêt de travail est égale à 50 % de votre salaire journalier de base. Celui-ci est calculé sur la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois précédant votre arrêt de travail (12 mois en cas d'activité saisonnière).
Concrètement, vos indemnités journalières ne vous sont versées par la CPAM qu'après les 3 premiers jours de votre arrêt de travail : c'est ce qu'on appelle le délai de carence. Si votre arrêt est inférieur à ce délai, vous ne percevez donc pas d'indemnités journalières.
Chaque année civile, vous avez droit à 3 jours de maladie sans certificat médical. Cette exemption s'applique tant pour une absence d'un jour que pour le premier jour d'une période de maladie plus longue. Cependant, il n'est pas permis de prendre deux jours de congé maladie de suite sans certificat médical.
Une décision importante vient d'être prise à l'Assemblée nationale. À partir de 2026, les arrêts maladie prescrits par un médecin seront désormais encadrés par une durée maximale d'un mois pour une première prescription, et deux mois en cas de renouvellement.
Qui paie ces 3 jours de carence ? Le délai de carence de 3 jours correspond à une période pendant laquelle le salarié en arrêt de travail pour maladie : n'est pas rémunéré par son employeur ; ni ne perçoit d'indemnités journalières de la part de la Sécurité sociale.
L'indemnisation peut durer jusqu'à 28 semaines . Si un salarié remplit les conditions requises, il a droit à l'indemnité légale de maladie pour les jours travaillés, à l'exception des trois premiers. Ces jours travaillés sont appelés « jours ouvrant droit à indemnisation ». Les trois premiers jours ouvrant droit à indemnisation sont appelés « jours de carence ».
Cela dépend de : la durée de votre maladie ; votre statut : ouvrier ou employé. Salaire garanti 30 jours Au début de votre maladie, votre employeur doit vous payer votre rémunération normale ou une partie de votre rémunération pendant une certaine période. C'est ce qu'on appelle le salaire garanti.
À RETENIR : Qui est-ce qui paye pendant un arrêt maladie ? L'employeur peut verser une partie ou l'intégralité de la rémunération d'un salarié en arrêt maladie sous certaines conditions. La Sécurité sociale peut octroyer une allocation sous forme d'indemnité journalière de maladie.
Depuis le 1er septembre 2025, tous les arrêts maladie établis au format papier doivent impérativement être rédigés via un formulaire Cerfa sécurisé. Ce changement marque une nouvelle étape dans la lutte contre la fraude et dans la sécurisation des démarches administratives liées aux arrêts de travail.
Les IJSS (indemnités journalières de la Sécurité sociale) sont versées après un délai de carence de 3 jours dans le secteur privé. Pour un arrêt d'1 jour, il n'y a donc aucune IJSS. Dans la fonction publique, un jour de carence s'applique également, sauf exceptions légales (maladie professionnelle, notamment).
La mutuelle permet donc de compléter, de quelques pourcentages jusqu'à 100% du salaire selon le contrat. ATTENTION : Les contrats de mutuelle sont tous différents. Les indemnités journalières peuvent être un pourcentage du salaire, mais aussi un forfait.
L'ALD (Affection de Longue Durée) concerne des maladies graves nécessitant des soins prolongés. Si votre médecin diagnostique une affection ALD 30 (comme le diabète ou la sclérose en plaques), vos frais liés à cette pathologie sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans ticket modérateur.
Pendant les 30 premiers jours, 90 % de la rémunération brute. Pendant les 30 jours suivants, 2/3 de la rémunération brute.