À partir du IXe siècle, la civilisation islamique a emprunté à l'Inde de nouveaux signes pour écrire les chiffres de 0 à 9. Le mathématicien al-Khwarizmi est le premier à les décrire.
Le vrai, ce serait de dire que nous avons un système de numération indo-arabe. Ils nous viennent d'Inde, et ils ont été transmis à l'Europe, à nos ancêtres, par l'intermédiaire de la langue arabe. Par l'intermédiaire des textes rédigés au nom de l'islam entre le IXe et le XIII-XIVe siècle."
Les chiffres (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) et le système décimal (selon leur place dans un nombre, ces chiffres sont des unités, des dizaines, des centaines…) ont été inventés par les Indiens. Au 9e siècle, les Arabes trouvent que ces chiffres facilitent beaucoup les calculs et ils les diffusent dans le monde entier.
Il y a environ 1 500 ans, en Inde, un symbole était utilisé pour représenter une colonne vide d'un boulier. À l'origine, il s'agissait d'un simple point ; plus tard, il devint le « 0 » que nous connaissons aujourd'hui. Au VIIIe siècle, le grand mathématicien arabe al-Khwarizmi le reprit et les Arabes finirent par introduire le zéro en Europe.
Al-Khwarizmi, dont le nom a été latinisé en Algoritmi, est considéré de nos jours comme le père de l'algèbre et le fondateur des mathématiques arabes.
Selon une théorie émise par des historiens, le zéro aurait été diffusé depuis le nord de l'Inde par les commerçants arabes le long de la route de la Soie, une ancienne route commerciale qui reliait l'Europe et l'Asie. Ils auraient ainsi contribué au développement d'écoles de pensée mathématique plus complexes.
Kams Kambembo LeBrave Les Babyloniens, puis les Egyptiens, apparaissent comme les premiers utilisateurs de mathématiques. Le premier moment de l'histoire des mathématiques s'identifie néanmoins aux Grecs, qui, à partir du VIe siècle avant J.
Inde : Le zéro en tant que chiffre distinct a été pleinement développé en Inde. Les mathématiciens indiens, comme Brahmagupta au 7ème siècle, ont non seulement utilisé le zéro comme un chiffre, mais ont également formulé des règles pour les opérations avec zéro.
Origines indiennes et transmission arabe
Les chiffres arabes tirent leur origine du système de numération indo-arabe, né en Inde. La graphie originale des chiffres indiens pourrait s'inspirer d'une numération décimale non positionnelle indienne datant du III e siècle av. J. -C. , la numération Brahmi.
Gerbert d'Aurillac
C'est ce mathématicien originaire du Cantal qui a instauré l'usage des chiffres indo-arabes. Alors qu'il vivait en Catalogne, entouré de la communauté arabe, il a œuvré pour remplacer les chiffres romains utilisés à son époque, c'est-à-dire vers l'an 1 000, par les chiffres indo-arabes.
La graphie IIII dite "horlogerie" est préférée à la graphie IV sur les horloges pour des raisons pratiques et esthétiques. Pratique, parce que la notation IIII évite de confondre le IV (4) et le VI (6) du fait que ces chiffres sont écrits à l'envers sur les cadrans.
Dans son Liber abaci ou Livre des calculs, un traité sur les calculs et la comptabilité, Leonardi Fibonacci, mathématicien issu d'une famille de marchands, introduit le système de numération indo-arabe en Europe.
Par exemple, on utilise le chiffre « 3 » pour transcrire la lettre « ع » et de la même façon le chiffre « 7 » pour illustrer la lettre « ح » ainsi de suite.
Tous les systèmes de numération possèdent un chiffre pour signifier le nombre un. Le terme « chiffre » désigne ici le signe scriptural utilisé pour écrire des nombres ou des numéros. Le terme « nombre » se réfère, quant à lui, à l'objet mathématique en tant que quantité et aux concepts qui s'y rapportent.
Le chiffre 7 représente généralement le son ḥāʼ (ح) ▶ , une autre consonne qui peut surprendre. En arabe, 7 se dit se dit « سبعة » (sabʿa). Le ḥāʼ est un son aspiré, un « h » profond qui vient de la gorge, mais sans la vibration vocale du ʿayn. Il est soufflé, sec, presque comme un soupir appuyé.
Le mathématicien al-Khwarizmi est le premier à les décrire. La graphie de ces signes évolue avec le temps et aboutit à deux notations distinctes : une de type oriental adoptée au Moyen et au Proche-Orient, une de type occidental pratiquée au Maghreb et qui parvient en Espagne au Xe siècle.
Le un que nous connaissons sous la forme « 1 » est issu de la déformation du nombre indien après une transition par les mathématiciens arabes. En effet, les chiffres qu'on appelle arabes sont, à l'origine, des inventions indiennes !
Premières traces mathématiques
Les Égyptiens seraient le premier peuple à avoir utilisé les mathématiques. En Mésopotamie, les premières fouilles au 19e siècle ont permis d'exhumer des tablettes sumériennes en argile frappées d'écriture cunéiforme, datant soit de la première dynastie Babylonienne (1800-1500 av.
Zéro, employé comme nom
Le nom zéro prend un s au pluriel, contrairement aux autres numéraux cardinaux.
Zéro est un chiffre et un nombre. Son nom a été emprunté en 1485 à l'italien zero, contraction de zefiro, issu du latin médiéval zephirum, qui représente une transcription de l'arabe ṣĭfr (صفر), le vide (qui en français a également donné chiffre). Le zéro est noté sous forme d'une figure fermée simple : 0.
Plusieurs pays asiatiques sont en tête du classement. Singapour peut garder son trophée puisque le pays arrive en tête par rapport aux autres pays en mathématiques, sciences et lecture. Il est suivi par le Japon et la Corée du Sud en maths.
Pourquoi Leonhard Euler est-il considéré comme le « roi des mathématiques » et Carl Friedrich Gauss comme le « prince des mathématiques »