Comportements répétitifs et intérêts restreints Par exemple, ils peuvent se balancer, tordre leurs membres ou effectuer des mouvements de la main appelés “flapping”. Ils peuvent également avoir des routines rigides, et tout changement peut provoquer de l'anxiété et de l'agitation.
Lorsqu'une personne autiste reçoit moins de services qu'elle n'en a besoin, ou que les services sont fournis à une intensité inférieure à ce qui est approprié, ses compétences peuvent plafonner ou décliner. Ces compétences peuvent être durement acquises et une telle régression peut être déchirante.
Kurita [10] a rapporté que 94 % des enfants autistes présentant des troubles de la parole ne prononçaient que des mots isolés (et possédaient un vocabulaire extrêmement limité) au moment de la régression. La perte des compétences sociales était également importante, incluant la perte du contact visuel, ainsi que la perte d'intérêts sociaux et des jeux d'imitation.
En termes simples : Les accès de colère sont une manifestation de mécontentement ou d'exaspération, tandis que les effondrements autistiques sont une réaction à l'impression d'être dépassé ou submergé par les événements.
Des études ont certes indiqué qu'environ un tiers des enfants autistes traversent ensuite une phase de régression, mais la plupart de ces enfants n'ont pas, auparavant, un développement véritablement normal. Ils souffrent de retards précoces, et perdent en outre fréquemment une partie des capacités qu'ils ont acquises.
Avec le vieillissement, l'organisme des personnes ayant un TSA se fragilise, entraînant une altération des fonctions cognitives et l'accentuation de certains troubles comportementaux et affectifs.
Dans 20-30 % des cas, la cause de l'autisme est associée à un gène connu. Plus la recherche avance, plus le nombre de gènes découverts augmente. Ces gènes peuvent avoir un lien direct avec l'autisme ou indirect via des symptomes associés comme la déficience intellectuelle.
Les signes possibles de l'autisme à tout âge peuvent comprendre :
Or ils peuvent évoluer très favorablement... ou au contraire s'aggraver, allant parfois jusqu'à une transition vers la schizophrénie. Durant cette période, des troubles psychiques ou cognitifs préexistants peuvent par ailleurs « réveiller » un autisme passé inaperçu jusque-là.
C'est une réaction involontaire d'interruption, durant quelques heures à plusieurs jours, des interactions d'une personne autiste avec les personnes et l'environnement, provoquée par une surcharge sensorielle et/ou émotionnelle. Adolescente autiste de 14 ans en repli autistique (ou shutdown).
Le syndrome d'Asperger est un trouble complexe que l'on confond souvent avec l'autisme en raison de certains comportements semblables.
Les facteurs environnementaux incriminés incluent notamment la prise de certains médicaments pendant la grossesse, la prématurité ou le manque d'oxygène à la naissance. A ce jour en revanche, des preuves scientifiques solides excluent le rôle des vaccins dans l'apparition de l'autisme.
Le diagnostic de trouble du spectre de l'autisme chez les enfants peut nécessiter des bilans médicaux en plus des tests psychométriques. Ces examens permettent d'identifier ou d'écarter des pathologies éventuellement associées. En voici les principaux : la prise de sang, l'IRM, l'EEG, un bilan ORL ou ophtalmologique.
La régression est un mécanisme de défense psychologique par lequel un individu fait face à des relations ou à des situations stressantes ou anxiogènes en revenant à un stade de développement antérieur.
Les trois éléments principaux identifiés comme étant caractéristiques du burnout autistique sont les suivants :
difficulté à comprendre/déceler les sentiments d'autrui. langage absent ou troubles du langage ou retard de langage, ou, au contraire, développement typique du langage, voire précoce (avec un langage riche et un lexique élaboré, mais une communication « particulière »)
Ces capacités exceptionnelles touchent un nombre restreint d'habiletés, telles que la mémoire, les mathématiques, le dessin, les constructions en trois dimensions ou la musique par exemple. Elles ne se retrouvent toutefois à un niveau aussi extraordinaire que chez un nombre relativement petit de personnes autistes.
Les adultes autistes ont des taux d'idées suicidaires et de comportements suicidaires plus élevés que la population générale. Des études récentes suggèrent que des facteurs spécifiques et non spécifiques de l'autisme peuvent contribuer à un risque de suicide accru. Le burnout autistique en fait partie.
La plupart des enfants cessent d'adopter ces comportements en grandissant , mais certains continuent à s'auto-stimuler à l'adolescence, voire à l'âge adulte. Bien que certains adultes non autistes puissent également présenter des comportements d'auto-stimulation, ces derniers constituent un symptôme fréquent de l'autisme, et souvent le plus évident.
La « règle des six secondes » est une stratégie de communication utilisée pour aider les personnes autistes en leur accordant un temps de réflexion supplémentaire après une question . Au lieu d'attendre une réponse immédiate, la personne qui utilise cette règle fera une pause d'environ six secondes après avoir posé une question avant de la répéter ou de passer à la suivante.
L'ensemble des études qui ont mesuré l'état de santé des mères d'enfants autistes démontrent qu'elles présentent des taux extrêmement élevés de stress, de détresse et de dépression ; ces taux atteindraient entre 50 % et 80 % (Eisenhower et al., 2005; Giarelli et al., 2005).
A. Le trouble du spectre de l'autisme a une origine multifactorielle
La probabilité qu'un parent, lui-même atteint d'un TSA, ait un enfant avec un TSA est de l'ordre de 10 à 20 %. Ce risque de répétition élevé ne constitue cependant pas la preuve irréfutable que l'affection est héréditaire ou génétique.
D'autres troubles peuvent être associés et sont à rechercher : troubles des apprentissages « DYS », TDAH (trouble déficit de l'attention / hyperactivité), anxiété, TOC (trouble obsessionnel compulsif), trouble schizophrénique, épisode dépressif, épilepsie.
Ces études permettent de quantifier la part de la susceptibilité à l'autisme qui est directement explicable par l'ensemble de ces polymorphismes. Les études récentes convergent vers une estimation de 50 % d'héritabilité attribuable aux variations génétiques à la fois fréquentes et héritées des parents.