On identifie deux grandes catégories de dépendance :
Une diversité d'addictions, dont certaines sont très répandues. Les addictions les plus fréquentes sont celles relatives aux substances psychoactives réglementées (tabac, alcool...), détournées de leur usage (médicaments, poppers, colles, solvants…) ou illicites (cannabis, cocaïne, ecstasy...).
Le premier, le plus dangereux, comprenait l'héroïne et les opioïdes, la cocaïne et l'alcool ; le second, les psychostimulants, les hallucinogènes, le tabac et les benzodiazépines, et le troisième, le cannabis.
Les 5 C de l'addiction vous donnent enfin une grille de lecture scientifique et claire des mécanismes qui vous piègent. Ce moyen mnémotechnique utilisé par les addictologues identifie précisément où se situe votre problème : perte de contrôle, compulsion, craving, consommation continue et changements cérébraux.
Que cache une addiction ? Elle entretient au niveau de votre cerveau un dysfonctionnement du système dopaminergique. Ce “circuit de la récompense” est en effet impliqué dans l'addiction, en libérant de la dopamine (hormone du plaisir) lors de la prise de substance ou de l'adoption du comportement addictif.
L'addiction est une maladie du système nerveux face à laquelle nous ne sommes pas tous égaux. En effet, certains d'entre nous sont plus vulnérables face à la consommation de substances psychoactives ou à certains comportements du fait de leurs gènes mais aussi de l'environnement dans lequel ils évoluent.
Plusieurs substances non médicamenteuses ont un pouvoir addictif. L'usage du cannabis, de la cocaïne, de l'héroïne, des poppers et d'autres drogues est illégal. Toutes ces substances comportent des risques importants pour la santé.
L'addiction résulte de l'interaction de facteurs personnels et environnementaux. Elle peut aussi être favorisée par la consommation de certaines substances ou la présence de troubles psychologiques.
Ces critères permettent de caractériser le degré de sévérité de l'addiction :
Lutter contre une addiction – 5 conseils contre les rechutes
Le taux de mortalité s'établit alors à 3,4 ou 4,3 %, selon que l'on se réfère à la population initiale ou à celle retrouvée. L'âge au moment du décès est compris entre 27 et 37 ans et l'âge moyen de 30,6 ans. La durée moyenne de leur toxicomanie à l'héroïne est de 8 ans et au cannabis de 16 ans.
L'héroïne
L'étude de Nutt démontre que l'héroïne est la drogue la plus addictive de toutes, avec un score maximal de 3/3. Il s'agit d'un opiacé qui entraîne une augmentation de 200 % du niveau de dopamine dans le système de récompense du cerveau comme l'ont prouvé les expériences menées sur des animaux de laboratoire.
Qu'est-ce qu'un comportement addictif ? Le comportement addictif est caractérisé par un besoin excessif et obsédant de consommer une substance (trouble addictif lié à une substance) ou de pratiquer une activité en particulier (addiction comportementale).
Le tabac et l'alcool, de loin les plus mortelles
Selon les chiffres de l'Insee sur les morts liées à l'alcool et au tabac, et ceux de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex-Afssaps), ce sont les drogues légales qui tuent le plus en France.
Il existe différents types de dépendance :
Il associe en général des symptômes physiques comme des douleurs (parfois intenses), des nausées, des céphalées, des sueurs etc. et/ou un mal-être psychique comme l'anxiété, l'irritabilité, des symptômes dépressifs, ou encore des insomnies.
Moore et Henri-Jean Aubin montrent dans l'International Journal of Environmental Research and Public Health qu'arrêter de consommer de la nicotine est beaucoup plus dur qu'arrêter l'alcool, les opiacés ou la cocaïne.
Être « addict » n'est pas une fatalité. En cas de consommation à risque ou de dépendance, un accompagnement par des professionnels renforce les chances de succès. Partager : Toute personne ayant une consommation problématique ou vivant dans l'entourage d'une personne en proie à des addictions peut se faire accompagner.
Les troubles addictifs sont liés à l'utilisation de substances entraînant une dépendance, telles que l'alcool, le tabac ou les drogues. Ces substances, dites psychoactives, modifient notre fonctionnement mental.
Aucun gène identifié à ce jour ne possède un effet majeur à devenir addict, aucun d'entre eux n'explique à lui seul la survenue de l'addiction. L'addiction apparaît être multi-génique, c'est-à-dire reposant sur une combinaison de modifications de plusieurs gènes, et pas toujours les mêmes d'un sujet à l'autre.
Addictions Multiples
Le phénomène de poly-addiction implique la dépendance à plusieurs substances ou comportements simultanément. La présence de multiples addictions nécessite une approche de traitement plus complexe, prenant en compte chaque substance ou comportement spécifique.
Les résultats les plus alarmants ont été observés chez les patients dépendants au fentanyl, à la méthamphétamine, à la cocaïne ou à l'héroïne , dont seulement 29 % à 31 % étaient joignables et ne consommaient aucune substance non prescrite un an plus tard.
Une étude menée par un panel d'experts s'est penchée sur les substances les plus addictives du monde : nicotine et cocaïne y voisinent avec les barbituriques.
Les comportements addictifs peuvent inclure l’abus de substances (alcool, autres drogues ou nicotine), une combinaison de substances mal utilisées ou des dépendances comportementales (y compris, mais sans s’y limiter) : les jeux de hasard, les jeux vidéo, l’utilisation d’Internet, l’activité sexuelle, l’exercice physique et la nourriture .