Quels sont les risques après une pré-éclampsie ?
Sept ans après une grossesse compliquée par une pré-éclampsie, 20 % des femmes présentent une hypertension artérielle et une altération de la fonction rénale, soit 10 fois plus que dans la population générale. Leur risque de développer une pathologie cardiovasculaire chronique est également majoré.
Les enfants nés à terme et exposés à la prééclampsie présentaient un risque accru de diverses maladies, notamment endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (rapport des taux d'incidence : 1,6 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,5–1,7), ainsi que de maladies du sang et des organes hématopoïétiques (rapport des taux d'incidence : 1,5 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,3–…).
Les complications de l'éclampsie peuvent mettre directement en jeu le pronostic maternel et/ou foetal : hématome rétroplacentaire, hemolysis elevated liver enzymes low platelets (HELLP) syndrome, coagulation intravasculaire disséminée, oedème aigu du poumon et hémorragie du post-partum.
Si vous avez fait une pré-éclampsie sévère ou si la maladie s'est développée tôt dans la grossesse (avant 34 semaines), votre risque d'en refaire une est élevé (25%).
L'hypertension et les maladies cardiovasculaires
La pré-éclampsie multiplie par quatre votre risque de développer une hypertension. De plus, elle augmente d'environ deux fois le risque de développer un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral (AVC).
Si vous souffrez d'hypertension artérielle, de diabète ou de problèmes rénaux, nous travaillons ensemble pour les stabiliser avant votre projet de grossesse. Il est également généralement recommandé d'attendre au moins 18 à 24 mois après une grossesse compliquée par une prééclampsie avant de réessayer . Cela permet à votre corps de se rétablir et réduit certains risques.
Une pré-éclampsie non traitée peut entrainer une éclampsie, qui se manifeste par la survenue de crises convulsives touchant le cerveau de la mère. Celles-ci apparaissent en fin de grossesse, mais aussi après l'accouchement. Elles sont désormais rares grâce à la prise en charge de la pré-éclampsie.
Les patientes atteintes de pré-éclampsie accouchent d'un bébé sans difficultés particulières la plupart du temps, mais un syndrome non-traité peut entrainer des complications sérieuses : naissance prématurée, décès de la mère et de l'enfant, retard de croissance in-utero.
Les symptômes courants de la prééclampsie sont les suivants :
En cas de pré-éclampsie précoce (avant 34 semaines de gestation), un traitement à base de corticostéroïdes est donné afin d'accélérer la maturation des poumons du bébé. Selon la gravité, une hospitalisation à l'unité des soins continus est nécessaire.
La prééclampsie (PE) est un trouble de la grossesse associé à une hypertension d'apparition récente (≥140/90 mmHg). Elle survient le plus souvent après 20 semaines de gestation et disparait généralement spontanément après la naissance du bébé.
Éviter l'alcool et le tabac : l'alcool et le tabac peuvent augmenter le risque de pré-éclampsie, il est donc important de les éviter pendant la grossesse. Contrôle de la tension artérielle : il est essentiel de vérifier régulièrement la tension artérielle et de suivre les recommandations de votre médecin.
Les complications du décollement placentaire (hématome rétroplacentaire) sont les suivantes: Hémorragie maternelle qui peut être due à une instabilité hémodynamique, avec ou sans choc et/ou avec ou sans coagulation intravasculaire disséminée.
Cela entraîne plusieurs maladies systémiques telles qu'une thrombocytopénie, une élévation des enzymes hépatiques, une insuffisance rénale aiguë, un œdème pulmonaire et le dysfonctionnement cérébral. Les symptômes de la PE ne se limitent pas à la grossesse, mais se poursuivent bien au-delà.
L'évolution du HELLP syndrome est imprévisible, à l'origine de nombreuses complications materno-fœtales graves possibles comme l'éclampsie, la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), l'ischémie cérébrale, l'hématome rétroplacentaire, le retard de croissance intra-utérin, etc.
La prééclampsie peut soudainement provoquer des convulsions (éclampsie). Si elle n'est pas traitée rapidement, l'éclampsie est généralement fatale. Il est important que les patients soient prêts à discuter de la prééclampsie avec leurs médecins et connaissent les signes de la prééclampsie.
Si vous n'êtes pas encore à 34 semaines de grossesse, mais que votre état et celui de votre bébé sont stables, vous pouvez peut-être attendre avant d'accoucher. En cas de prééclampsie associée au syndrome HELLP (taux élevé d'enzymes hépatiques et faible taux de plaquettes), un accouchement prématuré est presque toujours nécessaire.
Complications potentielles
L'éclampsie peut également entraîner le syndrome HELLP, une forme grave de prééclampsie qui affecte le foie et les cellules sanguines. Complications fœtales : Les risques pour le fœtus comprennent une naissance prématurée, un faible poids à la naissance et une mortinaissance.
Afin de s'assurer de la disparition des symptômes de pré-éclampsie, un contrôle médical à 6 semaines est nécessaire. La contraception en post-partum est adaptée à l'état de santé de la patiente : Une contraception non hormonale (dispositif intra-utérin ou contraceptifs barrières) est proposée.
En mars 2021, Kim a évoqué publiquement les critiques sur son physique dont elle a été victime pendant sa grossesse de sa fille North, dans un long message publié sur ses Stories Instagram. « Lorsque j'étais enceinte de North, je souffrais de prééclampsie , ce qui me faisait gonfler de façon incontrôlable », a-t-elle expliqué.
Les patientes ayant un antécédent de prééclampsie sévère avec un accouchement avant 34SA sont à risque accru de présenter une complication vasculaire placentaire lors de la grossesse suivante. Un suivi obstétrical rapproché est recommandé lors d'une grossesse ultérieure.
Cela pourrait-il se produire à nouveau ? Après une première grossesse compliquée par une pré-éclampsie, votre risque de récidive est d'environ 1 sur 20.
Le traitement de la pré-éclampsie nécessite une hospitalisation de la femme enceinte pour traitement de l'hypertension artérielle gravidique. Une surveillance est mise en place. La date et le mode d'accouchement dépendent de chaque situation et de la gravité de la pré-éclampsie.
L'éclampsie tardive du post-partum est une entité rare qui doit être connue des professionnels de santé. Elle est associée à un tableau prodromique le plus souvent atypique. Il semble que le taux de mortalité soit comparable avec l'éclampsie ante-partum.