Avant cela, les protestants de France étaient déjà largement opprimés. Ils étaient traités de «huguenots», mot issu de la déformation du terme allemand Eidgenossen, «confédérés» en français. Un mot qui laissait entendre que les protestants s'inspiraient de la Suisse, et plus précisément de Jean Calvin.
L'Encyclopédie catholique propose cette étymologie : « À Tours, le roi Huguet était un terme générique pour désigner les fantômes qui viennent hanter les vivants, au lieu de faire leur temps au purgatoire. Comme les protestants sortaient la nuit, on commença à les appeler huguenots.
Les huguenots étaient des protestants qui ont fui la France et la Wallonie (sud de la Belgique) entre le XVIe et le XVIIIe siècle en raison des persécutions religieuses subies lors des guerres de Religion en Europe. Après la Réforme anglaise, l'Angleterre fut perçue comme un refuge pour les réfugiés.
Les descendants des huguenots sont donc un groupe humain numériquement modeste – ils représentent quelque 0,5 % de la population française – mais dont l'identité est très forte.
Jésus Christ est le seul intermédiaire entre Dieu et l'humanité. Il n'y a que Dieu qui soit sacré, divin ou absolu.
Aujourd'hui, catholiques et protestants reconnaissent ensemble le rôle unique et exemplaire de Marie comme mère de Jésus.
Sur la Croix, le Christ n'est pas représenté. Dans la théologie protestante, le croyant vit sa foi et sa prière sans passer par des intermédiaires tels que les saints ou la vierge Marie. Toute image ou représentation pourrait détourner le croyant de la seule adoration due à Dieu.
Là où les catholiques reconnaissent sept sacrements (le baptême, la confirmation, la confession, la communion ou eucharistie, l'ordination, le mariage et l'onction des malades), les protestants eux n'en reconnaissent que deux : le baptême et l'eucharistie (appelée Sainte Cène ou Cène).
Pour la première fois, les Huguenots obtinrent des « places fortes ». L’édit de Saint-Germain à la fin de la troisième guerre de Religion (1568-1570) leur accorda quatre villes fortes pour deux ans, à savoir La Charité-sur-Loire, La Rochelle, Cognac et Montauban .
Le plus ancien des quatre évangiles canoniques, celui de Marc, ne propose, pour sa part, aucune lignée relative à Jésus. Généalogie de Jésus dans l'évangile de Luc - manuscrit du livre de Kells, Irlande, vers 800 de l'ère chrétienne.
Les huguenots d'Afrique du Sud sont des descendants de Français protestants établis en Afrique du Sud depuis les persécutions religieuses et la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Les Huguenots représentent une composante de l'identité du peuple Afrikaners.
Histoire et croyances. Les protestants francophones qui ont fui les persécutions religieuses et la guerre civile sur le continent sont tous appelés, de manière imprécise, huguenots ; cependant, ce terme désigne à proprement parler uniquement ceux originaires de France, et non les Wallons des Pays-Bas.
L'homme politique Nigel Farage en est un exemple célèbre. De nombreux autres noms de famille sont associés à ce passé : Bosanquet, Cazenove, Courtauld, Gambier, Garrick, Minet, Portal, Tizard et Olivier . Et bien d'autres encore peuvent cacher des noms huguenots anglicisés : Boulanger devenu Baker, Blanc devenu White, De la Croix devenu Cross.
En octobre 1685, Louis XIV signe l'édit de Fontainebleau qui interdit l'exercice public de la « religion prétendue réformée », le protestantisme. Les protestants français – ou huguenots – sont sommés de se convertir au catholicisme.
Le protestantisme est né au sein de l'Église catholique suite à des controverses sur les pratiques de cette dernière à la fin du Moyen Âge. Le premier groupe protestant a suivi Martin Luther, souvent considéré comme le fondateur du protestantisme pour avoir affiché ses 95 thèses en 1517.
Huguenots est le surnom donné aux protestants français à partir des années 1560.
Aujourd'hui, certaines communautés réformées à travers le monde conservent encore leur identité huguenote .
Grâce à l'édit de Nantes, La Rochelle, cité riche de 22 000 habitants dont près de 18 000 protestants, est devenue un haut lieu de la religion réformée en France.
Au XVIe siècle, Chambon servait de refuge aux protestants français (huguenots) fuyant les persécutions des catholiques romains et se réfugiant dans le Massif Central. Chambon et sa région, encore appelée la « Montagne protestante », comptent aujourd'hui encore une population majoritairement protestante.
Joseph (Nouveau Testament)
La pratique de la religion « hérétique » était interdite. Les huguenots reçurent l'ordre d'abjurer leur foi et de se convertir au catholicisme. Ils furent interdits de quitter la France sous peine de mort . Louis XIV engagea 300 000 soldats pour traquer les hérétiques et confisquer leurs biens.
Les protestants croient que Marie est la mère de Jésus, et qu'elle l'a conçu alors qu'elle était encore vierge. Cependant, elle est pour eux tout à fait semblable aux autres êtres humains, et en particulier soumise au péché.
Ainsi, pour les protestants, vouer un culte à Marie ou à un Saint, serait considéré comme une forme d'idolâtrie, qui détourne du seul Dieu. Pour eux, il ne peut y avoir qu'un médiateur entre Dieu et les Hommes : Jésus Christ, car c'est à travers lui que Dieu s'est fait homme.
Un Chrétien est celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu, crucifié, mort et ressuscité après trois jours. Pour cette raison, le Chrétien est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Et pour un protestant une description apophatique de l'utilisation de la croix huguenote est aussi importante : ce n'est pas un objet de culte, il ne reçoit aucune vénération, ce n'est pas un objet pieux, ni un objet propitiatoire ; « il est dénué de toute vocation apotropaïque ».