Mais le cœur et le système gastro-intestinal ont leurs propres stimulateurs cardiaques indépendants qui continuent à fonctionner pendant un certain temps. Ces derniers laissent en marche le foie et les reins pendant une brève période avant que les organes ne soient privés de sang.
Les premières minutes : en raison du manque d'oxygène, les cellules cessent de fonctionner et commencent à s'assécher, à tomber et à se décomposer. Le processus de putréfaction commence à ce stade. De plus, les organes lâche un à un, en commençant par le foie puis le pancréas puis les reins.
Les premières cellules à mourir sont celles qui tapissent nos vaisseaux sanguins. Les reins, le pancréas et le foie sont altérés par les enzymes digestives qu'ils fabriquent et suivent en moins de trente minutes (en cas de dons d'organes, ils sont maintenus artificiellement en activité)
Les réactions biochimiques dans les muscles ayant cessé, le corps se raidit environ trois heures après la mort (rigor mortis). Le calcium inonde ensuite les cellules, provoquant la contraction des muscles et leur raidissement. Un pic de rigidité du corps est constaté dans les 9 à 12 heures suivant le décès.
Pourtant le cerveau n'est pas encore mort. Entre cinq et dix minutes après l'arrêt cardio-respiratoire, les neurones les plus sensibles au manque d'oxygène commencent à se dépolariser c'est-à-dire que la différence de charge électrique entre l'intérieur et l'extérieur de la cellule s'annule.
Les premiers instants qui suivent la mort peuvent être étonnamment actifs. Durant les premières minutes, des cellules cérébrales peuvent survivre. Le cœur peut continuer à battre malgré l'absence d'irrigation sanguine. Un foie sain continue de métaboliser l'alcool.
Sept minutes. C'est le temps qu'il passe cliniquement mort, alors que les urgentistes bataillent pour relancer ses fonctions vitales. Pour les médecins, chaque seconde compte. Au-delà de cinq minutes d'arrêt cardiaque, le cerveau risque de souffrir de dommages irréversibles.
Les étapes de la mort comprennent : la pâleur cadavérique : le principal changement observé est une pâleur accrue due à l’arrêt de la circulation sanguine. Il s’agit du premier signe, qui apparaît rapidement, dans les 15 à 30 minutes suivant le décès.
Lorsque la mort est proche, il est possible qu'un individu cesse de s'alimenter. De même que les rythmes cardiaque et respiratoire diminuent de manière notable. Le manque d'énergie se fait sentir, et l'individu entre dans ce qu'on peut appeler un état d'inconscience et/ou de calme.
En effet, selon Abû Hurayrah, qu'Allah l'agrée, le Prophète (Paix sur Lui) a dit : « Quand le fils d'Adam meurt, son œuvre s'arrête sauf dans trois choses : Une aumône continue (Sadaqa Jâriya), Une science dont les gens tirent profit, Un enfant pieux qui invoque pour lui. » Rapporté par Muslim.
Le processus d'agonie peut alors se prolonger mais surtout, la personne commencera à s'agiter beaucoup lorsqu'elle sentira réellement que la fin est toute proche. L'agitation peut aussi survenir par manque d'oxygène au cerveau, ou par souffrances physiques mal contrôlées.
Ainsi le cœur et les poumons continuent de vivre quelques jours ! Et cela est possible car le cœur est un muscle qui fonctionne avec sa « propre » pile…
La question de savoir si nos morts nous voient dépend de la croyance individuelle de chacun. Certaines personnes croient en l'existence d'un monde spirituel où les morts peuvent communiquer avec les vivants, tandis que d'autres ne croient pas en l'existence d'un tel monde.
La cornée de l'œil peut rester viable jusqu'à 7 jours après la mort.
Le système cardio-respiratoire :
Peu après suivront une ou deux autres respirations espacées puis finalement le dernier soupir. Le corps ne respire plus, le cœur qui faiblissait de plus en plus, cessera de battre ... C'est la fin.
La liquéfaction. Les bactéries présentes dans le corps, notamment au niveau de l'intestin, commencent à se multiplier. Elles submergent le système digestif, entraînant la production de gaz dans tous les organes du corps. Celui-ci remplit l'abdomen, qui se gonfle et dégage une forte odeur.
Dernière étape (minutes avant la mort).
Dans les derniers instants de la vie, la respiration devient superficielle et peut s'arrêter complètement . Le rythme cardiaque ralentit puis cesse. Le corps peut présenter des mouvements réflexes, comme de légers tressaillements, mais ceux-ci ne sont pas des signes de douleur ou de détresse.
La peur de la mort est très répandue¹ et la plupart des gens la trouvent effrayante à des degrés divers . L'intensité et la nature précise de cette peur varient d'une personne à l'autre. Certaines peurs sont saines car elles nous rendent plus prudents, mais certaines personnes peuvent avoir une peur malsaine de la mort.
Quel est le rôle de la veillée ? La veillée est aussi ce temps d'intimité pour remercier notre défunt, pour lui demander pardon ou lui pardonner sous le regard de Dieu.
Ainsi pour Épicure, philosophe grec (342 av. J-C – 270 av. J-C), il ne faut pas avoir peur de la mort puisqu'il n'y a plus d'âme pour ressentir la douleur, la peine. En effet selon lui, notre âme, comme toute chose, est un composé d'atomes qui se désagrège lors de la mort.
Certaines personnes inconscientes peuvent toujours entendre quelques heures avant leur mort, conclut une étude menée par des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique. Ils nuancent toutefois que la capacité d'entendre diffère de la capacité de comprendre.
L'heure de notre mort serait en effet déterminée dès le départ par notre ADN. C'est ce qu'affirme une étude américaine qui vient de paraître dans la revue « Annal of Neurology ».
On sait toutefois que la plupart des zones du cerveau arrivent à maturité vers 25 ans. Par la suite, des connexions continuent à se faire et à se défaire, mais plus lentement que pendant la petite enfance.
Encore frais, le corps perd son eau et se déshydrate, tandis que la peau se rétracte et que les extrémités se dessèchent. La décomposition précoce démarre. Dès trois à quatre heures après le décès, la rigidité cadavérique apparaît. Elle part de la nuque et descend vers les membres inférieurs.