Un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) montre qu'en 2019, 2,6 millions de décès ont été imputables à la consommation d'alcool, ce qui représente 4,7 % de l'ensemble des décès survenus cette année-là, tandis que 600 000 décès étaient dus à la consommation de drogues psychoactives.
Le tabac et l'alcool, de loin les plus mortelles
Selon les chiffres de l'Insee sur les morts liées à l'alcool et au tabac, et ceux de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex-Afssaps), ce sont les drogues légales qui tuent le plus en France.
Les opioïdes sont responsables du plus grand nombre de décès liés à la drogue. Une surdose correspond à l'ingestion d'une quantité toxique (poison) d'une substance, qu'il s'agisse d'un médicament sur ordonnance, légal ou illégal.
Le tabac est responsable de plus de 75 000 décès par an, d'après Santé publique France.
La cocaïne
En résumé, la cocaïne empêche les neurones d'éteindre le signal de la dopamine. Il en résulte une augmentation anormale de l'activité des circuits de récompense du cerveau.
Chez les hommes, les tumeurs (34%), les maladies de l'appareil circulatoire (25%) et les causes externes (8%) constituent les trois premières causes de décès. Chez les femmes, ce sont les maladies de l'appareil circulatoire qui représentent la première cause de décès (29%), suivie par les tumeurs (25%).
La cocaïne est une drogue, au pouvoir addictif puissant. Elle se consomme principalement sous forme de poudre (chlorhydrate de cocaïne) généralement sniffée et plus rarement fumée ou injectée.
Le taux de mortalité s'établit alors à 3,4 ou 4,3 %, selon que l'on se réfère à la population initiale ou à celle retrouvée. L'âge au moment du décès est compris entre 27 et 37 ans et l'âge moyen de 30,6 ans. La durée moyenne de leur toxicomanie à l'héroïne est de 8 ans et au cannabis de 16 ans.
Les trois principales causes de décès aux États-Unis sont désormais : les maladies cardiaques , le cancer et les blessures évitables.
Le cannabis est la drogue qui reste le plus longtemps dans notre organisme, en raison de la nature de sa substance psychoactive, le THC.
Le sevrage brutal (cold turkey) dure de cinq à 15 jours, en fonction de la dose pour l'héroïne, l'oxycodone, l'hydromorphone et la morphine. Pour ce qui est de la méthadone, en cas de sevrage du jour au lendemain, les effets de sevrage peuvent durer jusqu'à deux mois.
Les conséquences d'une consommation de drogues « douces »
Mais aussi pour leur accessibilité, en effet le cannabis est la drogue la moins couteuse et la plus facile à se procurer (c'est la drogue la plus utilisée), et l'alcool est bon marché et en vente libre.
Les résultats les plus alarmants ont été observés chez les patients dépendants au fentanyl, à la méthamphétamine, à la cocaïne ou à l'héroïne , dont seulement 29 % à 31 % étaient joignables et ne consommaient aucune substance non prescrite un an plus tard.
Une drogue à fort potentiel addictogène est par exemple l'héroïne, suivie de près par le tabac (nicotine). Un autre indicateur de dangerosité, et non des moindres, est la toxicité des produits, donc leur potentiel effet nocif sur votre santé.
Réponse brève : c'est faux. Le tabac est la drogue qui cause le plus de décès. Toutefois, l'alcool se trouve en deuxième position. En Europe, la consommation d'alcool est le troisième facteur de risque modifiable en termes de mortalité et d'invalidité, après le tabagisme et l'hypertension.
Nos résultats indiquent qu'en 2016, la consommation de drogues a entraîné une augmentation de 3,9 % du nombre d'hommes et de 1,8 % du nombre de femmes décédés entre 15 et 65 ans. Concernant l'espérance de vie après 15 ans, nous estimons que la consommation de drogues a coûté en moyenne 1,4 an aux hommes et 0,7 an aux femmes .
Durée de vie
En moyenne, fumer réduit l'espérance de vie des fumeurs de 10 ans. Les personnes qui ont commencé à fumer à l'adolescence et qui continuent de le faire à l'âge adulte sont plus à risque que les autres : 50 % d'entre eux mourront entre 35 et 69 ans, ce qui représente 22 ans de vie en moins.
C'est encore aujourd'hui le tabagisme, responsable de 91 décès par tranche de 100 000 habitants, selon les données de 2021 de l'Institut de mesure et d'évaluation de la santé. En deuxième position, les risques alimentaires (70 pour 100 000), et en troisième, l'alcool (27 pour 100 000).
Les 5 C de l'addiction vous donnent enfin une grille de lecture scientifique et claire des mécanismes qui vous piègent. Ce moyen mnémotechnique utilisé par les addictologues identifie précisément où se situe votre problème : perte de contrôle, compulsion, craving, consommation continue et changements cérébraux.
Le premier, le plus dangereux, comprenait l'héroïne et les opioïdes, la cocaïne et l'alcool ; le second, les psychostimulants, les hallucinogènes, le tabac et les benzodiazépines, et le troisième, le cannabis.
Elles se divisent en 3 catégories :
Figurent dans le top 10 par ordre décroissant : infarctus (12,9%des décès dans le monde); AVC (11,4%); infections respiratoires basses (5,9%); BPCO (5,4%); diarrhées (3,5%); Sida (2,9%); cancers pulmonaires (2,7%); diabètes (2,6%); accidents de la route (2,3%); prématurité (2,2%).
La cause du décès est déterminée par la manière dont la blessure ou la maladie a entraîné la mort. Il existe cinq causes de décès : naturelle, accidentelle, suicide, homicide et indéterminée .
Première cause de décès, les tumeurs, 2e les maladies cardio-neurovasculaires. En 2022, les tumeurs, c'est-à-dire les cancers, première cause de décès, comptent pour un quart des décès (25,5%). Les décès dus aux tumeurs concernent des personnes en moyenne plus jeunes que ceux toutes causes confondues.