Le plus grand risque de rechute concerne les cancers dits triple négatif avec en moyenne 20 à 30 % de rechute. "Tous types de cancers confondus, on observe un pic de récidive locale ou d'apparition de métastases deux ans après les traitements", précise le spécialiste sur le site de l'Institut.
Le cancer du sein touche chaque année près de 60 000 femmes en France et 10 ans après le premier diagnostic, 15 à 20 % de ces cancers récidivent. Parmi eux, les cancers du sein dits triple négatif sont les plus à risque.
Cancers à taux de récidive élevés
Certains cancers sont difficiles à traiter et présentent un taux de récidive élevé. Le glioblastome, par exemple, récidive chez la quasi-totalité des patients, malgré le traitement. Le taux de récidive chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire est également élevé : il atteint 85 %.
Récidive dans le cancer du sein
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent. Bien que la grande majorité est diagnostiquée à des stades localisés, on estime que jusqu'à 30 % de tous les cancers du sein pourraient présenter une récidive locale ou à distance à un moment ou à un autre de leur évolution.
En général, la plupart des cancers qui réapparaissent (récidivent) le font dans les 2 ou 3 premières années qui suivent la fin du traitement. Après 5 ans, le risque de récidive diminue.
Un cancer récidivant peut être plus agressif que le cancer initial s'il s'est déjà propagé à d'autres parties du corps ou s'il est devenu résistant à la chimiothérapie ou à la radiothérapie . Plus la récidive est précoce, plus la tumeur a tendance à être agressive.
La peur de la récidive de cancer affecterait, à divers degrés et à différents moments, presque toutes les personnes ayant été aux prises avec le cancer. Cela s'explique en partie en raison de l'impossibilité de prédire qui guérira ou non de cette maladie marquée par l'incertitude.
Il existe différentes raisons pour lesquelles un cancer peut récidiver. Parmi celles-ci : le traitement initial n’a pas éliminé toutes les cellules cancéreuses et celles restantes ont formé une nouvelle tumeur ; certaines cellules cancéreuses se sont propagées ailleurs dans le corps et y ont formé une tumeur.
Plus de 90 % des cancers du pancréas sont diagnostiqués à un stade non opérable où les patients ne peuvent être guéris.
Cancer récidivant distant
Des cancers traitables mais non guérissables
Il s'agit notamment de cancers difficiles à opérer comme certaines tumeurs du cerveau de type glioblastome ou des cancers affectant les tissus mous de type sarcome, mais aussi des cancers de l'ovaire, du poumon et de la sphère digestive.
La plupart des cancers ont tendance à se propager plus souvent à un emplacement plutôt qu'à d'autres. Par exemple, le cancer du sein et le cancer de la prostate se propagent le plus souvent aux os. Le cancer colorectal a plutôt tendance à se propager au foie.
Un cancer qui récidive (réapparaît), généralement après une période durant laquelle il n'a pas pu être détecté . Il peut réapparaître au même endroit que la tumeur primitive ou dans une autre partie du corps. On parle également de récidive.
Le cancer du poumon à petites cellules se trouve habituellement au centre d'un poumon. On dit qu'il est à petites cellules puisque les cellules cancéreuses semblent petites quand on les examine au microscope. Le cancer du poumon à petites cellules est le type le plus agressif de cancer du poumon.
La rechute est le retour, la réapparition des symptômes d'une lésion qui était en voie de guérison. La récidive est la réapparition d'une lésion après un temps plus ou moins long de guérison. L'aggravation est l'augmentation de la gravité d'une lésion ou de ses séquelles.
Le cancer se dépiste et se soigne de mieux en mieux : plus de 50% des patients chez qui on détecte un cancer sont encore en vie cinq ans après, et près de 40% d'entre eux guériront. Pourtant ce qu'on appelle "l'après cancer" est pour de nombreuses personnes un cap difficile à franchir.
Taux de survie à cinq ans chez les hommes atteints de cancers entre 2005 et 2010. Le mésothéliome pleural (cancer de l'amiante) est le plus souvent mortel. Taux de survie à cinq ans chez les femmes atteintes de cancers entre 2005 et 2010.
Un cancer colorectal guéri à 100 %
Les cancers du poumon, du pancréas et du foie font partie des cancers les plus meurtriers et avec un pronostic très défavorable.
Tout dépend du type de cancer. Arbitrairement, la barre a été fixée à 5 ans(1), mais il n'est pas toujours nécessaire de patienter aussi longtemps pour parler de guérison. Certains cancers ont de meilleures chances de guérison que d'autres à 5 ans.. Demandez à votre médecin ce qu'il en est pour votre cas particulier.
Décryptage du code : comment le stress réveille les cellules cancéreuses dormantes
Selon des études récentes, le stress, qu'il soit physiologique ou psychologique, semble créer un environnement propice au réveil de ces cellules dormantes, pouvant potentiellement entraîner une récidive ou une progression de la maladie.
Selon le CIRC , la consommation de boissons alcoolisées est responsable de 31.8% des cancers du foie chez l'homme et 8.4% des cancers du foie chez la femme. Selon les données actualisées du WCRF (2015) il y existe des preuves solides qui montrent que la graisse corporelle en excès augmente le risque de cancer du foie.
La recherche n'a pas démontré l'existence formelle d'un lien de cause à effet entre le stress et le cancer. La relation entre la santé émotionnelle (psychologique) et la santé physique est très complexe. Le stress psychologique peut avoir des répercussions sur le plan physique.
Les symptômes varient selon le type de récidive : locale, régionale ou métastatique. Ils peuvent inclure l'apparition d'une masse dans le sein, des changements cutanés, une douleur constante, ou des signes plus généraux comme une perte de poids inexpliquée.
Le tabac : « ennemi numéro 1 »
La cigarette, mais aussi l'alcool, l'obésité, la sédentarité, les infections à virus, la pollution. Le tabac est le premier facteur de risque de cancer, à l'origine de 20 % des cas, note 20 Minutes.