- Acte III, scène 9 : Dubois avoue à Araminte que c'est lui qui a arrangé le subterfuge de la lettre de Dorante à un ami. C'est une vraie confidence, mais elle met Araminte devant le fait accompli : elle est prête désormais à avouer son amour.
Dubois, calculateur et fin psychologue, se pose d'emblée comme la tête pensante du stratagème. C'est lui qui est l'auteur de la première fausse confidence faite à Araminte.
On le voit, Marivaux dramaturge met souvent en scène la coquetterie féminine avec une tendresse manifeste, même s'il en dénonce aussi la vanité cruelle. C'est que le cœur masculin « sans l'aiguillon de l'amour » serait un vrai « paralytique » !
Dans Les Fausses Confidences, c'est Dubois, l'ancien valet de Dorante désormais au service d'Araminte, qui est à l'origine des stratagèmes qui vont bouleverser la pièce. Il crée le stratagème initial, qui va lancer l'action, afin que Dorante puisse conquérir le cœur d'Araminte.
Presque tous les personnages usent de stratagèmes
Presque tous les personnages, en effet, ont recours à la fausse confidence : Araminte feint de vouloir épouser le Comte pour tromper Dorante ; Marton dupe sa maîtresse en lui recommandant d'épouser le Comte ; Dorante trompe Marton en lui laissant croire qu'il l'aime.
Marivaux, maître du mensonge
Le thème essentiel des pièces de Marivaux qui parait être l'amour se révèle, en définitive, être le mensonge, et c'est par l'utilisation et la pratique du mensonge que Marivaux fait agir ses personnages et les fait vivre devant nous, dans leurs luttes et leur recherche de l'amour.
Dorante est pauvre, mais bien fait ; il aime Araminte, une jeune veuve fortunée, elle-même courtisée par le Comte et poussée au mariage par sa mère, qui rêve pour sa fille du doux titre de Comtesse Dorimont.
Quand l'amour parle, il est le maître, et il parlera : adieu ; je vous quitte ; j'entends quelqu'un, c'est peut-être Monsieur Remy ; nous voilà embarqués poursuivons. (Il fait quelques pas, et revient.) À propos, tâchez que Marton prenne un peu de goût pour vous. L'amour et moi nous ferons le reste.
En conclusion, Les Fausses Confidences est une œuvre riche qui offre à la fois divertissement et réflexion sur la société du XVIIIe siècle, faisant d'elle un excellent choix pour l'étude au bac oral de français.
“Sur la scène, il faut du réel, il faut aussi de la joie.” “Parfois, ce n'est qu'en quittant la scène qu'on peut savoir quel rôle on a joué.” “Contentons-nous de dire que le théâtre, comme la Vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge. ”
Il ridiculise les outrances de la préciosité, les faux dévots, les avares, et donne ses lettres de noblesse à la comédie.
Silvia et Arlequin s'aiment d'un amour pur, mais le Prince convoite la jeune villageoise. Il la fait enlever et ramener à son palais, où il charge Flaminia de les piéger dans une double trahison.
Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, né le 4 février 1688 à Paris et mort le 12 février 1763 dans la même ville, est un écrivain français. Portrait de Marivaux par Louis-Michel van Loo. Marivaux est, avec Beaumarchais, l'un des deux grands dramaturges du siècle des Lumières.
Personnages
Quand un vent frais soufflait sur le théâtre…
Entendons-nous bien : Marivaux (nom de plume de Pierre Carlet, 1688-1763) n'est pas un philosophe, et il n'a jamais prétendu l'être.
Le comique de caractère exagère les défauts humains. Il est fondé sur la psychologie des personnages qui prêtent à rire (l'avare, l'idiot, l'amoureux...). Est un procédé littéraire utilisé pour faire rire le lecteur (ou le spectateur, pour une pièce de théâtre ou un film).
Grand oral du Bac : nos conseils pour bien choisir vos 2 sujets !
Les Fausses confidences (texte de Marivaux) appartient au genre théâtral. Il s'agit plus précisément d'une comédie.
pour laquelle il écrit de magnifiques rôles. Il révolutionne le genre de la comédie sentimentale, développant une subtile psychologie des personnages particulièrement attachée aux tours et détours de l'amour.
Le jeu de l'amour et du hasard est une pièce de théâtre publiée par Marivaux en 1730 par Briasson. Elle appartient au genre des Lumières.
Le marivaudage est une façon d'écrire initiée par Marivaux. Ce mouvement littéraire aborde des sujets amoureux, des sujets sentimentaux, des sujets sensibles, comme ils étaient désignés à l'époque, de façon subtile, raffinée, élégante en utilisant surtout le langage.
Pourtant, cet amour de Dorante venait d'éclore et celle qu'il avait, depuis le début, poursuivi de ses ardeurs était Clarice qu'il prenait pour Lucrèce (V, 6). Deux mariages donc furent décidés avec les consentements des différents pères : Dorante épouserait Lucrèce et Alcippe Clarice (V, 7).
Les Fausses Confidences est une pièce considérée par beaucoup comme l'une des toutes meilleures de Pierre de Marivaux. Et il est vrai qu'elle possède un côté alerte et plaisant. On y sent un peu de ruse du personnage principal, Dorante, mais pour la bonne cause, ce qu'on est tout de suite prêt à lui pardonner.
A la scène 12, dans un entretien en tête à tête, Araminte finit par avouer ses sentiments à Dorante et reconnaît qu'elle l'aime. Dorante, quant à lui, avoue le stratagème mis en place par Dubois. Heureusement, ce dernier est pardonné et à la scène 13, Araminte annonce publiquement sa volonté d'épouser Dorante.