"Les personnes qui appartiennent au groupe O possèdent naturellement des anticorps pour se défendre contre le coronavirus", explique le Pr Jacques Chiaroni, spécialiste du sang.
Au début de l'année 2021, 34 études comparant des patients à des « contrôles » ont ainsi rapporté une association entre le risque d'infection à la Covid-19 et le groupe sanguin. Ces études ont notamment pointé du doigts un risque diminué pour les personnes de groupe sanguin O, même si cette diminution reste relative.
Sang O+ : Le champion de l'immunité
Mais ce n'est pas tout : les personnes du groupe sanguin O+ pourraient également présenter un risque moindre de certaines maladies, comme les maladies cardiaques et certaines infections. Bien que personne ne soit à l'abri de tout, avoir le groupe sanguin O+ pourrait constituer un atout pour la santé à long terme.
Dans le cas des globules rouges, ce sont les gens du groupe sanguin O- qui sont les donneurs universels. Ces donneurs sont essentiels pour sauver la vie de personnes victimes d'un accident, par exemple, lorsqu'il est impossible de vérifier le groupe sanguin.
Les personnes du groupe O, également appelées « donneurs universels », peuvent donner leurs globules rouges à n'importe quel receveur. Le groupe O- est surtout utilisé dans les situations d'urgence et chez les donneurs O- qui ne peuvent recevoir que du sang O-.
Des recherches relayées dans des journaux scientifiques reconnus, comme Frontiers in Immunology, ont aussi montré que les personnes du groupe A ont un risque statistiquement augmenté de développer une infection ou des formes plus sévères de maladies virales comme la Covid-19, par rapport aux individus du groupe O.
En particulier, les individus du groupe B semblent mieux protégés contre le vieillissement accéléré des organes.
Un risque plus élevé de cancers pour le groupe sanguin A
En matière de cancer, les études scientifiques démontrent que les personnes de groupe sanguin A courent un risque plus élevé de développer un cancer de l'estomac.
Les chercheurs sont arrivés à leurs conclusions en mesurant le taux d'hormone FSH (hormone folliculostimulante), responsable du déclin de la réserve d'ovules et de leur qualité, présentes dans le sang des futures mamans. Les taux les plus élevés ont été observés chez les femmes de groupe sanguin de type O.
Les globules rouges des personnes O+ ne sont recouverts d'aucun antigène à leur surface. Par conséquent, le sang des personnes O+ peut être transfusé à tous les groupes sanguins positifs (A+, B+, AB+, O+). Les globules rouges O+ ne peuvent être transfusés qu'aux personnes de rhésus positif (A+, B+, AB+, O+).
De nombreux centenaires — personnes qui vivent au moins 100 ans — présentent généralement une apparition retardée des maladies liées à l'âge, telles que le cancer, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies cardiovasculaires. Cela suggère que leur système immunitaire reste plus performant et plus longtemps que celui des autres.
Le groupe sanguin O(H) , qui est lié au virus uniquement par la formation de l'antigène hybride de type H, a le moins de contact avec le pathogène et est le groupe le plus protégé lorsqu'il perd uniquement l'anti-H, mais conserve une réactivité innée aux isoagglutinines anti-A et anti-B, impliquant des réponses IgG secondaires.
L'ichor trouve son origine dans la mythologie grecque, où il désigne le « fluide éthéré » qui est le sang des dieux grecs. On dit parfois qu'il possède les propriétés de l'ambroisie et du nectar, nourriture et boisson des immortels. L'ichor est décrit comme toxique pour l'homme ; il le tue instantanément au contact.
Les résultats de cette étude ont suggéré que ceux ayant un groupe sanguin B vivaient plus longtemps et en meilleure santé que les autres groupes.
Le groupe A possède uniquement les antigènes A à la surface des globules rouges (et des anticorps anti-B) le groupe B uniquement les B (et des anticorps anti-A), le groupe AB a les 2 types d'antigènes mais aucun anticorps.
A RETENIR. Selon les études publiées à date : Les personnes du groupe O (particulièrement celles du groupe O+) auraient moins de risques d'être contaminées à la Covid-19 : pour autant, on ne peut pas dire qu'elles sont immunisées à la Covid-19 ou qu'elles ne peuvent pas avoir une forme grave !
Dans une étude précédente sur des femmes infertiles en âge de procréer, nous avions observé que les femmes de groupe sanguin O étaient deux fois plus susceptibles de manifester des signes de diminution de la réserve ovarienne (DOR) définie par un niveau de FSH en phase folliculaire précoce de base >10 UI/L, par rapport à celles de groupes sanguins A ou AB [5].
Cela signifie qu'un homme de 22 ans a en moyenne 25 % de spermatozoïdes immobiles, tandis qu'un homme de 30 ans en a 40 %, et ce pourcentage augmente à 60 % et à 85 % chez les hommes de 40 à 60 ans, respectivement.
Une grossesse à risque est une grossesse qui présente des risques accrus pour la santé de la mère, du fœtus ou des deux . Certains problèmes de santé et l'âge (plus de 35 ans ou moins de 17 ans au moment de la grossesse) peuvent rendre une grossesse à risque. Ces grossesses nécessitent une surveillance étroite afin de réduire les risques de complications.
Le groupe sanguin perçu comme "plus fort" selon les recherches est le groupe O. "Le groupe O confère une certaine protection contre des maladies infectieuses" confirme l'expert.
Le tabac : « ennemi numéro 1 »
La cigarette, mais aussi l'alcool, l'obésité, la sédentarité, les infections à virus, la pollution. Le tabac est le premier facteur de risque de cancer, à l'origine de 20 % des cas, note 20 Minutes.
Des études antérieures ont confirmé que le groupe sanguin le plus fréquent chez les patients atteints de LLC est le groupe A, mais d'autres études montrent que le groupe O est prédominant . Concernant les cas de LMC, les études ont révélé que les groupes sanguins les plus fréquents chez les patients atteints de LMC sont les groupes O et B.
Groupes sanguins et maladies cardiovasculaires
Cette analyse montre un risque accru de maladies cardiovasculaires (AVC, infarctus, phlébite, etc.) chez les personnes « non-O » (donc A, B et AB).
Alors que Shimizu et ses collègues¹⁰ ont constaté une association entre le groupe sanguin B et la longévité, Mengoli et ses collègues⁶ ainsi que Brecher et Hay¹² ont conclu à une corrélation inverse entre le groupe B et l'âge. Par ailleurs, des études isolées font état d'une association entre les groupes sanguins A⁷ et O⁹ et la longévité.
Les groupes sanguins au cœur du génome
Et seulement quatre individus correspondaient à ce critère. Le plus ancien est une néandertalienne, dont les restes fossilisés sont estimés entre 130 000 et 90 000 ans avant le présent.