En cas de pré-éclampsie précoce (avant 34 semaines de gestation), un traitement à base de corticostéroïdes est donné afin d'accélérer la maturation des poumons du bébé. Selon la gravité, une hospitalisation à l'unité des soins continus est nécessaire.
Le traitement de la prééclampsie repose principalement sur l'administration de sulfate de magnésium pour prévenir les convulsions. Le traitement et la prise en charge de la prééclampsie dépendent de la gravité de la prééclampsie et de l'âge gestationnel. L'objectif est de prévenir les complications.
Le traitement de première intention de l'éclampsie, tant en prévention qu'en traitement de première intention, est le sulfate de magnésium . La connaissance des traitements de deuxième intention, tels que la phénytoïne et le diazépam/lorazépam, est nécessaire pour les cas où le sulfate de magnésium est contre-indiqué (par exemple, en cas de myasthénie grave) ou inefficace.
Critères de la pré-éclampsie sévère
Créatininémie ≥ 90 µmol/L. Oligurie ≤ 500 mL/24h ou ≤ 25 mL/h. Thrombopénie < 100.000/mm³ Cytolyse hépatique avec ratio ASAT/ALAT > 2N.
Les patientes ayant un antécédent de prééclampsie sévère avec un accouchement avant 34SA sont à risque accru de présenter une complication vasculaire placentaire lors de la grossesse suivante. Un suivi obstétrical rapproché est recommandé lors d'une grossesse ultérieure.
Les femmes ayant fait une pré-éclampsie ont un risque plus important que la population générale de développer une maladie cardiovasculaire, rénale ou un diabète.
En cas de pré-éclampsie précoce (avant 34 semaines de gestation), un traitement à base de corticostéroïdes est donné afin d'accélérer la maturation des poumons du bébé. Selon la gravité, une hospitalisation à l'unité des soins continus est nécessaire.
Critères de gravité : pré-éclampsie sévère
Chez le fœtus : • toute anomalie du rythme cardiaque fœtal ; • anomalies sévères des dopplers fœtaux ; • retard de croissance intra-utérin sévère au-delà de 32 SA.
Son déclenchement ne survient pas avant le milieu du second trimestre de la grossesse (après vingt semaines d'aménorrhée). Dans certains cas, les symptômes apparaissent plus tardivement, peu de temps avant l'accouchement ou parfois même après, lors du postpartum.
Dans certains cas, l'accouchement doit être devancé, soit en déclenchant le travail par des médicaments qui provoquent des contractions, soit par césarienne. Le sulfate de magnésium est utilisé pour prévenir les convulsions (éclampsie). Des médicaments pour faire baisser la tension artérielle sont également prescrits.
Les complications de l'éclampsie peuvent mettre directement en jeu le pronostic maternel et/ou foetal : hématome rétroplacentaire, hemolysis elevated liver enzymes low platelets (HELLP) syndrome, coagulation intravasculaire disséminée, oedème aigu du poumon et hémorragie du post-partum.
Chez les patientes ayant un antécédent de pré-éclampsie, un traitement préventif par aspirine à faible dose peut être prescrit. Il doit être commencé avant la 16e semaine d' aménorrhée et se poursuivre jusqu'à la 36e semaine d' aménorrhée .
La prévention de l'hypertension gravidique et de la prééclampsie réside avant tout dans la surveillance mensuelle de la femme enceinte : prise de la tension artérielle et recherche de protéines dans les urines, afin de mettre en œuvre un traitement au plus vite le cas échéant.
4.6.2 Conduite à tenir
Le risque de pré-éclampsie se calcule exclusivement : au 1er trimestre de la grossesse (entre 11,0 et 13,6 SA) pour une grossesse monofœtale La pression artérielle se prend idéalement aux deux bras simultanément, sinon à un seul bras.
Le dépistage de la pré-éclampsie se fait au premier trimestre de la grossesse, entre 11 et 14 semaines. Il comprend une analyse de sang, une mesure de votre tension artérielle et un doppler utérin réalisé lors de l'échographie du 1er trimestre.
En cas de prééclampsie avec des signes sévères, du sulfate de magnésium est administré pour prévenir les crises. Dès que l'éclampsie est diagnostiquée, du sulfate de magnésium doit être administré pour éviter la récidive des convulsions.
Si vous n'êtes pas encore à 34 semaines de grossesse, mais que votre état et celui de votre bébé sont stables, vous pouvez peut-être attendre avant d'accoucher. En cas de prééclampsie associée au syndrome HELLP (taux élevé d'enzymes hépatiques et faible taux de plaquettes), un accouchement prématuré est presque toujours nécessaire.
Dans la plupart des cas de prééclampsie, il est recommandé d'accoucher entre la 37e et la 38e semaine de grossesse. Cela peut impliquer le déclenchement artificiel du travail (accouchement provoqué) ou une césarienne.
LA PRÉÉCLAMPSIE (PE)
La prééclampsie est le plus souvent définie comme une HTA gravidique (pression artérielle systolique ≥ 140 et/ou pression artérielle diastolique ≥ 90) associée à une protéinurie supérieure à 300 mg/jour (ou supérieure à deux croix à la bandelette par défaut).
Rendez-vous aux urgences si :
Votre tension artérielle est de 140/90 ou plus après deux mesures consécutives, espacées de 15 minutes. Vous avez des vertiges, des nausées ou vous vomissez. Vous prenez entre 1 et 2,5 kg en une semaine. Vous n'urinez plus.
douleurs abdominales en barre, nausées, vomissements ; acouphènes ; diminution de la quantité des urines ; œdèmes avec gonflement du visage et prise de poids rapide, en quelques jours.
La prééclampsie n'est pas entièrement évitable, mais une femme enceinte peut prendre plusieurs mesures pour atténuer certains facteurs contribuant à l'hypertension artérielle. Il peut s'agir notamment de boire entre 6 et 8 verres d'eau par jour et d'éviter les aliments frits ou ultra-transformés.
La prééclampsie (PE) est un trouble de la grossesse associé à une hypertension d'apparition récente (≥140/90 mmHg). Elle survient le plus souvent après 20 semaines de gestation et disparait généralement spontanément après la naissance du bébé.
Limiter la consommation d' aliments riches en matières grasses, en sel et en sucre, y compris les boissons sucrées , et réduire la consommation de viande rouge et transformée peut également contribuer à réduire le risque.