Dans le cas de la dépression bipolaire, des éléments solides suggèrent d'utiliser la quétiapine, la cariprazine, la lumatépérone, ou la lurasidone seules ou une association de fluoxétine et d'olanzapine (1, 2).
Dans le traitement des troubles bipolaires, les médicaments régulateurs de l'humeur (thymorégulateurs) constituent le traitement de fond. Ils servent à : diminuer les symptômes de l'épisode maniaque ou dépressif en cours ; réduire le risque de récidive.
Le lithium est un traitement utilisé depuis près d'un siècle chez les patients souffrant de trouble bipolaire et reconnu comme le meilleur stabilisateur de l'humeur.
La lamotrigine est utilisée en prévention des épisodes dépressifs chez les personnes souffrant de troubles bipolaires. Elle présente peu d'effets indésirables ou d'interactions avec d'autres médicaments, ainsi qu'un faible risque de malformation du fœtus.
Le lithium est le chef de file des médicaments régulateurs de l'humeur. Ce thymorégulateur est utilisé dans les états d'excitation maniaque mais aussi en prévention des rechutes maniaques et dépressives.
Un traitement combiné de magnésium, vitamines B, rhodiola et thé vert améliore l'humeur subjective et le bien-être durant un stress aigu : résultats préliminaires d'un essai contrôlé randomisé contre placebo, N. Boyle and al, Nutrition Clinique et Métabolisme, avril 2020.
Le rapastilnel, un nouveau médicament, est actuellement à l'essai dans six études en traitement de la dépression unipolaire. « C'est une molécule prometteuse qui pourrait aussi devenir un nouveau traitement de la dépression bipolaire », a souligné le Pr Aubry.
Des traitements non médicamenteux existent également en complément de l'approche médicamenteuse comme la luminothérapie ou la neurostimulation, avec la stimulation magnétique transcrânienne et surtout l'électro-convulsivothérapie dans les formes graves et résistantes de la bipolarité.
Favorisez l'autonomie de la personne en respectant son rythme. Ne tentez pas de prendre le contrôle, sauf si vous sentez que la personne est en danger. Une personne atteinte de cette affection doit apprendre à mieux faire face au stress. Ainsi, encouragez-la par exemple à régler ses problèmes au fur et à mesure.
Traitement préventif des récidives : les thymorégulateurs
Pour certains le traitement doit être maintenu à vie. Une interruption de traitement ne peut en règle générale être envisagée avant une période de stabilité d'au moins 2 ans et doit être effectuée très progressivement sous surveillance médicale.
L'intoxication au lithium peut entraîner des complications neurologiques graves comme une altération de la conscience et un tableau d'encéphalopathie, avec un risque de décès ou de séquelles au long cours.
Un épisode maniaque du trouble bipolaire survient chez une personne jusque-là sans problèmes psychiques, mais il est souvent précédé de symptômes annonciateurs : une impression agréable d'énergie décuplée, de créativité ; une facilité dans les échanges sociaux ; un sentiment d'euphorie, d'exaltation.
L'abus d'alcool et de substances augmente le risque de déclenchement d'épisodes de l'humeur et aggrave ces épisodes. En outre, l'abus d'alcool et de substances au long cours aggrave l'évolution du trouble bipolaire.
Objectifs : L'étiopathogénie du trouble bipolaire (TB) demeure non encore bien élucidée. Récemment, il a été prouvé que la 25-hydroxy-vitamine D(25OHD) a un rôle anti-inflammatoire et neuroprotecteur.
Dans la majorité des cas, l'Homme n'est pas fait pour vivre seul. La personne atteinte d'un trouble bipolaire, encore moins. S'isoler, c'est se tuer à petit feu. Et je sais qu'il peut être particulièrement difficile de sortir et de faire de nouvelles rencontres lorsque l'on est atteint par cette maladie.
Le risque principal de la maladie bipolaire est le suicide. On estime que 20% des bipolaires décèdent par suicide. Ce risque est 30 fois supérieur à celui de la population générale, il est donc considérable. Il est équivalent entre les sexes alors que dans la population générale il est 3 fois supérieur chez les hommes.
La schizophrénie et les troubles bipolaires sont classés depuis le début du XXe siècle comme deux états neuropsychiatriques distincts.
Adopter un rythme régulier de vie et dormir suffisamment
Un sommeil de qualité et un rythme de vie régulier préviennent l'apparition de nouveaux épisodes dépressifs ou maniaques. Les malades bipolaires doivent limiter le plus possible les décalages horaires et les voyages de nuit.
Le comportement erratique est donc l'un des signes les plus reconnaissables de la bipolarité.
Les antiépileptiques stabilisateurs de l'humeur, en particulier le valproate et la carbamazépine, sont souvent utilisés dans les états maniaques aigus et dans les états mixtes (manie avec dépression). La lamotrigine est efficace contre les fluctuations d'humeur et la dépression.
La mélisse – bien plus qu'une tisane populaire
L'extrait de mélisse a un effet calmant et influence la performance mentale et la tolérance au stress. En cas d'instabilité de l'humeur, en particulier, l'agitation, la mauvaise qualité du sommeil et les troubles de la concentration sont des problèmes centraux.
Dinde, poulet, viande, soja, tofu, fromage cheddar ou mozzarella et graines de citrouille : ces aliments sont très riches en tryptophanes. Préparez-vous un sandwich à la dinde ou au fromage, un sauté au tofu sur un lit de riz, ou une salade de quinoa remplie de graines de citrouille.
La vitamine B12 et les autres vitamines B participent à la production de substances chimiques cérébrales qui influent sur l'humeur et d'autres fonctions cognitives. De faibles taux de vitamine B12, d'autres vitamines B et de folate pourraient être liés à la dépression.
Une vitamine de la bonne humeur, vraiment !?
La vitamine B1, ou « thiamine » est en effet réputée pour aider l'organisme à lutter contre les facteurs de stress en réduisant l'anxiété et la dépression, et par le fait même, à améliorer l'humeur.