Un cadre bénéficie d'une autonomie accrue, mais avec une charge de travail souvent plus lourde et des horaires moins cadrés. Un non-cadre, en revanche, a généralement des horaires fixes, une meilleure séparation entre vie professionnelle et personnelle, et bénéficie du paiement des heures supplémentaires.
Passer de non-cadre à cadre offre des avantages comme un salaire plus élevé, une meilleure couverture sociale (prévoyance et retraite), une flexibilité accrue, et des perspectives de promotion. Mais si la rémunération est attractive, ramené au nombre d'heures, le travail peut sembler mal payé.
En règle générale, par référence à la convention collective, le salarié peut se repérer dans la classification. Il se trouve en possession d'écrits : contrat de travail, simple note de l'employeur, voire le bulletin de paye. A partir de là, il peut déterminer s'il bénéficie, ou non, du statut cadre.
Une rémunération et des charges sociales plus élevées
Le cadre, en raison de son expertise et de ses responsabilités, bénéficie généralement d'une rémunération plus élevée qu'un salarié non-cadre. Toutefois, en contrepartie, les charges sociales sur cette rémunération sont nécessairement plus élevées.
En moyenne, en effet, un cadre passe 20,9 années à la retraite, contre 15,8 pour un ouvrier.
Quand un salarié non-cadre voit son salaire brut amputé de 22 %, les cadres auront une différence de plus de 24 % entre leur rémunération brute et leur salaire net.
Est-ce mieux d'être cadre pour la retraite ? Le statut cadre présente effectivement des avantages pour la retraite. Les cadres cotisent à un régime de retraite complémentaire spécifique, l'AGIRC, en plus du régime général de la Sécurité sociale.
Le temps de travail est une différence majeure entre ces deux statuts. Cadre : Souvent au forfait jour, sans décompte strict des heures mais avec une durée de travail plus flexible. Non-cadre : Soumis à un décompte horaire, avec paiement des heures supplémentaires au-delà du seuil légal.
Le statut de cadre offre de nombreux avantages tels que l'autonomie, la flexibilité, la valorisation du travail et une rémunération supérieure, bien qu'il implique également une charge de travail importante.
Exemple : Un salarié cadre classé en position 2.1, coefficient 115 et travaillant 30 heures par semaine devra percevoir au minimum 2 168,57 € brut par mois (soit 2 530 € x 30 h ÷ 35 h). Pour vérifier que le salaire minimum est respecté, il faut examiner toutes les sommes perçues par le salarié.
Les non-cadres ne sont pas concernés par cette cotisation. Cette cotisation est de 0,06 % sur le salaire brut dans la limite de 4 plafonds de sécurité sociale.
Par exemple : Dans une petite association, un ingénieur du son peut ne pas être cadre car il n'a pas de fonction de direction. En revanche, dans une autre structure, sur un plus gros plateau, l'ingénieur du son peut être cadre car il a suffisamment d'autonomie et de périmètre de décision.
Le statut de cadre implique un certain nombre de changements : plus d'autonomie, mais aussi plus de responsabilités, comme indiqué plus haut. Les conditions de travail du cadre dépendent de l'organisation interne de l'entreprise, mais aussi de son type de poste, notamment s'il est cadre intégré ou cadre autonome.
La différence réside dans le fait que le cadre possède généralement une formation technique, juridique, administrative, commerciale ou financière spécifique. Un cadre peut être une personne qui possède un diplôme de l'enseignement supérieur ou une autre qui possède une expérience professionnelle étendue.
Les avantages significatifs du statut cadre
Le statut cadre offre plusieurs avantages notables, qui rendent ce statut attractif pour de nombreux salariés : Une rémunération plus élevée : les cadres perçoivent en moyenne un salaire brut mensuel de 4 230 €, contre 2 000 € pour les non-cadres, d'après l'APEC.
Les non-cadres cotisaient uniquement à l'ARRCO. Les cadres cotisaient à l'ARRCO jusqu'à un certain niveau de cotisations, au-delà ils cotisaient à l'AGIRC. Depuis la fusion des régimes AGIRC et ARRCO au 1er janvier 2019, les cotisations de retraite complémentaire sont les mêmes pour les cadres et les non-cadres.
En 2025, le salaire moyen en France s'établit à 2733€ nets par mois et 3602€ brut selon les dernières données de l'INSEE. Ces montants varient dans le secteur privé contre 2530 € nets dans le secteur public.
Il reste cependant possible de devenir cadre sans diplôme initial, par le biais de la formation continue ou d'une validation des acquis de l'expérience, ou simplement par une reconnaissance interne à l'entreprise.
Selon le COR (Conseil d'orientation des retraites), le taux de remplacement d'un cadre du secteur privé pourrait perdre 7,5 points en 2050, et ainsi passer de 50,2 % à 42,7 %. Autrement dit, une fois à la retraite, le montant de la pension de retraite ne représenterait que 42,7 % du montant du dernier salaire !
Un salaire net mensuel de 3000 euros (environ 3818 euros bruts) donne une pension nette de 2152 euros. Pour franchir la barre des 3000 euros, il faut viser un salaire brut mensuel moyen de 5000 à 6000 euros sur toute la carrière, avec un départ à l'âge du taux plein.
L'âge légal de départ à la retraite pour les cadres, comme pour les autres salariés, est fixé entre 62 et 64 ans, en fonction de leur année de naissance. Cependant, pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il est nécessaire d'avoir validé le nombre requis de trimestres (de 167 à 172 en fonction de sa génération).
Grâce au forfait jour de 218 jours maximum, les cadres bénéficient de jours de repos supplémentaires en plus des congés payés légaux. Ce qui fait au total : 25 jours de congés payés + 9 RTT = 34 jours de repos (sans compter les week-ends), soit environ 7 semaines dans l'année.
Le montant du minimum garanti dans son cas serait de : 16 249,94 € (montant du traitement indiciaire brut annuel de l'indice majoré 227 revalorisé au 01/01/2025) /168 x 12) soit 1 160,71 € brut annuel. * revalorisé depuis cette date dans les mêmes conditions que les pensions de retraite.
Pour les salariés du privé, la retraite de base se calcule à partir de votre Salaire Annuel Moyen (SAM), basé sur vos 25 meilleures années. Avec un SAM brut de 5195€ (équivalent à 4000€ net), vous toucherez 50 % de ce montant en cas de carrière complète, soit 2597,50€/mois.
- de 2 à 5 ans d'ancienneté : 1/2 mois ; - de 5 à 10 ans d'ancienneté : 1 mois, plus 1/10 de mois par année au-delà de 5 ans ; - après 10 ans d'ancienneté : 1,5 mois, plus 3/10 de mois par année au-delà de 10 ans. L'indemnité de mise à la retraite ne peut excéder 9 mois.