"Une consommation élevée de vin, bière et alcools forts augmente le risque de cirrhose mais ceux qui boivent du vin ont un risque moindre par rapport aux autres", concluent les auteurs.
La cirrhose est une maladie grave du foie qui endommage irréversiblement cet organe digestif. La consommation d'alcool en est la cause principale. Elle peut aussi survenir à la suite d'une hépatite virale chronique, d'une stéatose hépatique (foie gras non alcoolique) ou d'une maladie rare.
La stéatosie hépatique associée à l'alcool* est un type de maladie du foie causée par l'alcool, caractérisée par une accumulation de graisses dans les cellules hépatiques. La plupart des « gros buveurs » développent cette maladie. Elle disparaît généralement avec l'arrêt de la consommation d'alcool.
Les symptômes de la cirrhose
Lorsqu'ils sont présents, les symptômes de la cirrhose sont les suivants :
enflure douloureuse des jambes (œdème) et de l'abdomen (ascite) attribuable à un déséquilibre de liquides. essoufflement (symptôme peu courant) confusion, oubli, changements de personnalité, modification. des habitudes du sommeil ou d'autres changements se rapportant à la fonction mentale (encéphalopathie hépatique)
Lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent d'abord inclure fatigue ; faiblesse et perte de poids ; nausées ; ecchymoses ou saignements faciles ; gonflement des jambes, des pieds ou des chevilles ; démangeaisons cutanées ; rougeurs sur la paume des mains ; et vaisseaux sanguins ressemblant à des toiles d'araignée sur la peau.
"Une consommation élevée de vin, bière et alcools forts augmente le risque de cirrhose mais ceux qui boivent du vin ont un risque moindre par rapport aux autres", concluent les auteurs. Parmi les explications possibles, ils notent que certains composants non alcooliques du vin ont des propriétés anti-oxydantes.
Il faut plus de dix ans pour que la maladie hépatique liée à l'alcool évolue de la stéatose hépatique à la fibrose, puis à la cirrhose et enfin à l'insuffisance hépatique aiguë sur cirrhose. Ce processus est silencieux et asymptomatique, et peut facilement passer inaperçu en soins primaires, se manifestant généralement par une cirrhose avancée.
La cirrhose ne guérit pas, mais, grâce au traitement, son évolution peut être stoppée ou freinée et les complications évitées. Le traitement est établi par une équipe médicale pluridisciplinaire en coordination avec le médecin traitant.
Dans le cadre d'un sevrage d'alcool, le corps peut réagir plus ou moins violemment, en fonction du degré de dépendance. D'un point de vue physique, l'arrêt de boire peut entraîner des nausées et des vomissements, des sueurs, des tremblements, des vertiges ou encore de la tachycardie.
L'alcool est l'ennemi numéro un du foie. En quantité excessive, il finit par détruire ses cellules. « Il ne faut pas dépasser deux à trois verres par jour, en évitant de boire tous les jours ». En raison de facteurs génétiques ou morphologiques, nous sommes inégaux face à ce risque.
Émission de selles noires et goudronneuses et vomissements de sang dus à une hémorragie interne. Tendance à saigner et à avoir des ecchymoses plus facilement, comme des saignements de nez fréquents et des saignements des gencives. Sensibilité accrue à l'alcool et aux drogues, car le foie ne peut plus les métaboliser.
Peut-on vivre longtemps avec une cirrhose du foie ? Tout dépend du stade d'avancée de la maladie. A un stade avancée, l'espérance de vie est en moyenne de deux ans. Après une greffe hépatique, le taux de survie à 5 ans est de plus de 80 %.
FAQ sur la santé du foie
En cas de lésions légères, comme une stéatose hépatique, le foie peut commencer à se réparer en quelques semaines ou quelques mois, grâce à des changements de mode de vie. Les lésions modérées peuvent nécessiter plusieurs mois, voire un an, avant de montrer des signes d'amélioration. Les lésions graves, comme la cirrhose, peuvent ne pas guérir complètement, mais peuvent néanmoins être prises en charge avec des soins appropriés.
Parmi les autres causes de cirrhose figurent l'hépatite B, l'hépatite D et l'hépatite auto-immune ; les maladies qui endommagent ou détruisent les voies biliaires, les maladies héréditaires et la stéatose hépatique non alcoolique ; ainsi que les médicaments, les toxines et les infections.
En conclusion, les résultats suggèrent qu’une consommation élevée des trois types d’alcool entraîne un risque accru de cirrhose, mais que les consommateurs de vin présentent un risque moindre que les consommateurs de bière et de spiritueux .
En général, les dommages au foie qui caractérisent la cirrhose sont permanents. Il est impossible de réparer intégralement la cicatrisation, mais elle peut s'atténuer (régresser) au fil du temps, tout comme on voit s'estomper graduellement les cicatrices sur la peau.
Le stade F1 désigne une fibrose légère, le stade F3, une fibrose sévère. On parle de cirrhose à partir du stade F4, lorsqu'il existe dans tout le foie une quantité exagérée de tissu cicatriciel. Sous certaines conditions, la cirrhose est réversible.
Elle peut être asymptomatique ou accompagnée de symptômes tels que fièvre, jaunisse, fatigue, augmentation de volume, sensibilité et douleur du foie, et conduire à des problèmes plus graves tels qu'un saignement digestif et une dégradation de la fonction cérébrale.
Le jus de citron, un puissant allié pour nettoyer le foie
Le jus de citron est un excellent allié pour stimuler la digestion et possède une grande action détoxifiante.
Le vin rouge est la pire boisson alcoolisée pour la peau, surtout en présence de rosacée (vaisseaux sanguins dilatés en permanence qui rendent la peau rouge et dans certains cas provoquent des irritations, des boutons, et des plaques sèches et rugueuses, NDLR).
Comment meurt-on d'une cirrhose du foie ? Dans le cas d'une cirrhose du foie, ce sont les complications qui peuvent compromettre le pronostic : Les varices œsophagiennes et gastriques peuvent se rompre, pouvant être responsables d'hémorragies. Des infections peuvent survenir car le système immunitaire est compromis.
L'ascite est un signe marquant de la progression vers la phase décompensée de la cirrhose et est associée à un mauvais pronostic et à une mauvaise qualité de vie ; la mortalité est estimée à 50 % en 2 ans.
Environ 200 000 personnes sont atteintes de cirrhose en France, dont 30% ont atteint le stade sévère de la maladie. On estime à 10 000 à 15 000 le nombre de décès qui lui sont associés chaque année. Le diagnostic survient en moyenne à l'âge de 50 ans.