311-3 du code de l'action sociale et des familles affirme ainsi que le consentement doit être « systématiquement recherché » lors de l'entrée en EHPAD. La loi précise que c'est le cas « lorsque la personne est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision ».
1. Le principe du consentement : un droit fondamental. En France, toute personne majeure dispose du droit de choisir son lieu de résidence. Ainsi, une admission en EHPAD ou résidence senior nécessite son consentement libre et éclairé.
La personne ne se sent plus en sécurité chez elle. Par exemple, elle fait régulièrement des chutes. Cela risque de compromettre sa capacité à continuer à vivre chez elle, notamment si elle doit utiliser les escaliers pour accéder à certaines pièces. Si la personne ne se sent pas en sécurité chez elle, cela peut également affecter sa confiance en elle et engendrer de l'anxiété.
Entre 2015 et 2019, la population en établissement a vieilli. Fin 2019, la moitié des résidents (tous établissements et types d'accueil confondus) ont plus de 88 ans, soit 7 mois de plus qu'en 2015 (encadré 2 et tableau complémentaire C). L'âge moyen est de 86 ans et 1 mois, contre 85 ans et 9 mois en 2015.
Les limites du maintien à domicile
Quels sont les inconvénients du maintien à domicile ? Isolement, charge pour les aidants, adaptation complexe du logement et gestion administrative lourde peuvent rendre le maintien à domicile difficile sur le long terme.
#1.
Que l'on reste en pyjama toute la journée ou que l'on se détende en tenue décontractée, il n'y a aucune pression pour avoir une certaine apparence, se comporter d'une certaine manière ou être d'une certaine façon. Chez soi, on se sent le plus à l'aise car on peut être soi-même dans son propre environnement .
À qui s'adressent les EHPAD ? Les EHPAD s'adressent à des personnes âgées de plus de 60 ans qui ont besoin d'aide et de soins au quotidien.
Compris entre 1 900 € et 3 500 €, le coût mensuel d'un séjour en maison de retraite résulte de multiples facteurs. Parmi eux, la localisation, le type d'hébergement, les prestations proposées et le niveau de dépendance du résident sont les éléments les plus déterminants.
Parmi les décès, les 3/4 ont lieu au sein de l'EHPAD, 1/4 après un transfert à l'hôpital. Sur 100 résidents en moyenne présents au 1er janvier d'une année, 20 meurent dans l'année. Durée médiane de séjour : 2 ans (2,5 ans pour les sorties par décès).
En France, le titre d'obligation alimentaire impose aux enfants de contribuer financièrement si la personne âgée ne peut pas payer. Cependant : Le montant dépend des revenus et charges des enfants. Le conseil départemental peut ajuster ou réduire l'obligation en fonction de la situation familiale.
La loi indique clairement que l'entrée en EHPAD ne peut être décidée que par la personne âgée elle-même, tant qu'elle a toutes ses facultés cognitives. Même une personne faisant l'objet d'une mesure de protection juridique peut s'opposer à un placement en maison de retraite.
La procédure pour sortir d'un Ehpad
Évaluation : L'équipe médicale vérifie qu'il n'y a pas de contre-indication à la sortie. Préparation : Si besoin, l'équipe aide le résident à se préparer (médicaments, vêtements adaptés, etc.). Enregistrement : La sortie est notée dans un registre pour des raisons de sécurité.
Le refus d'entrée en Ehpad, surtout lorsque le sénior refuse toute forme de discussion, représente un problème majeur. En effet, même si la décision du placement vient de ses proches, le consentement de la personne concernée reste indispensable. La situation est la même s'il y a lieu d'altération physique ou mentale.
Les personnes concernées par cette obligation sont généralement : - Les enfants, y compris les adoptés, - Les petits-enfants, dans certains cas, - Les gendres et belles-filles (ces derniers ne sont plus concernés par l'obligation alimentaire si leur conjoint et leurs enfants communs sont décédés).
La tutelle
Le juge des contentieux de la protection fixe la durée de la mesure, laquelle peut être allégée à tout moment. Le tuteur doit rendre compte chaque année de la gestion des comptes de la personne sous tutelle.
Selon la situation et le type d'établissement, les résidents peuvent percevoir l'APL ou l'ALS, versées par la CAF ou la MSA. Elles contribuent à réduire le reste à charge, leur montant dépendant des revenus et de la localisation. Bon à savoir : l'APL est accordée uniquement dans les établissements conventionnés.
En 2023, le prix journalier moyen de l'hébergement permanent en EHPAD s'établit à 63,50 euros pour une chambre seule habilitée à l'ASH et à 95,60 euros pour une chambre seule non habilitée. Les EHPAD publics et privés – lucratifs ou non – voient tous leurs prix augmenter.
Prix moyen des EHPAD par mois et par département en 2025
Le prix moyen en maison de retraite en 2025 atteint 2 628 € par mois. Tel est actuellement le coût en France en chambre seule non habilitée à l'aide sociale (ASH). Si la place est habilitée ASH, la moyenne nationale descend à 2 214 €.
Aussi, si le niveau d'autonomie du demandeur n'est pas en adéquation avec les possibilités de prise en charge de la structure, l'EHPAD peut opposer un refus d'admission.
L'Apa ne fait l'objet d'aucune récupération des sommes reçues ni du vivant, ni au décès de la personne âgée. L'Apa est exonérée d'impôt.
Plus de 1 800€ par mois : c'est le coût moyen mensuel qu'il faut compter en Ehpad. Une somme importante parfois très difficile à assumer.
Les chercheurs soulignent également que le fait de rester chez soi n'est pas toujours motivé par le goût de la solitude ou un sentiment de sécurité affective . Parfois, d'autres raisons, moins saines, nous empêchent de sortir. Il peut s'agir, par exemple, d'anxiété sociale, de la peur du jugement ou du sentiment de ne pas être à sa place.
Vouloir passer du temps à l'intérieur, chez soi, pour se détendre est tout à fait naturel. Mais rester enfermé entre quatre murs 24h/24 risque d'augmenter les niveaux d'anxiété et les troubles du sommeil, rappellent les spécialistes.
Le risque de développer des habitudes comme le tabagisme et la consommation d'alcool est plus élevé, notamment chez les adolescents. De plus, nombre d'entre eux présentent des signes de troubles mentaux tels que l'anxiété et la dépression. Un mode de vie prolongé en intérieur peut entraîner une santé générale dégradée et un risque accru de maladies chroniques tout au long de leur vie .