L'âme et le corps se situent dans le lieu sensible (lieu fait d'illusions) : le vrai lieu est le lieu intelligible. En mourant, lorsqu'on est philosophe, notre âme a une chance de regagner le lieu intelligible, c'est pourquoi Socrate n'avait pas peur de mourir et était « pressé » de regagner ce lieu, le plus réel.
En effet, la véritable raison de la quiétude socratique est ailleurs : elle vient de ce qu'il pense que la mort correspond à une expérience mais qu'elle n'est pas nécessairement un mal, et qu'elle peut être au contraire un bien pour son âme, donc pour lui-même.
Alors que sa défense dans l'Apologie était déjà audacieuse, le discours final de Socrate apparaît encore plus provocateur. Il déclare notamment n'avoir aucune raison de craindre la mort , mais qu'au contraire, la peine capitale qu'il vient de recevoir peut être considérée comme une bénédiction.
Socrate dit qu'il n'a pas peur de la mort parce que seuls les dieux savent ce qu'il y a après la mort. Ensuite, quelque chose du genre "il est inutile d'avoir peur de l'inconnu". Pourquoi n'aurait-il pas peur de l'inconnu ?
Chez Socrate la mort est essentiellement pensée, elle est tragique pour ses amis et non pour lui-même, Socrate dépasse la mort comme événement par l'idée même qu'il a de la mort, Socrate a exorcisé la mort par la philosophie puisque « philosopher c'est apprendre à mourir ».
Craindre la mort, c'est se croire sage quand on ne l'est pas ; c'est croire savoir ce que l'on ignore . Nul ne sait si la mort ne se révélera pas, en fin de compte, la plus grande des bénédictions pour l'être humain ; et pourtant, on la craint comme si l'on savait avec certitude qu'elle est le pire des maux.
Ainsi pour Épicure, philosophe grec (342 av. J-C – 270 av. J-C), il ne faut pas avoir peur de la mort puisqu'il n'y a plus d'âme pour ressentir la douleur, la peine. En effet selon lui, notre âme, comme toute chose, est un composé d'atomes qui se désagrège lors de la mort.
Déjà presque toute la région du bas-ventre était froide ; découvrant son visage (car il se l'était couvert), Socrate dit – et ce furent là les derniers mots qu'il prononça : « Criton, nous devons un coq à Esculape. Payez cette dette, ne soyez pas négligents.
Spinoza bannit cette préoccupation au point d'en faire l'objet auquel le sage pense le moins. « L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie »1.
La plupart des gens pensent que mourir serait néfaste et, par conséquent, ils le craignent. Cette crainte est-elle rationnelle ? Le philosophe grec Épicure (341-270 av. J.-C.) répond par la négative. Il soutient que la mort – en tant qu’extinction définitive de la conscience – n’est pas un mal, et que nous ne devrions donc pas la craindre.
Finalement, il en vint à affirmer qu'en rejetant sa sentence et en tentant de s'évader de prison, il commettrait des actes injustes et moralement injustifiables . Il décida donc d'accepter sa peine de mort et son exécution.
Acte d'accusation dirigé contre Socrate : Mélétos de Lampsaque accuse, sous la foi du serment, Socrate d'Alopèce, fils de Sophronisque, des crimes suivants : Socrate est coupable de ne pas croire aux Dieux reconnus par la Cité et d'en introduire de nouveaux ; il est également coupable de corrompre la jeunesse.
Définitions de Philosophes : – Platon : [La mort], « est-ce autre chose que la séparation de l'âme d'avec le corps ? On est mort, quand le corps, séparé de l'âme, reste seul, à part, avec lui-même, et quand l'âme, séparée du corps, reste seule, à part, avec elle-même »…
Dans la tradition philosophique, la sagesse et la morale nous enjoint de ne pas craindre la mort parce qu'elle n'est, en fait, rien pour nous. Elle est logiquement un non-être, un néant, la négation de l'être et de l'existence. Et il est absurde de craindre ce qui n'est pas.
La mort nous délivre des tourments du monde sensible, les maladies, la douleur… et c'est pourquoi « le corps est le tombeau de l'âme » (sôma sêma) (Cratyle). Au fond, à la mort, on n'enterre que le corps. Pour les vrais philosophes, la mort, explique Platon, n'est donc que la libération de l'âme.
Les premières minutes : en raison du manque d'oxygène, les cellules cessent de fonctionner et commencent à s'assécher, à tomber et à se décomposer. Le processus de putréfaction commence à ce stade. De plus, les organes lâche un à un, en commençant par le foie puis le pancréas puis les reins.
Le philosophe romain Sénèque, accusé d'avoir participé à une conjuration contre l'empereur Néron, a reçu l'ordre de se suicider.
C'est qu'en effet il ne peut rien arriver de mal à tout honnête homme, ni dans la vie, ni dans la mort ; jamais les dieux immortels ne se désintéresseront de ces affaires, et ce qui m'arrive à moi-même aujourd'hui n'est pas l'effet du hasard.
L'angoisse de mort existentielle est donc normale tant qu'elle ne perturbe pas la vie quotidienne. Mais dans certains cas, elle devient une vraie phobie, une peur irraisonnée qu'il faut soulager. Bon à savoir : il existe une autre forme d'angoisse qui concerne les bébés, appelée l'angoisse de séparation.
« Je sais que je ne sais rien. » – Socrate.
Libertin, il est le disciple, l'ami et l'amant occasionnel de Socrate ; c'est dans la bouche d'Alcibiade que Platon place son portrait de Socrate dans Le Banquet ; dans son Gorgias, Platon fait également dire à Socrate qu'il aime Alcibiade. Ils ont été compagnons d'armes, et Socrate lui sauve la vie en 432 av.
Le philosophe athénien Socrate est accusé par Mélétos de corrompre la jeunesse, de nier les dieux de la cité et d'introduire des divinités nouvelles à Athènes. Socrate est condamné à mort par le tribunal de l'Héliée, à Athènes, en 399 avant J. -C.
Quoi qu'il en soit, Épicure affirme qu'il n'y a aucune raison de craindre la mort. En effet , une fois mort, on n'est plus vivant, et tant qu'on est vivant, on n'est pas mort . Par conséquent, au moment de la mort, on perd toute conscience et tout sentiment négatif.