L'ambition sociale, l'ambition amoureuse, qui semblent ses principales passions, le conduisent au meurtre qu'il tente froidement sur la personne de Mme de Rênal. Les jurés voient en lui « un paysan qui s'est révolté contre la bassesse de sa fortune », et ce n'est pas entièrement faux.
C'est alors qu'une lettre envoyée par Mme de Rênal sous la dictée de son confesseur hostile à Julien, dénonce le jeune homme au marquis comme un arriviste séducteur et hypocrite, et vient anéantir son avenir radieux. Dans un accès de fureur, Julien retourne à Verrières où il tire sur Mme de Rênal.
Julien se rend précipitamment à Verrières avec une idée fixe : se venger de madame de Rênal : "Julien entra dans l'église neuve de Verrières [...] Il tira sur elle un coup de pistolet et la manqua [...] Il fut conduit à la prison [...] Dans quinze jours, la guillotine.
Emprisonné à Besançon, condamné à mort, Julien attend son exécution avec calme et presque avec impatience. Mme de Rênal, qui lui a pardonné, vient le voir tous les jours. L'amour qu'elle et Julien se portent rend Mathilde, qui a tout abandonné pour tenter de sauver Julien, à moitié folle de jalousie.
Elle dit à son père qu'elle veut épouser Julien. Celui-ci donne alors un titre de noblesse au jeune homme ainsi qu'un poste de lieutenant. Il reçoit alors une lettre de Madame de Rênal qui accable Julien. Elle le dénonce comme un ambitieux immoral.
L'arrivisme et le désir de réussite
Au début du roman, Julien Sorel est un jeune paysan de dix-neuf ans, admirateur de Napoléon, qui souhaite réussir et conquérir le monde. Mais ni la carrière militaire (le Rouge) ni la carrière ecclésiastique (le Noir) ne comblent ses ambitions.
Mais peu à peu se noue un amour conflictuel avec l'orgueilleuse fille du marquis, Mathilde de La Mole qui est très amoureuse de Julien. Pour Julien, Mathilde est désirable parce que les autres la désirent. C'est le rang social de Mathilde qui pousse le jeune homme à accepter cette liaison.
En dépit de toutes les tentatives pour le faire acquitter, Julien est finalement guillotiné. Mathilde prend le deuil et l'enterre elle-même, tandis que Mme de Rênal meurt trois jours plus tard de chagrin.
Le titre
Il est fondé sur le principe de l'opposition de deux couleurs, comme Le Rose et le Vert, nouvelle que Stendhal écrira en 1837 : le rouge, couleur connotant le sang, la passion, s'oppose ici au noir du deuil, de la mort.
Madame de Rênal est un personnage central dans Le Rouge et le Noir (1830) de Stendhal. Riche héritière de Franche-Comté, elle reçoit une éducation au Sacré-Cœur de Besançon et a été considérée comme « la beauté du pays ».
Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, naît à Grenoble en 1783 dans une famille conservatrice.
Mathilde de La Mole est donc une jeune aristocrate orgueilleuse, passionnée et romantique, qui cherche à s'extraire de l'ennui de son milieu par des gestes extraordinaires. Fascinée par la grandeur et la tragédie, elle est attirée par Julien Sorel parce qu'il représente un défi et une transgression.
Valenod. L'Abbé Pirard est, pendant 6 ans, abbé et directeur du séminaire de Besançon avant de démissionner en faveur d'une cure à Paris, obtenue grâce au marquis de la Mole. Il est le protecteur, confesseur et père spirituel de Julien pendant son séjour au séminaire et il éprouve une certaine affection pour lui.
Un roman réaliste
Dans Le Rouge et le Noir, comme d'ailleurs dans La Chartreuse de Parme, Stendhal dépeint un destin individuel, qui emprunte une trajectoire presque plausible, dans une société, celle de la Restauration, qui est peinte de façon crédible, malgré quelques pointes de caricature ou de critique.
Monsieur de Rênal : Maire de Verrières, il est celui qui recrute Julien en tant que précepteur pour ses enfants. Orgueilleux et colérique, il décline au fil du roman.
Julien Sorel est le fils d'un charpentier de Verrières, petite ville imaginaire du Doubs, dans une France encore marquée par la Restauration. Malgré son origine modeste, Julien est profondément cultivé et intelligent. Admirateur de Napoléon Bonaparte, il rêve d'une grande carrière, d'héroïsme et de gloire.
Quelle morale ? Le bonheur réside dans la simplicité, serait-ce là le message que tente de nous faire passer Stendhal dans son œuvre ? En effet, les dernières pages du roman laissent une grande place à Fouqué, un « esprit sage », qui s'avère être le seul véritable ami de Julien.
Dans un premier temps le pôle d'attraction majeur est Milan : c'est là que Stendhal vit l'Italie comme terre d'émancipation où règne la liberté de sentir et de penser, la terre promise de l'amour et de l'art.
L'ambition sociale, l'ambition amoureuse, qui semblent ses principales passions, le conduisent au meurtre qu'il tente froidement sur la personne de Mme de Rênal.
Le Rouge et le Noir : c'est d'abord le titre d'un roman de Stendhal ... Mais quel rapport avec l'histoire de l'Alsace ? Dans l'histoire, le rouge et le noir symbolisent des pouvoirs différents, concurrents et souvent opposés : le rouge, la couleur de l'armée et de l'État, le noir, celle de la religion.
2Cet article porte sur des états scénaristiques relatant la première nuit que Julien Sorel, le protagoniste du récit, passe avec Mme de Rênal, sa première amante3.
Dans Le Réalisme du romantisme, Georges Pelissier explique pourquoi Stendhal est un écrivain à la fois romantique et réaliste.
Julien est décapité. Dans la voiture qui suit le corbillard, Mathilde garde la tête de Julien sur ses genoux (comme Marguerite de Navarre l'a fait pour son amant). Mme de Rênal, elle, meurt de désespoir trois jours après, en embrassant ses enfants.
Sorel est un théoricien de la violence. Il écrit Réflexions sur la violence, en 1908, et c'est alors en partisan du syndicalisme qu'il parle, contre un socialisme décrit comme allié de la démocratie bourgeoise, collaborant à l'enterrement de la lutte des classes.