La semaine dernière, toutes les enseignes ont subi des ruptures d'approvisionnement. La raison a été en partie logistique. À cause des intempéries, notamment marquées par des chutes de neige sur une importante partie du pays, ou encore la tempête Goretti en Normandie.
Déséquilibre entre l'offre et la demande
« Les magasins sont livrés tous les jours et la production est constante. Le problème, c'est qu'on ne produit pas assez pour répondre à la demande, qui elle est en forte hausse », explique Alice Richard, directrice de l'interprofession des œufs (CNPO).
Bien souvent, cela est dû à des prévisions et des rapports inexacts . Autrement dit, le magasin n'a pas commandé suffisamment de stock car il n'a pas anticipé la demande. Et lorsque les clients viennent chercher des articles précis et ne les trouvent pas, ils repartent généralement les mains vides (et peut-être même mécontents).
Le produit bon marché se raréfie de plus en plus dans les rayons. En cause, notamment : la demande toujours plus importante et les dernières conditions météorologiques qui ont perturbé l'approvisionnement.
Selon elle, le manque d'œufs dans les rayons est dû à une mode de consommation et aux achats de masse face à la crainte de la rareté. Il faut rappeler les chiffres, la France est le plus gros producteur d'œufs en Europe. On est à 15,4 milliards en 2025 et 5% de plus en 10 ans.
Selon Steve Lyle, porte-parole du CDFA, la pénurie d'œufs est liée à la grippe aviaire, mais aussi à une hausse saisonnière de la demande. « Pendant les fêtes, la demande a augmenté dans les supermarchés, car davantage de repas ont été préparés à la maison, à une période de l'année où la production est stable, voire faible », a-t-il déclaré.
Avec la diminution du nombre de poules pondeuses, la production a baissé . Cette pénurie d'œufs fait grimper la demande et renchérit leur prix. Au dernier trimestre 2024, les prix ont augmenté de 11,2 %, selon le Bureau australien des statistiques.
2025, l'année où tout bascule pour les grandes enseignes françaises ?
Causes courantes de rupture de stock
Une mauvaise estimation des besoins en produits peut entraîner des stocks insuffisants. L'analyse des données de vente passées et l'utilisation de solutions de prévision de la demande client aident à mieux comprendre les tendances d'achat et à ajuster les stocks.
Évaluation et prise de décision
Nous analysons les données de vente, les taux de rotation des stocks et la rentabilité de chaque produit afin d'identifier les articles les moins performants. Les produits qui ne correspondent plus aux objectifs de l'entreprise ou à la demande des clients sont alors destinés à être retirés du marché.
Des pics de demande imprévus, dus aux fluctuations saisonnières ou à des promotions soudaines, peuvent mettre à rude épreuve les stocks et entraîner des ruptures de stock. Ne pas anticiper et planifier ces variations peut également conduire à des ruptures de stock. Problèmes de qualité des produits.
FAQ – Pénurie alimentaire
Elles peuvent être liées à des perturbations logistiques, des événements climatiques, des tensions géopolitiques ou à une inflation rapide des prix. Même sans effondrement brutal, ces situations peuvent réduire l'offre disponible et compliquer l'accès normal à l'alimentation.
Il est aussi structurel, parce qu'un territoire sans commerce perd de sa valeur, de son attractivité, de son dynamisme. Et dans une économie déjà sous tension, la moindre faiblesse locale peut entraîner des déséquilibres beaucoup plus larges, invisibles au début, mais lourds à corriger par la suite.
La combinaison d' un chiffre d'affaires par employé plus élevé, d'un nombre d'articles plus faible par rapport aux ventes et de problèmes de personnel constitue une « tempête parfaite » qui provoque les rayons vides des supermarchés.
En 2023, d'autres produits alimentaires pourraient être touchés par de possibles pénuries, en voici des exemples :
Plusieurs solutions existent pour les aider à éviter ce gaspillage et revaloriser leurs produits.
Produits frais et agriculture – Hausse des coûts et disponibilité limitée. Importations menacées : avocats, tomates, poivrons, baies, bœuf, porc, produits laitiers. Les importations de viande et de produits laitiers en provenance du Canada sont également menacées, ce qui entraîne une hausse des prix. Risques liés à la chaîne d’approvisionnement : volatilité des prix et pénuries de fruits et légumes frais, de bœuf et de produits laitiers.
Causes des ruptures de stock
Entre les écarts de livraison, les produits égarés, les retours et les marchandises volées , les détaillants constatent que les chiffres d'inventaire qu'ils ont sur papier (ou à l'écran) ne correspondent souvent pas à ce qu'ils ont dans leurs magasins.
Trente magasins GiFi vont définitivement fermer leurs portes d'ici 2026, remplacés un à un par Grand Frais dans plusieurs zones commerciales du pays.
Une nouvelle stratégie
Une fermeture qui concerne uniquement des magasins jugés trop petits pour fournir les nouveaux services mis en place par le groupe. En effet, Inditex souhaite se tourner davantage vers le vente en ligne.
Depuis la pandémie de Covid-19, la mode haut de gamme en centre-ville est fortement impactée par l'évolution des goûts des consommateurs, la forte hausse des coûts et l'essor des boutiques en ligne de vêtements de qualité. Parmi les entreprises ayant rencontré des difficultés ces dernières années figurent River Island, Whistles, Phase Eight, Jaeger et Ted Baker.
Malgré la baisse des prix des œufs pour la seconde moitié de 2025 , les prix moyens de chaque mois de l'année écoulée restent supérieurs à ceux de l'ensemble de 2020, 2021, du début de 2022, de la majeure partie de 2023 et du premier semestre 2024. Cela est cohérent avec d'autres tendances alimentaires.
En cause, l'épidémie de grippe aviaire qui touche le pays depuis 2022, mais qui s'est nettement aggravée ces derniers mois outre-Atlantique. Plus de 111 millions d'oiseaux, principalement des poules pondeuses, ont été infectés ou abattus entre février 2022 et janvier 2025, réduisant ainsi l'offre.
En 2018, la Chine a produit 466 milliards d'œufs (34% de la production mondiale), ce qui en fait de loin le plus gros producteur. La Chine est suivie par l'UE, les États-Unis et l'Inde, ces quatre premières régions produisant près de 60% des œufs dans le monde.