Il permet d'abord de se mettre en présence de Dieu et de se placer sous sa protection et sa bénédiction. Il invite également le croyant à se rappeler de son baptême, lorsque le prêtre qui a versé de l'eau sur son front le fait ainsi entrer dans la communauté des chrétiens.
Ces trois doigts symbolisent la Trinité (Père, Fils et Esprit) et se réunissent à leur sommet pour marquer que Dieu est Un. Les deux autres doigts, repliés sur la paume, représentent les deux natures (humaine et divine) du Christ.
Le signe de croix a donc un deuxième sens. En plus du souvenir de son baptême, le chrétien fait mémoire de la mort du Christ, qui a donné sa vie pour sauver tous les hommes. "Nous nous souvenons tous en faisant ce signe, du mystère du Vendredi saint, où Jésus meurt humblement, discrètement, et il meurt pour nous."
Le signe de croix exprime, à l'ouverture, la conscience qu'a le peuple d'être rassemblé par le Dieu trois fois saint, et, à l'envoi, la conviction que nous sommes envoyés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit pour être témoins de Dieu parmi les hommes.
ORIGINE DU SIGNE DE CROIX
Jésus lui-même a sans doute fait ce geste de bénédiction. Nous l'aurions spontanément interprété comme “signe de croix”, alors qu'il s'agissait de l'onction traditionnelle en forme de tav, signifiant l'importance vitale de la Torah pour devenir juste devant Dieu.
Références bibliques
Sa référence est biblique. Dans le livre d'Ezéchiel (9, 3-4), il en fait mention: "Passe à travers la ville, à travers Jérusalem, et marque d'une croix au front ceux qui gémissent et qui se lamentent sur toutes les abominations qu'on y commet".
On attribue à l'empereur Constantin Ier (280 - 337) non seulement la fin de la persécution des chrétiens et la légalisation de leur foi au IVe siècle, mais aussi le fait d'avoir fait de la croix le symbole de cette religion.
Aujourd'hui, le signe de croix est le signe des chrétiens, un geste qu'on fait parfois sans même y penser. En réalité, il a une signification très profonde. Si les protestants le pratiquent peu, il est toujours en vigueur chez les catholiques et les protestants... qui ne le font pas de la même façon.
L'assemblée effectuait donc son signe de croix de la droite vers la gauche. Après le schisme de 1054, les catholiques ont pris l'habitude d'effectuer le geste dans l'autre sens (de gauche à droite) tandis que les orthodoxes ont conservé le schéma d'origine (de la droite vers la gauche).
Instrument de supplice sur lequel on attachait ou clouait les condamnés à mort. Pour les chrétiens, la croix, en raison de la condamnation et de la mort de Jésus est symbole du mystère pascal et signe de salut pour l'humanité. Elle révèle l'amour infini de Dieu dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité.
Le signe de croix est un geste rituel effectué par les chrétiens, en particulier les catholiques, qui consiste à tracer une croix symbolique sur son corps.
La majorité des protestants croit à la présence de Jésus de manière spirituelle dans l'assemblée lors de la Cène : la Cène ne se réduit donc pas à un symbole. Cette position existe toutefois également mais reste minoritaire.
Oui, bien sûr. Quelques-uns d'entre nous dans ma classe de RCIA le font, même si on n'est pas baptisés. En plus, tu peux demander à un prêtre de la bénir pour toi aussi, même si tu n'es pas baptisé.
Dans le Catéchisme de l'Église catholique
Le baptisé voue la journée à la gloire de Dieu et fait appel à la grâce du Sauveur qui lui permet d'agir dans l'Esprit comme enfant du Père. Le signe de la croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés.
Faire le signe de la croix (fêtée le 14 septembre), seul ou en groupe, c'est marquer notre appartenance au Dieu Père, Fils, et Saint-Esprit. La croix est devenue un signe de bénédiction par la mort et la résurrection du Christ.
Son explication ne portait pas sur le fait que la gauche était mauvaise, mais sur le fait que signer avec la main droite signifie se joindre à toute l'assemblée à l'unisson. De cette façon, la communauté agit comme un seul corps dans le Corps du Christ.
La croix s'est imposée comme un signe de foi jusqu'à devenir le symbole universel du christianisme. Elle incarne l'amour divin, le sacrifice de Jésus et la renaissance.
Le geste de baiser le pouce après avoir fait le signe de la croix est une forme de dévotion et de respect envers la Trinité, symbolisée par la croix.
On commence par mettre la main droite au front en disant "Au nom du Père" puis on déplace la main au bas de la poitrine en y associant les mots "et du Fils", on termine en portant la main à l'épaule gauche, non pas en s'arrêtant à la clavicule, mais bien jusqu'à l'épaule et enfin à l'épaule droite en prononçant les ...
« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ne signifie pas « à leur place » mais « avec et pour eux ». Le sacrement de baptême est donné au « nom du Père et du Fils et du Saint-esprit » car, dans le baptême, c'est le nom du Seigneur qui nous sanctifie.
Sur les crucifix catholiques, Jésus est représenté crucifié par 3 clous (1 à chaque main, et 1 pour les pieds qui sont croisés l'un sur l'autre) ; au contraire, la croix orthodoxe fait apparaître 4 clous, car selon la tradition orthodoxe, les pieds de Jésus était cloué séparément sur l'appui-pieds.
Bien avant l'ère chrétienne, les hommes ont utilisé la croix. D'abord comme signe universel de marquage : objet, lieux, chemin, animal, etc.
Selon une idée très répandue, le signe @ provient de la ligature (fusion de deux caractères consécutifs) du mot latin « ad » (« à » ou « vers » en français) où le « a » et le « d » ont fini par se confondre. Pour écrire « ad », les moines écrivent alors un « a » enroulé par le « d » pour gagner du temps.
Avant la lecture de l'Évangile, l'évangéliaire est marqué du signe de croix. On fait aussi trois petits signes sur nos fronts, nos lèvres, nos cœurs, pour demander au Seigneur de les ouvrir à sa parole. Par sa parole proclamée, le Christ ressuscité est présent parmi nous.
Porter la croix sur soi est avant tout un acte de foi. Elle nous relie au mystère de la Passion du Christ : elle est le rappel constant du prix de notre rédemption. Le chrétien qui la porte accepte de suivre le Christ dans ses joies comme dans ses souffrances, et se soumet à la volonté divine avec confiance.