Des chercheurs Suédois (1) ont conclu que dormir moins de 5 heures par nuit exposait à un risque accru de mortalité (+ de 62 %) en comparaison avec les personnes dormant plus de 7 heures par nuit. Une conclusion pour le moins préoccupante car on estime que l'insomnie frappe près de 12% des Français.
Le sommeil profond par nuit, lui, possède une durée dont le pourcentage est de 25% en moyenne du sommeil total. Il prend donc environ 2h de temps par nuit chez l'adulte, et jusqu'à 3h chez l'enfant. Bon à savoir : la qualité du sommeil varie selon les individus, et ce tout au long de la vie.
Nous ne pouvons pas mourir de manque de sommeil sans avoir une autre pathologie associée.
Au bout de 3 nuits sans sommeil, le corps est sérieusement fragilisé et après une dizaine de jours, entre autres problèmes, le cœur faillit. Il existe une maladie génétique, l'insomnie familiale fatale, extrêmement rare et qui prive ceux qui en souffrent de sommeil.
En moyenne, la durée de sommeil idéale pour un adulte varie de 7 à 10 heures par nuit, divisées en 4 à 6 cycles de 90 minutes environ. Chacun connaît à peu près le nombre d'heures de sommeil dont il a besoin pour être en forme.
Bien que la quantité de sommeil nécessaire soit différente pour chacun, les scientifiques constatent que les personnes qui prétendent avoir besoin de seulement 3 heures de sommeil par nuit se tirent une balle dans le pied. On peut parler d'un manque de sommeil chronique lorsqu'on dort moins de 6 heures par nuit.
En effet, ceux qui dormaient 4h par nuit ou moins courraient le risque de mourir prématurément. Ce risque de surmortalité était de seulement à 25 % pour ceux qui dormaient au moins 7 heures.
Il est difficile de savoir exactement combien de temps on peut tenir sans dormir mais, selon certaines études, 72 heures sans sommeil serait le maximum que le corps pourrait supporter (avec énormément de difficultés bien sûr).
Sur le système cardiovasculaire
Il est aujourd'hui bien établi que la privation de sommeil augmente le risque de maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Après une nuit trop courte, il y a des risques immédiats : troubles de l'humeur, baisse de l'attention et problème de vigilance. À moyen terme, c'est une irritabilité importante qui peut s'installer, un risque de syndrome dépressif et surtout des difficultés d'apprentissage.
"Mourir de sommeil" serait-il possible ? Notre spécialiste du sommeil, le Dr Sylvie Royant-Parola, explique qu'"on ne meurt pas de sommeil. Même après trois jours d'éveil". Elle souligne que la privation de sommeil n'entraîne pas la mort en soi, "sauf, si le sujet souffre d'une pathologie cardiaque ou neurologique".
Vous pourriez survivre une nuit avec seulement deux heures de sommeil, mais les effets peuvent être immédiats et intenses : confusion mentale et baisse de la capacité d’attention, difficultés à prendre des décisions et pertes de mémoire, sautes d’humeur, irritabilité et hypersensibilité émotionnelle.
De nombreuses études ont démontré que le manque de sommeil ou le fait de dormir plus de neuf heures peut augmenter le risque d'accident vasculaire cérébral. Mais le lien entre AVC et sommeil ne s'arrêterait pas là.
Comparé à une nuit blanche, dormir 1 à 2 heures peut réduire la pression du sommeil et atténuer la fatigue au réveil . Cependant, un manque de sommeil présente plusieurs risques pour la santé, tels que : des difficultés de concentration et des troubles de la mémoire temporaires.
Marcher quelques minutes dans le couloir, chercher un café, boire un verre d'eau, faire des étirements, échanger avec ses collègues… sont autant de moyens efficaces pour rester alerte.
En résumé, oui, vous pouvez aller courir même si vous n'avez pas bien dormi.
En effet, le manque de sommeil aggrave l'anxiété, l'irritabilité, et provoque d'autres problèmes de santé : c'est un cercle vicieux qui se met alors en place. En outre, plus les crises d'angoisse nocturnes sont récurrentes, plus le moment du coucher devient une source d'anxiété, par crainte de vivre une nouvelle crise.
Le manque de sommeil n'entraîne pas de problèmes vitaux immédiats et ne nécessite donc pas de traitement d'urgence . Cependant, il peut augmenter le risque d'infarctus et d'AVC, deux urgences qui requièrent une prise en charge médicale immédiate.
De nombreuses études ont décrit l'impact à long terme du manque de sommeil sur l'état de santé : au-delà d'une dégradation de la qualité de vie, il aggrave les symptômes de maladies somatiques ou psychiatriques telles que les douleurs chroniques, le diabète de type 2 ou la dépression.
Peut-on survivre à une journée avec seulement 3 heures de sommeil ? Idéalement ? Non. Ne dormir que trois heures par jour peut entraîner un manque de sommeil , lequel a été associé à divers effets négatifs sur la santé émotionnelle, cognitive et physique.
Selon Michelle Drerup, la privation chronique de sommeil peut avoir de graves répercussions sur la vie quotidienne et augmenter les risques de déficience cognitive, de démence, de déséquilibre, de diabète de type 2, de surpoids, d'obésité, d'hypertension artérielle, de dépression, etc.
Dans l'insomnie familiale fatale, les symptômes peuvent commencer à la fin de la vingtaine et peu après les 70 ans de la personne (l'âge moyen est de 40 ans). Le décès survient habituellement 7 à 73 mois après le début des symptômes.
De sa part, l'Australian National Sleep Research Project indique que le record de privation de sommeil est de 18 jours, 21 heures et 40 minutes.
Vouloir passer du temps à l'intérieur, chez soi, pour se détendre est tout à fait naturel. Mais rester enfermé entre quatre murs 24h/24 risque d'augmenter les niveaux d'anxiété et les troubles du sommeil, rappellent les spécialistes.
D'après le baromètre de Santé Publique France, le temps de sommeil des adultes était en moyenne de 6 heures 42 minutes par 24 heures durant la semaine (ou les jours travaillés) en 2017, soit en dessous des 7 heures minimales quotidiennes habituellement recommandées.