Bien qu'il soit encore méconnu, le traitement silencieux au travail est une forme de violence psychologique qui ne doit pas être niée ou minimisée. En alertant vos supérieur·es, vous montrez également à votre abuseur que sa stratégie de manipulation ne fonctionne pas et le mettez face à ses responsabilités.
Il peut s'agir d'une forme passive-agressive de violence psychologique dans laquelle le mécontentement, la désapprobation et le mépris sont manifestés par des gestes non verbaux tout en gardant le silence. La psychologue clinicienne Harriet Braiker l'identifie comme une forme de punition manipulatrice.
Une personne alexithymique rencontre de nombreuses complications au quotidien liées au manque de discernement de ce qu'il ressent. Difficultés à s'exprimer, manque d'empathie, faible sensibilité… C'est un trouble qui peut rapidement mener à la dévalorisation de soi et à l'isolement.
Oui, le silence peut être une forme de maltraitance . Cela peut être le cas si une personne : cherche à blesser ou à punir une autre personne par son silence ; recherche des alliances avec d’autres, les incitant à l’ignorer également.
Lorsque nous n'admettons pas plus de mots de l'autre, nous réduisons radicalement la possibilité de clarifier les malentendus, les points de vue, les opinions, la colère ou les revendications. C'est en même temps un signe de faiblesse et d'abus de pouvoir de la part de ceux qui se taisent.
Dans les relations interpersonnelles, le silence peut revêtir de nombreuses significations. Il est ambigu et peut exprimer une multitude d'émotions, de la joie au bonheur, en passant par le chagrin, la gêne, la colère, le déni, la peur, le retrait de l'acceptation ou de l'amour . Son interprétation dépend du contexte.
Tout d'abord, le silence exprime parfois un repli, notamment lorsqu'une conversation est trop lourde émotionnellement ou qu'il persiste un désaccord entres les personnes et que les conditions ne sont pas réunies pour prendre une décision.
Quatre types de silence : conversationnel, thématique, textuel et situationnel . Typologie du silence. Sept modalités du silence : l’impensable, l’indicible, l’ineffable, l’inarticulable, l’imperceptible, l’inconnaissable et l’inconceptualisable.
En psychologie, le silence peut aussi refléter des mécanismes de défense : l'évitement d'un conflit ou l'expression inconsciente d'une blessure non résolue. Une personne peut choisir de se taire pour ne pas blesser ou pour se protéger. Ce silence peut être mal interprété et devenir source de souffrance.
Parfois, un détail compte plus que tout. Dans cette optique, il arrive que l'incertitude ou le manque de connaissances nous laissent perplexes quant aux mots à employer. Garder le silence face à l'incertitude peut, involontairement, perpétuer un sentiment de négligence ou d'isolement .
Dans le silence se cache souvent la vérité, c'est parfois un refuge où l'on peut se retrouver. Il parle à ceux qui savent l'écouter, et son impact peut être une symphonie à contempler. Critiquer le silence, c'est oser le questionner, ce qu'il dissimule, sans jamais dévoiler.
Le silence apaise votre système nerveux
Éliminez les sources de bruits qui vous dérangent vous permet de reposer vos oreilles mais surtout votre système nerveux qui réagit fortement car des bruits sont vécus comme des agressions. Vous serez donc plus zen.
Le concept de mutisme sélectif (autrefois nommé « mutisme électif » et parfois dénommé « mutisme extrafamilial », notamment par les tenants de la psychologie transculturelle) est une incapacité de parler (aphonie), qui ne survient que dans certaines situations, souvent en situation de stress.
La punition par le silence : le miroir inversé
Parfois, le pervers narcissique répond au silence par le silence. Il cesse lui aussi de communiquer, espérant que cette absence sera plus insupportable pour la victime que pour lui. Cette stratégie joue sur la dépendance affective qui a pu se développer.
Il est important de noter que le silence face à la douleur ou à un traumatisme est un mécanisme d'adaptation naturel et valable . Cependant, un silence prolongé peut entraver le processus de guérison.
« Il ne me parle pas assez », « Elle ne voit jamais les efforts que je fais », « Nous n'arrivons pas à avoir d'orgasme en même temps », « Quand je veux, c'est elle qui ne veut pas »... sont les plaintes le plus souvent entendues en consultation.
Les personnes calmes ont un style cognitif qui privilégie la profondeur
Cela peut donner l'impression qu'ils sont lents ou désintéressés, mais il s'agit en réalité d'une volonté d'être précis et logiques dans leurs échanges. Ce ne sont pas de simples apprenants passifs, mais des penseurs actifs qui élaborent des modèles mentaux complexes.
La solution : Accueillez le silence de l'autre comme une forme d'expression sans chercher à l'interpréter. Et puis laissez faire ! Ne vous braquez-pas de l'attitude de l'autre ! Enfin prenez ce silence imposé pour vous, c'est vrai, comme une occasion de prendre du recul dans une discussion.
Le silence est souvent perçu comme un vide, un manque de réponse ou une gêne. Pourtant, il joue un rôle dans la communication. Il peut signifier l'accord, le désaccord, l'écoute ou la réflexion. Un silence bien placé peut renforcer un message et lui donner plus d'impact.
Q : Pourquoi le silence est-il puissant ? R : Le silence réduit les influences extérieures et amplifie la conscience intérieure . Il offre un espace propice à l'introspection, à une réflexion plus profonde et à une plus grande clarté émotionnelle.
Dans un environnement calme, l'organisme va réduire le rythme cardiaque, la pression sanguine, la respiration et stabiliser le rythme des ondes cérébrales. Il produira une sensation de calme intense pour ainsi favoriser son bien-être, physique et mental.
Même ces moments de silence spontané, souvent négligés, peuvent être un atout précieux pour les relations. Le silence se révèle particulièrement enrichissant lorsqu'il est motivé par une intention intrinsèque. Ces instants de silence contribuent à renforcer l'intimité entre les partenaires ; ils font état d'un sentiment de connexion et d'une meilleure compréhension mutuelle.
Citation philosophique sur le silence
« Il y a des silences qui sont de dangereux explosifs ! » « Un silence peut être parfois le plus cruel des mensonges. »
Le silence aide notre cerveau à se reposer et à réfléchir, améliorant ainsi la concentration et les capacités de mémorisation. En stimulant le renouvellement des fonctions cognitives, l'absence de bruit contribue à optimiser les performances intellectuelles et favorise la mémoire.
Dans le domaine de la communication, le silence est souvent éloquent. Ne rien dire dans certaines situations en dit long, que ce soit lors d'une présentation, d'une négociation, d'un débat animé ou d'une dispute avec un collègue ou un membre de la famille.