Les taux dits « normaux » de TSH fluctuent entre 0,4 et 4 mUI/l ce qui en fait une fourchette assez large. En deçà et au-delà de ces taux, il est préférable de demander en fonction de la clinique, un dosage de T4 libre (T4L) pour mieux évaluer la présence éventuelle d'une pathologie.
On parle d'hypothyroïdie fruste lorsque la TSH dépasse 4 mUI/L avec une T4L normale sur deux prélèvements successifs, et d'hypothyroïdie avérée lorsque la TSH est élevée (généralement au-delà de 10 mUI/L) avec une T4L basse.
Sans traitement approprié, une TSH basse peut entraîner des complications graves comme : crise aiguë thyrotoxique (CAT) ou « orage thyroïdien » : complication rare mais grave provoquant une accélération du métabolisme, de la fièvre, des troubles cardiaques et un état de confusion.
On parle d'hypothyroïdie avérée lorsque la TSH est supérieure à 10 mUI/L et l'hormone T4L est inférieure à l'intervalle de référence du laboratoire où a eu lieu le dosage.
Un taux élevé de TSH signifie que la thyroïde ne produit pas assez d'hormones thyroïdiennes : l'hypophyse doit donc sécréter plus de TSH afin de stimuler la production d'hormones T3 et T4. Un taux élevé de TSH peut être le signe précoce d'une hypothyroïdie.
Il existe une association entre l'élévation de la TSH > 10 mUI/L et le risque cardiovasculaire dans certaines études observationnelles. Cette association est moins évidente chez les personnes âgées chez qui une élévation modérée de la TSH peut témoigner d'adaptations physiologiques.
En cas de cancer de la thyroïde, le taux de TSH est généralement normal. Si le médecin suspecte un cancer médullaire de la thyroïde, il prescrit un dosage sanguin de la calcitonine (hormone intervenant dans le métabolisme du calcium et du phosphore) et un bilan phosphocalcique.
La limite supérieure du taux de TSH augmente avec l'âge. Par souci de simplicité, il est recommandé en pratique clinique d'utiliser l'âge du patient (décennie) divisé par 10 chez les sujets de plus de 60 ans : par exemple, ≤ 8 mIU/L pour un sujet de 80 ans.
Les stratégies de traitement varient, mais toutes débutent par un nouveau dosage de la TSH afin de confirmer son élévation. Si la TSH est supérieure à 10 mUI/L lors de ce nouveau dosage, un traitement par lévothyroxine est instauré . Si la TSH est légèrement élevée (au-dessus des valeurs de référence, mais inférieure à 10 mUI/L), certains experts recommandent un traitement de routine.
On parle d'hyperthyroïdie lorsque les taux sanguins de T3/T4 sont anormalement élevés de manière durable. Cette production excessive d'hormones thyroïdiennes augmente le métabolisme de manière générale et produit donc une grande variété de symptômes.
Une consommation excessive d'hormones thyroïdiennes de substitution. Une suppression centrale liée à un dysfonctionnement hypophysaire ou à une tumeur. De plus, certains médicaments ou facteurs temporaires peuvent réduire la TSH.
L' hypothyroïdie peut causer les problèmes suivants :
Des complications apparaissent si l'hyperthyroïdie n'est pas traitée et que les taux d'hormones thyroïdiennes dans le sang sont très élevés : la crise aiguë thyrotoxique, rare, caractérisée par de la fièvre, de fortes palpitations, une agitation, une déshydratation, un état de faiblesse et de confusion.
Cela passe par la prise quotidienne et à horaires réguliers d'un médicament à base de lévothyroxine, la forme synthétique de la T4. Une amélioration des symptômes est généralement observable chez l'adulte dans les 3 premières semaines.
TSH entre 10 et 20 mUI/L : contrôle TSH et T4L à 3-6 mois. Discuter l'introduction d'un traitement au cas par cas, en fonction des symptômes, des comorbidités cardiovasculaires et de la valeur de T4L. TSH > 20 mUI/L : débuter un traitement, même en l'absence de symptômes.
Diagnostic de l'hypothyroïdie
Habituellement, l'hypothyroïdie peut être diagnostiquée par un simple dosage sanguin : le dosage de la TSH. Si la thyroïde est hypoactive, le taux de TSH est élevé. Dans les rares cas d'hypothyroïdie par sécrétion insuffisante de la TSH, un autre dosage sanguin est nécessaire.
Le taux de TSH est habituellement compris entre 0,4 et 4 mUI/L. Le taux de TSH peut varier ponctuellement sans que cela soit révélateur d'une pathologie. Le taux de TSH augmente également de façon normale avec l'âge.
Quels sont les symptômes de l'hypothyroïdie ?
Lorsque les taux de T4 et de T3 sont trop bas pour répondre aux besoins de l'organisme (hypothyroïdie), l'hypophyse réagit en sécrétant plus de TSH afin de surstimuler la thyroïde. Dès que les taux de T4 et de T3 sont rétablis, la sécrétion de l'hypophyse revient à la normale.
L'hyperthyroïdie touche environ 1 % des personnes, mais elle est plus fréquente chez les personnes âgées. Elle est souvent plus grave chez les personnes âgées, car elles ont tendance à souffrir d'autres troubles. Chez les personnes âgées, l'hyperthyroïdie est souvent une conséquence de la maladie de Graves-Basedow.
Les taux dits « normaux » de TSH fluctuent entre 0,4 et 4 mUI/l ce qui en fait une fourchette assez large. En deçà et au-delà de ces taux, il est préférable de demander en fonction de la clinique, un dosage de T4 libre (T4L) pour mieux évaluer la présence éventuelle d'une pathologie.
TSH ultra-sensible basse : le signe de quoi ? Un taux bas de TSH ultra-sensible (<0,03 mUI/L) signifie que la thyroïde fabrique trop d'hormones thyroïdiennes. Une diminution du taux sanguin de la TSH témoigne le plus fréquemment d'une hyperthyroïdie.
Consultez votre médecin si vous présentez les signes ou symptômes suivants:
La scintigraphie à l'iode radioactif utilise une forme radioactive d'iode et une caméra spéciale pour détecter les cellules cancéreuses de la thyroïde. Elle est généralement pratiquée après une intervention chirurgicale afin de déceler d'éventuelles cellules cancéreuses résiduelles. Cet examen est particulièrement utile pour les cancers papillaires et folliculaires de la thyroïde.