Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) n'est pas une nouveauté, ni une conséquence de l'exposition des enfants aux écrans.
Finalement, le temps consacré aux écrans est directement associé à une exacerbation des symptômes du TDAH chez les adolescents (Wallace J et al. 2023). L'utilisation des écrans semblait avoir un impact particulièrement marqué sur l'impulsivité des jeunes.
Des conflits intrafamiliaux, ou d'autres situations personnelles stressantes, peuvent empêcher l'enfant de se concentrer sur son travail scolaire et le rendre plus irritable. Des problèmes d'audition ou de vision passent parfois pour de l'inattention et un manque de concentration.
Chez les enfants de 6 à 17 ans, ceux qui passaient deux heures par jour devant un écran avaient 11 % plus de risques de souffrir de TDAH . Ce risque augmentait de 16 % pour ceux qui passaient trois heures par jour et de 32 % pour ceux qui passaient quatre heures ou plus par jour, comparativement aux enfants qui passaient moins d'une heure par jour devant un écran.
Une étude britannique a observé un lien entre les signes du TDAH et l'addiction à la technologie, en particulier aux smartphones et aux réseaux sociaux. L'inattention et l'hyperactivité ont notamment été associées à une dépendance aux réseaux sociaux.
Le TDAH est causé par une mauvaise éducation : FAUX.
Ce trouble neurodéveloppemental serait dû à une mauvaise transmission de l'information impliquant plusieurs neurotransmetteurs : dopamine et noradrénaline ; selon les récents travaux, la sérotonine jouerait également un rôle.
L'usage des écrans est considéré comme un comportement généralement sédentaire. Véritable problème de santé publique, la sédentarité augmente le risque de développer des maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le cancer ou la dépression.
L'exposition à des carence affective, du stress, des infections, de la pauvreté et des traumatismes sont des facteurs qui augmentent le risque de TDAH.
Certains signes évocateurs de TDAH peuvent être signalés par le personnel scolaire à la famille et qui peut les relayer au médecin de premier recours : un enfant excessivement rêveur, un manque accru de concentration, un comportement très agité, une difficulté à s'organiser et être autonome ou une difficulté de ...
Deux zones impliquées
Deux zones sont particulièrement impliquées. La première est le lobe frontal, responsable de fonctions supérieures, comme l'inhibition, la planification et la modulation des réponses. Ces trois fonctions sont déficientes dans le TDAH. La deuxième zone est située dans les profondeurs du cerveau.
Le TDAH disparaît-il avec l'âge ? Le TDAH évolue avec le temps. Chez certains enfants, les symptômes s'atténuent à l'adolescence.
La littérature médicale distingue trois formes de TDAH selon la prédominance des symptômes : le type avec prédominance inattentive (sans hyperactivité), le type avec prédominance hyperactive/impulsive, et le type mixte ou combiné qui associe les trois manifestations.
Au-delà des difficultés qu'il engendre à l'école ou au travail, mais aussi dans le cadre familial et social, le TDAH entraîne un risque accru de blessures accidentelles, d'addictions, de dépression et de suicide. D'où la nécessité de le repérer et de le prendre en charge, pour en atténuer le retentissement.
Foire aux questions
Quels déclencheurs peuvent aggraver les symptômes du TDAH chez l'adulte ? Les déclencheurs courants comprennent le stress, le manque de sommeil, une mauvaise alimentation, une surstimulation, la caféine, l'alcool et les changements hormonaux.
Les effets de l'addiction aux écrans peuvent être comparables à ceux de dépendances plus classiques : perte de contrôle, isolement social, repli sur soi, anxiété, irritabilité, troubles du sommeil, déscolarisation... Autant de signaux d'alerte qu'il ne faut pas négliger.
Il n'y a pas d'âge limite inférieur pour observer des symptômes évocateurs d'un TDAH. Cependant, avant l'âge de 5 ans, il est recommandé d'être encore plus prudent avant de poser le diagnostic, en raison de la variabilité développementale (régulation de l'attention, contrôle de l'inhi- bition) des enfants.
Hyperactivité et impulsivité
Les 7 types de TDA/H dans la classification de D. Amen
Les enfants ayant un TDAH présentent des difficultés de concentration, une inattention associées dans certains cas à une impulsivité et une agitation pendant au moins 6 mois.
Des techniques comme la respiration profonde, la relaxation musculaire progressive ou la méditation guidée offrent un soulagement immédiat lorsque vous ressentez cette agitation familière liée au TDAH. Elles agissent en complément des médicaments (stimulants et non-stimulants) qui aident à gérer les principaux symptômes du TDAH, comme l'impulsivité et l'hyperactivité.
Génétique et TDAH
Si un parent est atteint de TDAH, il est probable qu'un ou plusieurs de ses enfants développent aussi un TDAH. Si un enfant est atteint de TDAH, il est probable qu'un de ses frères ou sœurs développe aussi un TDAH. La transmissibilité héréditaire ou l'influence génétique du TDAH est d'environ 75 %.
Le SJSR est plus fréquent chez les personnes atteintes de TDAH, en raison d'une hypothèse commune autour de la dysrégulation de la dopamine, neurotransmetteur impliqué dans les deux troubles. Ce syndrome empêche de rester immobile et rend l'endormissement difficile, voire impossible, malgré une sensation de fatigue.
Une exposition prolongée aux écrans peut entraîner un trouble appelé fatigue oculaire numérique ou syndrome de vision informatique . Ce trouble se caractérise par des symptômes tels que sécheresse oculaire, vision floue et maux de tête.
Un usage trop important des écrans provoque des troubles du sommeil. En effet, trop d'écrans est, bien souvent, au détriment d'une durée suffisante de sommeil. Enfin, trop d'écrans entraîne des maux de tête ainsi qu'une fatigue visuelle importante à cause notamment de la fameuse lumière bleue.
La règle « 3-6-9-12 »
En pratique, cette règle signifie : pas d'écran avant trois ans, pas de console de jeu personnelle avant six ans, pas d'Internet accompagné avant neuf ans et pas d'Internet seul avant douze ans (ou avant l'entrée au collège).