L'homme n'est donc pas dénaturé par la culture puisqu'il n'a pas de nature. Il est ce qu'il fait. Ou plutôt, il se fait, il est, dans une certaine mesure, sa propre création comme il est le produit de son époque et de la société.
Sous cet angle la culture dénature l'homme puisque justement elle constitue le processus même par lequel l'homme se fait homme en l'éloignant de la nature, en niant les instincts naturels de l'homme par des règles lui imposant discipline et contrainte.
La société, d'une manière générale, transforme l'homme de façon telle qu'on doit se demander si les hommes ne seraient pas, à tout prendre, dans une situation plus heureuse de n'avoir ni mal à craindre ni bien à espérer de personne (…) » Rousseau en est convaincu : la société dénature l'homme.
L'homme entre nature et culture
« L'homme est un être culturel par nature, parce qu'il est un être naturel par culture », écrit Edgar Morin dans le Paradigme perdu : la Nature humaine. Être homme, c'est donc être à la fois nature et culture, formé par la nature et pétri par la culture.
L'homme est, sans aucun doute, une partie de la nature: il est donc compris en elle.
Bien que la distinction entre le naturel et l'artificiel puisse parfois s'estomper (par exemple, les étangs artificiels ou les éléments naturels utilisés comme outils par l'homme ; Johnson, 2006), il n'en demeure pas moins que les humains sont des êtres vivants et font donc partie de la nature en raison de leur ascendance évolutive commune avec d'autres êtres vivants non humains et…
La nature humaine paraît ainsi logée dans un lieu introuvable, quelque part entre la stricte nature animale et l'état civilisé. Comment ne pas voir qu'elle est une illusion ancrée dans une culture qui, ignorant d'autres modèles culturels, est amenée nécessairement à se croire universelle ?
Selon une autre définition, la nature serait une catégorie de pensée regroupant les éléments biophysiques non humains d'un environnement, par opposition à la culture comme catégorie de laquelle relève toute production anthropique.
La culture (/ˈkʌltʃər/ KUL-chər) est un concept qui englobe le comportement social, les institutions et les normes que l'on trouve dans les sociétés humaines, ainsi que les connaissances, les croyances, les arts, les lois, les coutumes, les capacités, les attitudes et les habitudes des individus de ces groupes.
L’homme, cependant, est un esprit. Il possède une triple nature : il est un esprit ; il possède une âme ; et il vit dans un corps .
La culture n'a aucune incidence sur la vie de l'homme, il peut vivre sans. L'homme devrait vivre à l'état de nature, en dehors de tout repère culturel. L'homme n'apprend pas de la culture, donc il doit s'en éloigner.
Le fait de se cultiver ne nous expose pas seulement à l'attraction à la nouveauté, mais il est fondamentalement un dépassement de soi. En effet, on n'est pas obligé d'adopter la culture des autres, mais dans l'accumulation de nouvelles connaissances les concernant on ne peut qu'élargir notre champ de perspective.
En effet, la culture est indéniablement un objet d'affrontement et de domination entre les hommes (I). Ceci n'empêche cependant pas des formes de dialogue entre cultures, ce qui peut aboutir à relier des groupes humains diversifiés et parfois même en conflit (II).
Chacun possède une culture. Cependant, bien que nous naissions au sein d'une culture, nous ne naissons pas avec une culture innée . La culture s'acquiert. Elle est dynamique et s'adapte aux circonstances changeantes.
L'homme est donc destiné à vivre dans la société. Un être humain ne peut pas vivre naturellement en dehors de la société. Selon Aristote, il est possible de voir un homme vivre hors de la cité par le hasard des circonstances, pour des raisons circonstancielles.
La culture est donc ce qui s'oppose à la nature : c'est ce qui est acquis. La nature, c'est tout ce qui est en nous par hérédité biologique ; la culture, c'est au contraire tout ce que nous tenons de la tradition externe. Dans cette citation, Lévi-Strauss met en évidence les types d'héritages que reçoit l'homme.
Ccl 1 : L'Homme est bien un être de nature parce qu'il tient de son hérédité biologique mais l'Homme est surtout un être de culture puisqu'il transforme sa propre nature, puisqu'il n'est rien s'il ne reçoit pas d'éducation qui lui permet de devenir véritablement un Homme.
La culture est l'ensemble des processus par lesquels l'homme transforme la nature. C'est l'ensemble des techniques, institutions, et traditions d'un groupe humain. La nature est tout ce qui existe, c'est-à-dire, tout ce qui entoure l'homme et qui n'est pas de son œuvre.
La culture favorise le développement des capacités physiques ou intellectuelles chez les individus, et peut même conduire à favoriser la cohésion de groupe. La culture influe sur tout notre environnement, notre manière d'interpréter les choses, notre manière de les percevoir, elle fait partie de nous.
L'opposition entre Nature et Culture (notées avec une majuscule si on les considère comme des entités autonomes et globales) est aussi une thèse qui distingue deux formes de réalités, l'une non humaine, spontanée et autonome (la nature), l'autre humaine, sociale, intellectuelle, technologique (la culture).
Selon Lévi-Strauss, la culture est constituée par le principe fondamental de réciprocité et d'échange qui serait l'expression de la logique binaire, structure fondamentale de l'esprit humain.
Si le philosophe Luc Ferry soutient qu'il faut protéger la nature en fonction des intérêts humains, l'anthropologue Philippe Descola entend dépasser l'opposition entre nature et culture.
L'intégrité, la douceur, la pureté, la loyauté que manifestent les humains sont des qualités spirituelles fondamentales appartenant à l'identité réelle de l'homme.
La vie humaine n'est qu'une illusion perpétuelle ; on ne fait que s'entre-tromper et s'entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence.
« Nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature » serait, d'après un passage du Discours de la méthode publié par le philosophe français René Descartes en 1637, ce que les hommes parviendront à faire lorsqu'ils auront développé leur savoir par la connaissance de la science.