Ainsi que les dents et les os du défunt qui sont réduits en poudre puis replacés dans la sépulture. Neuf mois plus tard, le corps est totalement décomposé, laissant place à 1,5 m³ d'humus fertile.
Un cadavre se décompose en trois phases successives : - la réduction des sucres et graisses du corps (lipides et glucides), - la décomposition-dispersion des matières molles (chairs-protides), - la dislocation des parties dures (minéralisation par ruptures et dislocations successives).
En effet, lorsqu'une dépouille est laissée telle quelle et qu'aucun soin n'est prodigué au corps, alors la décomposition totale du corps prend entre 2 et 3 ans. Au contraire, si des soins sont apportés au corps par des thanatopracteurs et qu'il est inhumé, la décomposition sera bien plus lente.
La putréfaction du corps débute dès l'instant de la mort, la décomposition, elle, commence dès les 48 premières heures et s'achève au bout d'un mois.
Cela dépend de différents paramètres, mais le cadavre commence à pourrir et à sentir au bout de trois jours. Il y a d'abord une déshydratation, ensuite les tissus enflent et des liquides sortent du cadavre. Quinze jours après la mort, la décomposition est très importante. Il se dégage une odeur épouvantable.
Le manque d'énergie se fait sentir, et l'individu entre dans ce qu'on peut appeler un état d'inconscience et/ou de calme. Parfois, des épisodes de confusion, voire de délire, peuvent apparaître. Plus les dégradations physiques et mentales sont rapides, plus l'individu entre progressivement dans l'état de mort.
L'enterrement a lieu trois jours après le décès, le temps que l'âme se sépare du corps. L'ascension vers Dieu se poursuit quarante jours, durant lesquels l'âme poursuit sa purification et accomplit son effort de détachement du corps.
Les restes non dévorés par les asticots se détachent progressivement du corps sous l'aspect d'un liquide putride. Finalement, il ne reste plus que les os associés aux cartilages et aux ligaments. Ceux-ci finissent par s'assécher et rétrécissent. Ils tirent sur le squelette, provoquant sa dislocation progressive.
Une fois le jugement prononcé, l'âme peut se rendre soit au paradis, soit en enfer, ou encore être envoyée dans un autre monde, jusqu'à ce qu'elle puisse trouver la paix ou se réincarner. Dans l'Islam par exemple, il est dit que l'âme reste sur terre pendant une période de 40 jours avant de passer à l'au-delà.
Les premières semaines : les vers commencent à s'intéresser au corps. Ils peuvent digérer jusqu'à 60 % d'un corps en une semaine. Les cheveux commencent à tomber et les tissus commencent à se décomposer. Alors, le squelette apparaît.
La phase de putréfaction active (8 à 15 jours)
Cette période marque l'accélération du processus de dégradation des tissus : L'accumulation des gaz atteint son apogée , provoquant parfois l'éclatement de certaines parties du corps. Les tissus mous commencent à se liquéfier , formant des flux de fluides corporels.
Retire-t-on les organes avant une inhumation ou une crémation ? Non, les organes ne sont pas retirés avant une inhumation ou une crémation. Seule une incision peut être pratiquée pour l'injection de produits conservateurs, mais l'intégralité du corps est conservée.
Les ossements et les objets vont être récupérés et placés dans un reliquaire numéroté, avec le nom du défunt, sa date de naissance et de mort et la section dans laquelle il a été enterré . Le reliquaire est ensuite conservé dans un des ossuaires du cimetière, proche du lieu où il a été enterré.
Sans votre cerveau, la respiration s'arrête, tout comme la régulation de la pression artérielle. Mais le cœur et le système gastro-intestinal ont leurs propres stimulateurs cardiaques indépendants qui continuent à fonctionner pendant un certain temps.
Pour des exhumations plus récentes, aucun cercueil ne pourra être ouvert avant un délai de 5 ans après l'inhumation, s'il est trouvé en bon état. On parle alors de réduction des corps. Ces restes peuvent également être groupés dans un même reliquaire, on parle alors de réunion des corps.
Les hommes de plastique : ces corps qui ne se décomposent plus. Encore une fois, l'Homme se démarque des autres espèces peuplant la planète Terre. Cela fait maintenant une vingtaine d'années que les scientifiques ont remarqué ce phénomène : les corps des défunts contemporains se décomposent de plus en plus lentement.
Changements de la respiration
La respiration change quand on s'approche de la mort. Elle peut ralentir ou être rapide et peu profonde. Il arrive que la personne cesse de respirer plusieurs secondes à la fois.
Le paradis et l'enfer
Certains croient en la possibilité d'un paradis sur Terre dans l'au-delà. Dans l'hindouisme, le paradis est appelé Svarga Loka. Il existe sept régions positives et sept régions négatives où l'âme peut se rendre après la mort.
Vous savez, quand on perd quelqu'un, on a envie de se raccrocher à quelque chose, de savoir où il est, s'il est bien. Nos défunts sont là, autour de nous. Ils nous voient, ils nous sentent et quand on leur parle, ils nous entendent ! Journaliste, auteur de "La mort n'existe pas".
Des fluides s'écouleront des orifices du corps, signalant le début de la décomposition active. C'est à ce moment que les tissus mous commencent à se décomposer, que les muscles s'atrophient et que les membranes cellulaires qui maintiennent les cellules ensemble se rompent. Les tissus internes deviennent si mous qu'ils s'affaissent en une bouillie aqueuse.
Le coccyx est considéré comme une structure vestigiale humaine, reliquat d'une queue (appendice caudal) que possédaient les ancêtres de l'Homme et qui s'est amoindrie au cours de l'évolution.
Au bout de combien de temps peut-on demander une réduction de corps ? La réglementation (Article R2213-42 du CGCT) interdit l'ouverture du cercueil s'il ne s'est pas écoulé au moins cinq ans à compter du décès. L'exhumation, nécessaire à la réduction d'un corps, ne peut donc être effectuée qu'après ces cinq années.
En République tchèque, une femme de 88 ans s'est réveillée dans son cercueil, quelques heures après avoir été déclarée décédée par un médecin. Une erreur médicale rarissime, mais terrifiante, qui relance les interrogations sur le diagnostic de décès et le mystérieux "syndrome de Lazare".
Les premiers instants qui suivent la mort peuvent être étonnamment actifs. Durant les premières minutes, des cellules cérébrales peuvent survivre. Le cœur peut continuer à battre malgré l'absence d'irrigation sanguine. Un foie sain continue de métaboliser l'alcool.
Lors de la crémation, les organes, les tissus mous, les cheveux et la peau brûlent, tandis que l'eau contenue dans le corps s'évapore. Les fragments d'os ne brûlent pas. Les dents brûlent généralement lors de la crémation, mais pas entièrement.