Dans la première partie, celle qui précède la délibération des juges sur l'innocence ou la culpabilité de l'accusé, Socrate répond en général à tous les adversaires que lui avaient faits sa manière de vivre loin des aires de la cité et ses conversations de tous les jours sur les places publiques, les carrefours et les ...
-C., Socrate se voit accusé par Mélétos principalement, ainsi que deux de ses amis, Lycon et Anytos, de deux crimes, définis sous trois chefs d'accusation : Ne pas reconnaître les dieux que reconnaît la cité (être impie) ; Introduire des divinités nouvelles (son daimôn) ; Corrompre les jeunes gens.
« Je sais que je ne sais rien. » – Socrate.
Socrate a dit ce qu'il avait à dire pour sa défense. Il n'en dira pas plus : il ne recourra pas, comme les autres accusés, à des supplications qui sont indignes de lui et indignes des juges, lesquels ne doivent pas céder à la pitié, mais n'écouter que la justice et leur raison.
Plus précisément, son accusateur, Mélétos, lui reproche trois choses : ne pas reconnaître les dieux de la cité, avoir introduit de nouvelles divinités à Athènes et corrompre la jeunesse. C'est de cela que Socrate doit répondre.
Déjà presque toute la région du bas-ventre était froide ; découvrant son visage (car il se l'était couvert), Socrate dit – et ce furent là les derniers mots qu'il prononça : « Criton, nous devons un coq à Esculape. Payez cette dette, ne soyez pas négligents.
Comment les trois filtres de Socrate peuvent-ils nous aider à traiter l'information ?
Or pour Socrate, on ne peut avoir une vertu sans les avoir toutes à la fois. En effet, toutes les vertus ont une même origine : la connaissance du bien et du mal. Un homme ne peut pas être à la fois bon sous l'angle d'une certaine vertu et mauvais sous l'angle d'une autre.
Le nom du dialogue dérive du grec « apologia », qui signifie défense ou discours de justification. Ainsi, dans l'Apologie, Socrate cherche à se défendre et à justifier sa conduite, et non à s'en excuser. Il s'exprime d'ailleurs la plupart du temps dans un style très simple et conversationnel.
Il est également impossible de savoir pourquoi Socrate n'a pas davantage œuvré à sa défense lors de son procès ; il était pourtant l'un des meilleurs orateurs de son temps . Peut-être pressentait-il la haine féroce que lui vouaient ses pairs. Peut-être pensait-il devoir mourir pour que ses idées soient enfin reconnues.
« Connais-toi toi-même » est un appel à la conscience de soi.
La philosophie de Socrate peut se résumer à sa célèbre affirmation : « Connais-toi toi-même », ce qui signifie que nous devons comprendre notre propre nature, nos désirs et nos limites pour mener une vie réussie.
Socrate : Dans tous les cas, mariez-vous. Si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux ; et si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l'homme.
« Il n'est qu'un bonheur au monde, c'est l'amour; tout le reste n'est rien. » – George Sand, écrivaine française. « Le bonheur n'est pas toujours dans un ciel éternellement bleu, mais dans les choses les plus simples de la vie.
Libertin, il est le disciple, l'ami et l'amant occasionnel de Socrate ; c'est dans la bouche d'Alcibiade que Platon place son portrait de Socrate dans Le Banquet ; dans son Gorgias, Platon fait également dire à Socrate qu'il aime Alcibiade. Ils ont été compagnons d'armes, et Socrate lui sauve la vie en 432 av.
De la vie de Socrate peu de choses nous sont parvenues. On sait qu'il a eu trois enfants (Lamproclès, Sophonisque et Ménéxène) d'un ou de trois mariages.
Examinons si ce que tu a as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ? - Non ; je l'ai entendu raconter, et ... - Bien, bien.
Cette accusation et cette déclaration sous serment sont faites par Mélétos, fils de Mélétos de Pitthos, contre Socrate, fils de Sophronisque d'Alopece : Socrate est coupable de refuser de reconnaître les dieux reconnus par l'État et d'introduire de nouvelles divinités. Il est également coupable de corrompre la jeunesse.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'écrit n'aide pas, selon lui, la mémoire à retenir ce qu'elle a vu auparavant. Loin d'être un remède à l'oubli, il le produit en fait, parce que le discours écrit engendre une insouciance à l'égard de ce qui est dit.
Alors il découvrit son visage, car il s'était couvert, et dit – ce furent ses dernières paroles – : « Criton, je dois à Asclépios le sacrifice d'un coq ; veux-tu t'acquitter de cette dette sans l'oublier ? » « Je le ferai, répondit Criton, et dis-moi, y a-t-il autre chose ? » À cette question, Criton ne répondit pas…
L'ignorance délibérée, les questions et l'elenchus
Il s'exprimait par questions et rappelait sans cesse son ignorance. Il était surtout connu pour amener les gens à prendre conscience de leur propre ignorance, du fait qu'ils ne savaient pas ce qu'ils croyaient savoir. Il comprenait que l'ignorance était l'ennemie de la véritable sagesse.
L'ironie socratique consiste, pour le philosophe, à feindre l'ignorance afin d'exposer la faiblesse de la position d'une autre personne et lui en faire prendre conscience. Le mot grec eironeia (εἰρωνεία) s'appliquait en particulier à la litote comme forme de dissimulation.
Pour Socrate, le sens de la vie réside dans la quête de la vérité et de la sagesse, une quête qui nécessite l'examen constant de soi-même et de ses actions.
Les vagues se succèdent par ordre de gravité croissante : la première concerne la possibilité pour les femmes d’être tutrices ; la deuxième concerne l’abolition ou la déprivatisation de la famille traditionnelle ; la troisième concerne la cité idéale elle-même .
On peut répondre de manière métaphorique : le corps. La grande leçon de Socrate consiste à faire comprendre qu'avant d'être un rapport à l'autre, la morale est une question de rapport à soi-même. Il s'agit d'être en accord avec soi-même, d'être en ordre.
« Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, reprit Socrate, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la VÉRITÉ. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? »