Ainsi, par analogie, Socrate conçoit la pédagogie comme un travail d'accouchement des esprits des élèves. En effet, l'apprentissage est, selon lui, un travail de réflexion et de remise en question de ses propres connaissances dont la finalité est d'élaborer une nouvelle représentation de la réalité.
Pour Socrate relayé par Platon, la finalité de l'éducation est donc l'orientation vers la vérité du Bien et des valeurs qui en dérivent, une formation qui vise l'excellence intellectuelle et morale de l'homme, l'arétè des Grecs.
Les théories pédagogiques de Socrate
Tout en guidant et en conseillant ses élèves, il les encourageait à poser des questions. Il était convaincu que les apprenants ne pouvaient acquérir des connaissances que s'ils souhaitaient véritablement les rechercher par eux-mêmes .
« Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, méprisent l'autorité... » : Socrate n'a jamais dit. « Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, ils sont mal élevés, méprisent l'autorité, n'ont aucun respect pour leurs aînés et bavardent au lieu de travailler. » On voit partout fleurir cette citation de Socrate.
La méthode socratique est un dialogue dans lequel les participants discutent ensemble, ce qui stimule la pensée critique et constitue un moyen idéal d'exprimer des idées par le biais d'un questionnement.
Or justement, chez Platon, comme il l'explique dans la République, la fin de l'éducation est en quelque sorte duale. Elle prend pour finalité l'accès à l'Un-Bien, l'accès aux essences et au principe anhypothétique. Elle a donc une finalité métaphysique en ce sens précis.
La vérité, la bonté et l'utilité sont les trois filtres de Socrate. Selon le philosophe, ce sont les trois questions que toute personne doit se poser avant de dire quelque chose.
« Je sais que je ne sais rien. » – Socrate.
« L'éducation est l'arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde. » « Un enseignant est celui qui se rend progressivement inutile. » « Une journée avec un enseignant illustre vaut mieux que mille jours d'étude assidue. »
En pédagogie
Le dialogue socratique est une stratégie qui s'appuie sur l'interrogation et dont le but est de stimuler la pensée critique de l'apprenant, en l'amenant à prendre conscience de ce qu'il sait implicitement, puis de l'exprimer et de le juger.
Les principaux paradoxes socratiques sont en outre les suivants : nul ne fait le mal volontairement, les vertus sont une science, subir l'injustice est préférable à la commettre, et « il ne faut […] pas répondre à l'injustice par l'injustice ni faire du mal à aucun homme, quoi qu'il nous ait fait ».
Selon Aristote, la tâche de l'éducation n'est pas évidemment de former cette abstraction platonicienne qu'est l'homme en lui-même, mais de former un enfant déterminé appartenant à une nation déterminée, à un milieu social donné. Mais, avant d'être un enfant quelconque, cet enfant est avant tout un enfant d'homme.
Platon est le disciple de Socrate durant neuf ans, de 407 à la mort du maître, en 399 av.
De Rousseau à Maria Montessori, de John Dewey à Célestin Freinet… Un panorama des grandes figures de la pédagogie qui ont proposé leurs conceptions sur les façons d'apprendre, de former, de transmettre : en somme de forger les individus et les sociétés humaines.
Socrate cherche donc à montrer que les vertus morales particulières (par exemple : la justice, le courage, la tempérance, la piété, la sagesse) convergent toutes dans la vertu qui est une (en général), et, au-delà d'elle, en ce pour quoi la vertu est vertueuse ou l'excellence excellente, en vue de faire le bien.
L'éducation se distingue en partie du fait d'élever un enfant, ce qui se rapporte avant tout à la sphère familiale, et de l'enseignement, en lien avec une activité institutionnelle codifiée et de la formation, qui met l'accent sur l'acquisition de savoirs ou de compétences spécifiques.
Einstein a dit un jour : « L’éducation n’est pas l’apprentissage de faits, mais l’entraînement de l’esprit à penser . » Ces mots résument une vérité fondamentale sur l’éducation : elle va au-delà de la simple accumulation de connaissances et se concentre sur le développement de la pensée critique, de la créativité et des compétences en résolution de problèmes.
« L'éducation est l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde » – Nelson Mandela. L'Université de Paix est une Organisation de jeunesse. Depuis sa fondation par Dominique Pire, sa mission est de créer et maintenir un climat de paix par le dialogue.
L'éducation consiste à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion. L'éducation ne consiste pas à gaver, mais à donner faim. Le but de l'éducation est de remplacer un esprit vide par un esprit ouvert.
Connais-toi toi-même . Que celui qui veut changer le monde commence par se changer lui-même.
L'humilité, une des leçons de vie de Socrate
Ses traits étaient abrupts et ressortaient, en outre, ses grands yeux saillants et son nez extrêmement relevé. Son apparence physique était un motif de raillerie de la part d'autres philosophes . Cependant, rien de tout cela n'affecte le “père de la philosophie”.
« Il n'est qu'un bonheur au monde, c'est l'amour; tout le reste n'est rien. » – George Sand, écrivaine française. « Le bonheur n'est pas toujours dans un ciel éternellement bleu, mais dans les choses les plus simples de la vie.
Socrate pensait que personne ne fait le mal volontairement . Le mal est le fruit de l'ignorance. Si les gens savaient ce qui est juste, ils agiraient en conséquence. Nous choisissons toujours ce que nous jugeons le mieux ou le plus bon pour nous.
« Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, reprit Socrate, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on va dire au travers des trois tamis. Le premier tamis est celui de la VÉRITÉ. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? »
La sagesse de Socrate, c'est donc une forme de prudence et de modestie. Avant de dire qu'il sait quelque chose, il veut discuter, examiner, questionner, et comprendre par lui-même ce que les uns et les autres affirment à l'emporte-pièce.