En parler avec ses proches, démêler les situations, les interpréter ensemble avec le filtre de la maladie permet souvent de désamorcer les conflits en les comprenant mieux. C'est aussi réaliser que la « nostalgie » de la manie ou de l'hypomanie ressentie par certains patients n'est qu'un leurre bien dangereux.
Afin que votre relation perdure avec votre conjoint bipolaire, vous devez commencer par comprendre son trouble afin de mieux supporter les difficultés rencontrées. Ensuite, pour aider votre homme dans sa maladie, vous devez lui apporter une vie affective stable. Cette situation est un facteur qui limite les rechutes.
Le trouble bipolaire se traduit par une modification de l'humeur. Le changement d'humeur est plus ou moins brutal, mais il marque toujours une rupture avec le fonctionnement psychique antérieur, souvent constatée par l'entourage de la personne .
Être en couple avec une personne bipolaire, c'est un peu comme naviguer sur une mer agitée : parfois calme, parfois déchaînée, et imprévisible. Ces fluctuations émotionnelles ont des répercussions directes sur la relation et sur votre propre bien-être.
10 conseils pour apprendre à gérer votre trouble bipolaire
Favorisez l'autonomie de la personne en respectant son rythme. Ne tentez pas de prendre le contrôle, sauf si vous sentez que la personne est en danger. Une personne atteinte de cette affection doit apprendre à mieux faire face au stress. Ainsi, encouragez-la par exemple à régler ses problèmes au fur et à mesure.
L'abus d'alcool et de substances augmente le risque de déclenchement d'épisodes de l'humeur et aggrave ces épisodes. En outre, l'abus d'alcool et de substances au long cours aggrave l'évolution du trouble bipolaire.
Les regrets de mes périodes maniaques sont accompagnés d'angoisse et de gêne. Parfois, ces regrets me font frémir. Contrairement aux regrets de la dépression qui me font regretter de ne pas avoir fait quelque chose, les regrets de la manie concernent les actes. Parfois je n'arrive pas à croire ce que j'ai fait.
En parler avec ses proches, démêler les situations, les interpréter ensemble avec le filtre de la maladie permet souvent de désamorcer les conflits en les comprenant mieux. C'est aussi réaliser que la « nostalgie » de la manie ou de l'hypomanie ressentie par certains patients n'est qu'un leurre bien dangereux.
Bien que ces types de personnalités ne manipulent pas leur entourage, celui-ci a souvent l'impression de subir leur humeur au point de se sentir manipulé. En effet, ces profils ont un fonctionnement psychologique qui n'est pas sans conséquence sur les autres membres de la famille, les amis ou les collègues.
Ces deux phases sont :
Pour certaines personnes, cela peut même se traduire par un malaise physique. « Une rupture engendre une réaction de stress dans le corps et dans le cerveau, et le cerveau réagit comme s'il y avait un stimulus physique douloureux », explique Lucy Brown.
Une personne bipolaire peut avoir des interactions variables avec sa famille en fonction de la phase dans laquelle elle se trouve. En période maniaque, elle peut être plus irritable, impulsive ou prendre des décisions imprudentes, ce qui peut créer des tensions.
Est-il dangereux de vivre avec une personne bipolaire ? Non, les bipolaires ne sont pas dangereux pour leur entourage.
Le fait qu'il s'éloigne de vous aussi brutalement est probablement lié à sa pathologie. Cela ne signifie pas forcément qu'il ne vous aime plus mais sans doute qu'il se sent pas capable de durer dans une relation aussi intense et qu'il a besoin de retrouver une forme d'équilibre en étant seul.
Résumé: La conscience du trouble bipolaire est essentielle pour le suivi et l'efficacité de la prise en charge. En phase maniaque du trouble bipolaire, le patient n'est plus conscient de sa maladie, et donc pas à même de prendre les bonnes décisions.
Un couple avec une bipolarité n'est pas de l'amour sans concession et sans communication et malgré tout, le couple ne peut pas fonctionner uniquement en parlant, mais aussi en étant accompagné. Il peut tenir " sur la longueur et même bien vivre, mais à condition d'avoir une prise en charge et un suivi ".
Bien soigner et prévenir les rechutes dans les troubles bipolaires nécessite de mêler à la fois l'adoption d'un mode de vie sain et régulier ainsi que la combinaison de différentes stratégies thérapeutiques, incluant les prescriptions médicamenteuses (thymorégulateurs, «antimaniaques», antidépresseurs) et les thérapies ...
Respectez une routine
Les activités quotidiennes, comme les heures des repas et du coucher, sont importantes . Il est essentiel de prendre du temps pour la détente, la pleine conscience, les loisirs et les activités sociales. Prenez vos médicaments à la même heure chaque jour. Cela vous aidera à gérer les effets secondaires et à maintenir un taux stable dans votre organisme.
Dès le premier épisode, le trouble bipolaire doit être considéré comme une maladie potentielle- ment récurrente car il est caractérisé par la présence de récurrences chez plus de 90 % des pa- tients.
Que vous souffriez de troubles bipolaires ou que votre partenaire en souffre, la fin d'une relation s'accompagne souvent de sentiments douloureux comme l'abandon, la culpabilité et le rejet . Même si la relation était toxique et que la rupture était la bonne décision, un sentiment d'échec ou de culpabilité peut persister.
Vous vous demandez si vous avez le droit de divorcer d'une personne dépressive. Le mariage étant un contrat, vous avez le droit de le rompre comme tout contrat. Dès lors, à la question « puis-je divorcer de mon conjoint dépressif ? », la réponse est oui » : vous avez le droit de divorcer d'une personne dépressive.
Le trouble bipolaire est une maladie chronique que l'on ne sait pas guérir mais que l'on peut soigner sur le long-terme. De nouveaux épisodes de bipolarité sont possibles tout au long de la vie.
Les études sur les jumeaux et les familles ont montré que les personnes ayant un parent au premier degré (comme un parent, un frère ou une sœur) atteint de trouble bipolaire ont un risque plus élevé de développer elles-mêmes ce trouble par rapport à la population générale.
Le risque principal de la maladie bipolaire est le suicide. On estime que 20% des bipolaires décèdent par suicide. Ce risque est 30 fois supérieur à celui de la population générale, il est donc considérable. Il est équivalent entre les sexes alors que dans la population générale il est 3 fois supérieur chez les hommes.