Les symptômes productifs de la schizophrénie Les hallucinations peuvent aussi être visuelles, olfactives ou tactiles mais sont généralement auditives. La personne entend des voix qui, souvent, la terrorise et lui suggèrent des actions, ou l'insultent.
Le patient est moins attentif, présente des difficultés à se concentrer, mémoriser, comprendre ou se faire comprendre. Il peut avoir des difficultés à planifier des tâches simples comme faire son travail ou des courses, ce qui peut être source d'un handicap majeur dans la vie quotidienne.
La schizophrénie peut se manifester de manière abrupte, en l'espace de quelques jours ou semaines, ou de façon plus insidieuse et graduelle, sur plusieurs années.
Symptômes négatifs
Le premier épisode survient généralement de manière inattendue. Cela ne veut toutefois pas dire qu'il ne s'est pas annoncé, mais les premiers signes sont trop vagues pour que l'on pense d'emblée à la présence d'une psychose, même si rétrospectivement, on a parfois l'impression d'avoir identifié certains signes.
La schizophrénie modifie la façon dont une personne pense et se comporte.
Cette affection peut se développer lentement. Les premiers signes peuvent être difficiles à identifier car ils apparaissent souvent à l'adolescence. Des symptômes tels que le repli sur soi, l'apathie ou des troubles du sommeil peuvent être confondus avec une simple « phase » adolescente.
CAUSE NEUROCHIMIQUE. Les recherches démontrent que les symptômes de la schizophrénie sont attribuables à une production anormalement élevée de la dopamine (un neurotransmetteur) dans certaines régions du cerveau.
Selon la classification CIM-10, il existe quatre types de schizophrénie : le type paranoïde, le type hébéphrénique ou désorganisé, le type catatonique et le type indifférencié. Dans la schizophrénie paranoïde, idées délirantes et hallucinations (auditives) sont dominantes.
On affirme depuis longtemps que les patients schizophrènes présentent une odeur corporelle particulière , et on suppose que cette odeur pourrait être causée, entre autres facteurs, par des anomalies métaboliques sous-jacentes associées à la maladie.
Troubles de la pensée : Discours incohérent, confusion mentale, difficulté à organiser ses idées, sauter du coq-à-l'âne. Changement de comportement : Changement de l'attitude, irritabilité, possible agressivité, isolement, méfiance, hypervigilance, hygiène inadéquate.
La schizophrénie est une forme de maladie mentale assez connue. Un schizophrène peut parler seul dans la rue, enchainer des sujets de conversations sans rapport, avoir des idées saugrenues, rire de chose qui étonnantes… Au sens commun c'est un « fou. »
La règle des 25 stipule succinctement qu'environ 25 % des individus parviennent à un rétablissement complet et durable après un premier épisode de schizophrénie ou de psychose apparentée ; cette règle fonctionne comme un raccourci historique plutôt que comme une prédiction précise.
Parfois, la psychose se manifeste par la présence de signes avant-coureurs. Par exemple, la personne a plus de difficultés à se concentrer, elle se replie sur elle-même, elle peut être méfiante, elle est irritable et ses activités quotidiennes s'en trouvent perturbées (sommeil, appétit, énergie, école, travail).
Le spectre de la schizophrénie et les autres troubles psychotiques (SSATP) incluent notamment la schizophrénie, le trouble délirant, le trouble psychotique bref, le trouble schizophréniforme, le trouble schizoaffectif et le trouble psychotique induit par une substance ou une condition médicale.
La transition vers le premier épisode de schizophrénie est caractérisée par l’apparition complète de symptômes positifs (par exemple, hallucinations, délires, discours désorganisé), de symptômes négatifs (par exemple, affect plat, anhédonie, amotivation, asocialité) et d’une altération fonctionnelle persistante .
Les signes précurseurs de la maladie
Ces symptômes correspondent à une désorganisation de la pensée, des paroles, des émotions et des comportements corporels. La cohérence et la logique du discours et des pensées sont perturbées. La personne est moins attentive, présente des difficultés à se concentrer, mémoriser, comprendre ou se faire comprendre.
La phase prodromique : ce premier stade se traduit par des signes avant-coureurs de la maladie, souvent peu caractéristiques, tels qu'une perte d'intérêt, des troubles du sommeil ou des difficultés de concentration. La phase aiguë ou active : les signes cliniques deviennent évocateurs de la pathologie.
La schizophrénie débute généralement à l'adolescence et peut durer toute la vie. Elle est souvent diagnostiquée avec retard. Son évolution se caractérise par des phases de rechutes de psychose aiguë dans les premières années, puis une stabilisation avec des symptômes résiduels, d'intensité variable selon les sujets.
La pathologie survient le plus souvent à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte, majoritairement entre 15 et 25 ans selon l'Inserm, qui précise également qu'en moyenne, les hommes sont touchés plus tôt que les femmes.
L'incapacité professionnelle chez les schizophrènes est très courante et de nombreux schizophrènes perdent leur intérêt ou leur volonté de travailler à mesure que la maladie progresse. À moins qu'un emploi ne soit très peu complexe, il leur est généralement très difficile de conserver leur emploi.
La maladie débute avec la phase prodromique, puis le premier épisode psychotique survient. Ce premier épisode correspond à la phase dite active ou aiguë de la maladie. Ensuite, une phase de stabilisation suit. Les épisodes psychotiques décrits dans la phase aiguë peuvent se répéter, on parle alors de rechute.
Le début de la maladie peut être progressif, s'étalant sur quelques semaines ou quelques mois. Dans bien des cas, la schizophrénie fait son apparition de façon tellement insidieuse et graduelle que les personnes qui en sont atteintes, ainsi que leur famille, prennent parfois beaucoup de temps à s'en rendre compte.
Les symptômes affectifs :
l'agressivité/ l'excitation : la schizophrénie peut parfois s'accompagner d'agressivité, même si ce n'est pas le plus fréquent. Cela provient souvent de délires de persécution, ou bien de la consommation de produits psychoactifs accentuant les symptômes (alcool tabac cannabis).
Les personnes vivant avec une schizophrénie ont une espérance de vie moindre de l'ordre de 15 à 20 ans par rapport à la population générale. Il s'agit de l'une des pathologies au plus fort taux de mortalité.