Les périodes de temps partiel sont décomptées pour leur durée réellement travaillée pour fixer le taux de liquidation (calcul de la durée de services et de bonifications) qui sert à calculer le montant de la pension de retraite. Pour une activité à 80%, un agent de la Fonction publique validera 3,2 trimestres par an.
Toutefois, pour les services à 80%, la rémunération est égale à 6/7ème (85,7%) et pour les services à 90%, à 32/35ème (91,4%). Le supplément familial ne peut être inférieur au montant minimum servi aux agents à temps plein ayant le même nombre d'enfants.
La rémunération de l'agent en temps partiel se calcule au prorata de la quotité travaillée. Attention pour les temps partiels à 80%, les rémunérations sont calculées à 6/7ème et celles à 90% sont calculées à 32/35ème. Ce prorata s'applique : Au traitement brut indiciaire.
Il est égal à 75 % et peut être porté à 80 % avec les bonifications. Pour atteindre ce taux maximal, vous devez réunir le nombre de trimestres nécessaire – services et bonifications - au cours de votre carrière dans la fonction publique. Une pension à taux plein peut être inférieure au taux maximal de 75 %.
La pension moyenne est de 2 440 € par mois dans la fonction publique civile d'Etat (civils dont l'Etat est le régime principal d'affiliation) et de 1 760 € dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière en 2023.
La formule de calcul est ainsi résumée : Salaire annuel moyen × Taux de liquidation × (Durée de cotisation/Durée de référence) = Montant de la retraite de base. Sachez toutefois qu'elle peut être majorée pour tenir compte de votre situation personnelle (nombre d'enfants élevés, incapacité de travail…).
La rémunération du salarié à temps partiel est calculée par l'employeur au prorata de sa durée du travail. Exemples : Un salarié qui travaille à 80 % verra sa rémunération diminuer de 20 % eu égard à celle d'un salarié à temps plein à qualification égale.
Si vous travaillez à temps partiel pendant 8 ans (soit 32 trimestres), ces 32 trimestres seront comptabilisés comme des trimestres à temps plein pour le calcul de la durée minimale de service et cela même si vous n'avez travaillé que la moitié du temps.
Augmentation progressive des cotisations à la CNRACL
Le décret n°2025-86 du 30 janvier 2025 prévoyait une augmentation progressive du taux de contribution employeur à la CNRACL à compter du 1er janvier 2025. Ce taux s'élève à 34,65% depuis le 1er janvier 2025. Il doit atteindre 43,65% d'ici 2028.
Validation des trimestres
Dans ce cadre, une période d'activité à temps partiel est validée comme une période d'activité à temps plein pour le calcul de la durée d'assurance CRPCEN et de la durée d'assurance tous régimes confondus. Exemple : 1 année d'activité à temps partiel = 4 trimestres.
Les agents qui occupent leurs fonctions à temps partiel bénéficient en effet d'une rémunération à 85,7 % pour un temps de travail à 80 % et à 91,4 % pour un temps de travail à 90 %.
Les avantages du temps partiel
Le travail à temps partiel comporte son lot d'avantages, parmi lesquels : Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée : travailler moins d'heures et moins de jours par semaine peut aider les employés à disposer de plus de temps libre.
Votre pension partielle sera calculée sur la base des droits acquis à sa date d'effet, en fonction de votre quotité non travaillée. Exemple : si votre temps partiel est.de 60 %, vous percevrez 40 % de votre pension, si votre temps partiel est de 80 %, vous percevrez 20 % de votre pension).
Le principal inconvénient du temps partiel pour les salariés est la baisse de revenus qu'il entraîne. En travaillant moins d'heures, le salarié à temps partiel reçoit un salaire inférieur à celui d'un salarié à temps plein.
Par exemple, si vous avez travaillé 5 ans à mi-temps pour un salaire brut de 900 €, puis 5 ans à temps plein pour un salaire brut de 1 800 €. Votre indemnité de départ sera calculée de la manière suivante : (600 x 5/10e) + (1 800 x 5/10e) = 2 250 + 4 500 = 7000 €.
Vous avez travaillé 170 trimestres : 120 comme fonctionnaire et 50 dans d'autres régimes. Votre dernier traitement de fonctionnaire est de 3 000 €. Votre pension de retraite de base de fonctionnaire sera donc de 3 000 x 75 % x 120/167 = 1 617 €. Vous percevrez, en plus, vos pensions acquises dans vos autres régimes.
« J'ai travaillé 10 ans, combien de retraite vais-je toucher ? » : avec environ 40 trimestres cotisés sur les 172 requis, votre retraite sera calculée selon le ratio 40/172. Votre pension sera donc proportionnelle aux 40 trimestres validés, soit moins du quart de la durée nécessaire pour obtenir une retraite complète.
Le fonctionnaire peut bénéficier d'une pension de retraite à taux plein, c'est-à-dire sans décote, à condition de justifier : Soit d'un certain nombre de trimestres d'assurance, ce nombre varie en fonction de l'année à partir de laquelle le droit à la retraite est ouvert.
Toutefois, pour les services à 80%, la rémunération est égale à 6/7ème (85,7%) et pour les services à 90%, à 32/35ème (91,4%). Le supplément familial ne peut être inférieur au montant minimum servi aux agents à temps plein ayant le même nombre d'enfants. Exemple : temps partiel à 80% ; 5 x 4 jours = 20 jours de congés.
Pour calculer 80 pour cent d'un nombre, vous pouvez multiplier ce nombre par 0,80 (ce qui est l'équivalent décimal de 80 %). Le résultat sera 80 % du nombre initial.
Travailler à 80 % : combien d'heures travaillées par semaine par mois ? Si un salarié est à temps partiel à 80 %, il travaille 28 heures par semaine. En effet, 80 % de 35 heures, équivaut à 28 heures par semaine, soit environ 121,33 heures par mois.
Pour la retraite, c'est 50% de ce plafond soir 24030 euros, donc 4005 euros par mois. Un assuré qui prend sa retraite en 2025 ne pourra pas toucher une pension de base supérieure à 2002,50 euros bruts (50% de 4005). Pour rappel, en 2025, le montant maximal était de 1962,50 euros brut.
La retraite obligatoire (base et complémentaire) remplace seulement 50 % à 75 % de votre dernier salaire net. Avec 2 000 € net aujourd'hui, vous aurez probablement 1 300 € à 1 600 € net de retraite, soit un « manque » mensuel de 400 € à 700 € environ.