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Si on se pose autant de questions, c'est parce que nous avons appris à vouloir tout contrôler. En fait, on nous a fait croire que si on se préparait suffisamment bien dans la vie, alors il n'y aurait pas de mauvaises surprises, si on avait les bons comportements les bonnes habitudes, alors tout irait bien.
Comment peut-on faire pour stopper ce cerveau qui mouline et qui nous fatigue ?
« La rumination est un symptôme psychique qui se manifeste par une tendance à revenir sans cesse par la pensée à un même sujet, le plus souvent sous forme de reproches que l'on se fait, de remords », introduit le Dr Julien Faugeras.
Pour éviter les ruminations le soir venu, préparer l'endormissement par un temps calme d'une demi-heure au moins avant le coucher : lecture, relaxation, diffusion d'huiles essentielles, douche… Les tisanes sont bien sûr recommandées à condition de les boire en quantité raisonnable pour éviter de se lever la nuit.
Pratiquez le lâcher-prise : prenez des pauses, ce n'est pas plus compliqué que cela. Pour ceux/celles qui ne peuvent s'arrêter de penser, ou de souffrir d'angoisse, de stress ou de culpabilité qui vous empêchent de tranquiliser votre esprit, pratiquez aussi la méditation, la sophrologie ou encore le yoga.
Adonnez-vous à des activités qui captivent votre attention et suscitent votre intérêt . Pratiquez des loisirs, faites de l'exercice ou plongez-vous dans un livre ou un film que vous aimez. Prenez contact avec vos amis et votre famille pour vous changer les idées et éviter de ruminer. Recentrez votre attention sur le moment présent et éloignez-vous des préoccupations passées ou futures.
L'overthinking, littéralement “penser trop”, se traduit par un torrent d'émotions et de pensées négatives qui persistent dans le cerveau de l'individu. État d'hésitation permanent, l'overthinking impacte le quotidien et le bien-être de celui ou celle qui en est victime.
Quelles stratégies utiliser pour vous défaire des pensées obsessionnelles
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Activité physique régulière : L'exercice physique n'est pas seulement bénéfique pour le corps, mais aussi pour l'esprit. Il favorise la libération d'endorphines, souvent surnommées 'hormones du bonheur', qui peuvent améliorer l'humeur et le sommeil.
5 stratégies pour gérer et maîtriser les pensées négatives
La rumination mentale n'est pas reconnue comme un trouble mental en soi. Cependant, des études ont montré qu'elle est souvent un symptôme d'autres problèmes de santé mentale. Par exemple, l'anxiété et la dépression peuvent y contribuer . De plus, les personnes ayant vécu un traumatisme peuvent être hypervigilantes, c'est-à-dire constamment en état d'alerte face au danger.
questionneur, questionneuse
questionneur n. Personne qui pose beaucoup de questions.
« Il ne me parle pas assez », « Elle ne voit jamais les efforts que je fais », « Nous n'arrivons pas à avoir d'orgasme en même temps », « Quand je veux, c'est elle qui ne veut pas »... sont les plaintes le plus souvent entendues en consultation.
Essayez d'accueillir les pensées qui vous viennent à l'esprit, plutôt que de chercher à les chasser ou à les améliorer . Nommer ces pensées peut être utile. Par exemple, vous pourriez penser ou vous dire : « Tiens, revoilà cette pensée intrusive » ou « Voilà cette pensée qui me fait peur ».
La fixette est une conduite obsessionnelle liée à un objet ou à une pratique. Elle peut avoir une dimension positive ou négative. Derrière chaque fixette, il y a une histoire personnelle, souvent marquée par une angoisse ou un traumatisme, mais parfois aussi par un élan créatif ou un besoin de reconnaissance.
Les personnes particulièrement concernées sont souvent celles ayant une prédisposition à l'anxiété, la dépression et la bipolarité. Ou même celles souffrant d'un trouble obsessionnel compulsif (TOC). Toutefois, elle peut survenir chez tout individu exposé à un stress important ou vulnérables psychologiquement.
Méditation et pleine conscience : La pratique de la pleine conscience permet de se recentrer sur le moment présent sans se perdre dans les pensées. Gestion du stress : Des activités comme le sport, la marche ou le yoga sont efficaces pour libérer les tensions mentales et physiques.
Symptômes et typologie
Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité, ruminations sur les échecs passés ou auto-accusation. Difficultés de réflexion, de concentration, de prise de décision et de mémorisation. Pensées fréquentes ou récurrentes de mort, idées suicidaires, tentatives de suicide ou suicide. Problèmes physiques inexpliqués, tels que douleurs dorsales ou maux de tête.
D'autres stratégies pour gérer les ruminations obsessionnelles incluent la thérapie d'exposition avec prévention de la réponse (TEPR) , qui consiste à affronter progressivement les situations ou pensées déclenchantes. Avec un accompagnement professionnel, ce processus permet de réduire l'impact des déclencheurs au fil du temps.
La pratique de la pleine conscience peut vous aider à modifier vos schémas de pensée . Par exemple, essayez de compter vos respirations. Fermez les yeux et comptez mentalement en prenant de lentes et régulières inspirations : un à l’inspiration, deux à l’expiration, etc. Lorsque vous arrivez à 10, recommencez et répétez l’exercice jusqu’à ce que vous vous sentiez calme.
Si vous êtes perfectionniste, vous risquez de ressasser sans cesse vos erreurs passées. La rumination est également un symptôme fréquent de nombreux troubles mentaux (trouble d'anxiété généralisée, trouble dépressif majeur, trouble de stress post-traumatique et trouble obsessionnel-compulsif).