Le mieux pour le bébé est d'attendre, si possible, jusqu'à ce qu'il soit à terme (après 37 semaines). Si le diagnostic de prééclampsie n'est pas certain ou si le bébé n'est pas à terme, votre professionnel de la santé vous surveillera de près jusqu'à ce que le bébé soit prêt à naître.
Dans la plupart des cas de prééclampsie, il est recommandé d'accoucher entre la 37e et la 38e semaine de grossesse . Cela peut impliquer le déclenchement artificiel du travail (accouchement provoqué) ou une césarienne.
La prééclampsie se manifeste généralement dans la deuxième moitié de la grossesse (après 20 semaines). Elle peut aussi apparaître durant l'accouchement et jusqu'à six semaines après l'accouchement.
La pré-éclampsie peut en outre avoir des conséquences à plus long terme sur la santé cardiovasculaire et rénale de la mère, et probablement celle de l'enfant.
Certaines femmes peuvent devoir rester hospitalisées jusqu'après l'accouchement . Pour d'autres, une surveillance est possible si la prééclampsie est stable et si elles ont accès à des services de surveillance ; une réadmission à l'hôpital est envisageable en cas d'aggravation de leur état.
Les symptômes courants de la prééclampsie sont les suivants :
Prévention de la prééclampsie : Dans une population à risque de prééclampsie, il est recommandé de ne pas initier en routine une autosurveillance de la pression artérielle au cours de la grossesse en complément de la surveillance habituelle dans le seul but de réduire la morbidité maternelle ou périnatale.
Les patientes atteintes de pré-éclampsie accouchent d'un bébé sans difficultés particulières la plupart du temps, mais un syndrome non-traité peut entrainer des complications sérieuses : naissance prématurée, décès de la mère et de l'enfant, retard de croissance in-utero.
Comment se traite-t-elle ? Le seul traitement est l'accouchement et la délivrance du placenta. Dans certains cas, l'accouchement doit être devancé, soit en déclenchant le travail par des médicaments qui provoquent des contractions, soit par césarienne.
Comment éviter la pré-éclampsie pendant la grossesse ?
Une pré-éclampsie non traitée peut entrainer une éclampsie, qui se manifeste par la survenue de crises convulsives touchant le cerveau de la mère. Celles-ci apparaissent en fin de grossesse, mais aussi après l'accouchement. Elles sont désormais rares grâce à la prise en charge de la pré-éclampsie.
La pré-éclampsie est une complication de la grossesse dont le diagnostic doit être fait rapidement. En effet, le traitement est urgent. C'est pourquoi, à chaque consultation au cours de la grossesse, la tension artérielle est contrôlée et la protéinurie est recherchée grâce à une bandelette urinaire.
Si vous avez une pré-éclampsie modérée et qu'il s'agit d'une première grossesse, vous avez un faible risque d'en refaire une lors d'une grossesse ultérieure (5-7%). Ce risque est encore plus faible si elle est survenue lors d'une deuxième grossesse et que la première grossesse s'est bien déroulée (< 1%).
Complications potentielles
L'éclampsie peut également entraîner le syndrome HELLP, une forme grave de prééclampsie qui affecte le foie et les cellules sanguines. Complications fœtales : Les risques pour le fœtus comprennent une naissance prématurée, un faible poids à la naissance et une mortinaissance.
La pré-éclampsie multiplie par quatre votre risque de développer une hypertension. De plus, elle augmente d'environ deux fois le risque de développer un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral (AVC).
Ce dysfonctionnement peut avoir des conséquences graves pour la mère (hypertension sévère, hémorragie cérébrale, atteinte des reins ou du foie, convulsions dans les cas d'éclampsie) et pour le bébé (retard de croissance intra-utérin, prématurité, voire décès in utero). Le seul traitement définitif reste l'accouchement.
En cas de prééclampsie avec des signes sévères, du sulfate de magnésium est administré pour prévenir les crises. Dès que l'éclampsie est diagnostiquée, du sulfate de magnésium doit être administré pour éviter la récidive des convulsions.
Les médecins diagnostiquent une prééclampsie lorsque la femme présente les symptômes suivants :
Qu'est-ce que la pré-éclampsie ? La pré-éclampsie est une maladie que vous ne pouvez développer que pendant la grossesse (à tout moment après 20 semaines de grossesse) et jusqu'à six semaines après l'accouchement. Elle peut vous affecter vous-même et votre bébé à naître.
La pré-éclampsie n'entraîne initialement aucun symptôme évident et la plupart des femmes enceintes qui développent la maladie ne se sentent pas malades. À 11-14 semaines d'aménorrhée, il est possible d'identifier les femmes à haut risque de pré-éclampsie grâce à un test de dépistage pratiqué par un spécialiste.
La prééclampsie est le plus souvent définie comme une HTA gravidique (pression artérielle systolique ≥ 140 et/ou pression artérielle diastolique ≥ 90) associée à une protéinurie supérieure à 300 mg/jour (ou supérieure à deux croix à la bandelette par défaut).
Dans certains cas, l'accouchement doit être devancé, soit en déclenchant le travail par des médicaments qui provoquent des contractions, soit par césarienne. Le sulfate de magnésium est utilisé pour prévenir les convulsions (éclampsie). Des médicaments pour faire baisser la tension artérielle sont également prescrits.
Si vous souffrez de l'un des symptômes suivants, il est nécessaire de consulter votre pharmacien ou votre médecin rapidement. Tel que mentionné précédemment, ces derniers apparaissent le plus souvent après la 20e semaine de grossesse, et ce, de façon plutôt soudaine : haute pression (supérieure à 140/90 mm Hg);
Responsable d'un tiers des naissances de grands prématurés en France, ce syndrome est une cause majeure de retard de croissance intra‐utérin. Il reste en outre la deuxième cause de décès maternels en France (environ 20 décès par an), après les hémorragies de la délivrance.
La prévention de l'hypertension gravidique et de la prééclampsie réside avant tout dans la surveillance mensuelle de la femme enceinte : prise de la tension artérielle et recherche de protéines dans les urines, afin de mettre en œuvre un traitement au plus vite le cas échéant.