Deux types de professionnels de santé peuvent pratiquer l'IVG : les médecins et les sages-femmes.
N'hésitez pas à contacter le numéro vert : 0800 08 11 11. Il s'agit d'un numéro national anonyme et gratuit, disponible pour répondre à toutes vos questions sur les sexualités, la contraception et l'IVG. La ligne d'écoute est ouverte : Le lundi de 9h à 22h.
Tu peux en parler à un·e médecin ou à un·e gynécologue de ton choix. Tu peux aussi te rendre dans un hôpital ou dans un centre de planning familial.
Seuls les professionnels de santé agréés, tels que les médecins, les sages-femmes, les infirmières praticiennes et les assistants médicaux , ayant reçu la formation requise, peuvent pratiquer des avortements. Vous avez le droit de demander à votre professionnel de santé s'il a des objections concernant certains soins médicaux.
Désormais, les sages-femmes œuvrent au quotidien pour garantir l'accès à l'IVG. Depuis la loi santé de janvier 2016, les sages-femmes peuvent prescrire et pratiquer des IVG médicamenteuses.
Une IVG instrumentale (chirurgicale) peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles. Une IVG médicamenteuse est pratiquée jusqu'à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit au maximum 9 semaines après le début des dernières règles.
Presque toutes ces interdictions comportent des exceptions, qui se répartissent généralement en quatre catégories : pour prévenir le décès de la personne enceinte, lorsqu’il existe un risque pour la santé de la personne enceinte, lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste, et lorsqu’il existe une anomalie fœtale létale .
Comme pour toute question médicale, les décisions relatives à l'avortement doivent être prises par les patientes en concertation avec leurs professionnels de santé et sans ingérence indue de tiers. Comme tous les patients, les femmes qui souhaitent avorter ont droit au respect de leur vie privée, de leur dignité et à un soutien adéquat.
1975 – La loi Veil
En décembre 1974, après des débats parlementaires vifs, longs et houleux, Simone Veil, alors ministre de la Santé, arrache de haute lutte au Parlement la dépénalisation et l'encadrement légal de l'avortement en France.
Qui peut demander un avortement ? Seule la femme concernée peut en faire la demande. Qu'elle soit majeure ou mineure, toute femme enceinte ne souhaitant pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin ou à une sage-femme l'interruption de celle-ci.
Lorsqu'une amie ou une proche annonce qu'elle envisage un avortement, la première réaction doit être l'écoute. Il est crucial de lui offrir un espace sûr où elle peut exprimer ses émotions, ses doutes et ses peurs sans crainte d'être jugée. Parlez-en avec votre conjoint ou votre compagnon qui est le premier concerné.
Vos questions IVG
En France, l'IVG est entièrement prise en charge, que tu aies une carte Vitale ou non. C'est gratuit pour la personne qui le fait, quel que soit son âge, majeure ou mineure. Si tu as ta propre carte Vitale ou si tu es rattachée à une autre, ça n'apparaîtra pas sur les relevés de l'Assurance Maladie.
Un médecin ne peut pratiquer une interruption volontaire de grossesse que dans les cas et les conditions prévus par la loi ; il est toujours libre de s'y refuser et doit en informer l'intéressée dans les conditions et délais prévus par la loi.
En France, l'avortement peut être pratiqué jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles.
Le pharmacien peut délivrer en officine les médicaments à base de mifépristone et de misoprostol directement aux patientes dans le cadre des téléconsultations et exclusivement sur transmission de l'ordonnance par le prescripteur (médecin ou sage-femme) à la pharmacie d'officine désignée préalablement par la patiente.
Pratiqué dans toutes les sociétés, les techniques (herbes et potions abortives, utilisation d'objets tranchants, curetage, application d'une forte pression abdominale) et les conditions dans lesquelles l'avortement a été réalisé ont changé dans les pays où est reconnu le droit à l'avortement mais il demeure un fait de ...
Il est incinéré avec les autres déchets hospitaliers ou conservé en tant que pièce de collection anatomique, sans même qu'il soit nécessaire de demander la permission au couple.
Les causes infectieuses d'avortement
Selon cette étude (IEIDC, 2024), les bactéries sont de loin les agents pathogènes les plus fréquemment responsables d'avortements (82 % des causes infectieuses). Une placentite macroscopique est visible dans un quart de ces cas.
Vous êtes la seule personne à pouvoir refuser ou consentir à un avortement . Personne d'autre ne peut vous contraindre à avorter ou à poursuivre votre grossesse. Si vous envisagez l'adoption, il est important de rappeler que le consentement des deux parents biologiques est requis.
Pour les IVG médicamenteuses :
dans les hôpitaux ou cliniques autorisés, dans certains centres de santé, dans certains centres de santé sexuelle (ex centres de planification et d'éducation familiale), dans certains cabinets en ville (gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes).
Il se peut aussi que ce soit parce qu'une grossesse serait médicalement dangereuse pour elles. Quelles que soient les raisons d'une personne qui souhaite avorter, c'est son choix et son droit. La seule personne qui puisse décider si un avortement est la bonne solution pour vous, c'est vous .
L'IVG médicamenteuse, entre 5 et 9 semaines
Une IVG médicamenteuse (« la pilule abortive ») se déroule (en partie) à domicile. Les médicaments provoquent l'interruption de la grossesse et l'expulsion de l'embryon. Ce traitement s'apparente à une fausse couche.
Quels sont les effets indésirables ? Douleurs plus intenses que des douleurs de règles liées aux contractions utérines, généralement après la prise du second médicament. Possible troubles gastro-intestinaux. Saignements plus abondants que des règles habituelles pendant quelques jours.
L’avortement médicamenteux est contre-indiqué chez les patientes présentant des troubles de la coagulation, une maladie hépatique grave, une maladie rénale, une maladie cardiaque et une utilisation prolongée de corticostéroïdes .
Menace d'avortement