L'autisme (aussi appelé trouble du spectre de l'autisme ou TSA) est un trouble permanent du développement neurologique. La personne autiste peut : communiquer et établir des liens avec d'autres personnes différemment. présenter des différences dans l'intégration sensorielle.
L'autisme se manifeste par des troubles de la communication, des intérêts ou activités obsessionnels, des comportements à caractère répétitif, ainsi qu'une forte résistance au changement. La personne présente aussi souvent des hyper ou hypo-sensibilités sensorielles (sons, lumière, couleurs, toucher…).
Les troubles du spectre autistique sont une affection liée au développement cérébral qui affecte la perception et la socialisation des personnes autistes . Cela entraîne des difficultés de communication et d'intégration sociale. Ces troubles se caractérisent également par des comportements restreints et répétitifs.
l'absence ou la quasi-absence d'intérêt envers les autres enfants. des problèmes de comportement comme l'automutilation ou l'enfermement. la répétition de mots et de phrases sans donner l'impression de les comprendre. la difficulté à composer avec les interactions sociales réciproques (comme jouer à « coucou »)
À quoi est dû l'autisme ? L'autisme est lié à des anomalies très précoces du neurodéveloppement, survenant sur un cerveau en pleine croissance et apparaissant chez le fœtus avant même la naissance. Le processus de survenue de l'autisme est multifactoriel avec une forte composante génétique.
Les différents symptômes de l'autisme
Dans les cas les plus graves, un enfant autiste peut ne jamais apprendre à parler ni à établir un contact visuel. Cependant, de nombreux enfants atteints d'autisme et d'autres troubles du spectre autistique parviennent à mener une vie relativement normale .
Avoir du mal à comprendre les pensées et les sentiments d'autrui . Avoir un discours inhabituel, comme répéter des phrases ou parler aux autres. Apprécier une routine quotidienne stricte et être très perturbé par tout changement. Avoir un intérêt très vif pour certains sujets ou activités.
Alors que chez l'enfant le diagnostic d'autisme, ou de « trouble du spectre de l'autisme » (TSA), est actuellement posé entre 3 et 5 ans, un diagnostic dès 18 mois permettrait une prise en charge plus précoce qui pourra l'aider dans son développement.
La « règle des six secondes » est une stratégie de communication utilisée pour aider les personnes autistes en leur accordant un temps de réflexion supplémentaire après une question . Au lieu d'attendre une réponse immédiate, la personne qui utilise cette règle fera une pause d'environ six secondes après avoir posé une question avant de la répéter ou de passer à la suivante.
De nombreuses personnes autistes font preuve d'une grande empathie et possèdent un sens moral aigu . Elles peuvent être profondément affectées par l'injustice et motivées à œuvrer pour un monde meilleur. Nombre d'entre elles n'hésitent pas à défendre leurs convictions et à dénoncer ce qu'elles considèrent comme injuste.
La personne rencontre des difficultés persistantes au niveau de ses relations sociales. Elle semble manquer d'empathie et décode difficilement les intentions d'autrui. Elle présente des surcharges sensorielles. Elle affiche des intérêts spécifiques.
Aujourd'hui, l'autisme est appelé trouble du spectre de l'autisme (TSA). Cette terminologie représente mieux la diversité des formes que peut prendre l'autisme. Les symptômes sont multiples et leur intensité variable, ce qui fait que chaque personne autiste se situe différemment dans le spectre de l'autisme.
Dans 20-30 % des cas, la cause de l'autisme est associée à un gène connu. Plus la recherche avance, plus le nombre de gènes découverts augmente. Ces gènes peuvent avoir un lien direct avec l'autisme ou indirect via des symptomes associés comme la déficience intellectuelle.
Une personne autiste non diagnostiquée peut avoir des routines rigides et être extrêmement passionnée par certains sujets. Ces intérêts peuvent absorber une grande partie de son temps et de son attention, au point de devenir une caractéristique marquante de son quotidien.
Les filles autistes ont souvent un comportement effacé à l'école, et sont décrites comme timides, sages ou calmes par les enseignants. Les femmes/filles ont des difficultés plus internalisées (dépression, anxiété) et les hommes/garçons des difficultés plus externalisées (troubles du comportement, impulsivité, TDAH).
L'absence de babillage, de sourire ou de réaction à la voix des parents, de pointage (l'enfant ne pointe pas du doigt en direction de l'objet qui l'intéresse), de gestes sociaux pour communiquer à partir de 12 mois (le nourrisson ne fait pas coucou, au revoir, ne lève pas les bras pour être porté, etc.)
A. Le trouble du spectre de l'autisme a une origine multifactorielle
La grande différence entre le mutisme sélectif et la timidité est que les enfants timides fonctionnent quand même dans un contexte social. Les enfants qui souffrent de mutisme sélectif, en revanche, ne le font pas. Au contraire, ils se figent. C'est lié à l'autisme.
tendance à répéter des syllabes, mots ou expressions stéréotypées (écholalies) comportements répétitifs (ex. balancements, torsion de membres) difficulté à s'adapter aux changements de routine / d'environnement. hyper- ou hypo-sensorialité (aux sons, à la lumière, aux odeurs, aux goûts etc.)
Il est désormais établi que les troubles du spectre autistique (TSA) ou autisme sont d'origine multifactorielle, c'est-à-dire qu'ils se déclarent chez des personnes génétiquement prédisposées après exposition à un ou plusieurs facteurs environnementaux encore inconnus.
Il est important d'expliquer l'autisme aux enfants de manière claire et adaptée à leur niveau de compréhension, pour résumer. Il faut utiliser des termes simples et concrets, illustrer avec des exemples du quotidien et encourager les questions.
Pollution, pesticides, médicaments, perturbateurs endocriniens... Quel est le rôle des facteurs environnementaux dans l'autisme et les troubles du neuro-développement (TND) ? Pour le savoir, les ministères de la Recherche et des Personnes handicapées ont lancé, fin mars 2023, la cohorte Marianne.
L'ensemble des études qui ont mesuré l'état de santé des mères d'enfants autistes démontrent qu'elles présentent des taux extrêmement élevés de stress, de détresse et de dépression ; ces taux atteindraient entre 50 % et 80 % (Eisenhower et al., 2005; Giarelli et al., 2005).
Toutes les voies sont envisageables, chaque enfant porteur d'autisme est unique et il est difficile de prévoir son orientation plusieurs années en avance. Certains adolescents porteurs d'autisme parviennent jusqu'au bac général et s'orientent vers des études supérieures par la suite.