De manière générale, les pervers narcissiques ont tendance à s'attaquer à des proies considérées « plus faibles », c'est-à-dire des personnes trop gentilles, bienveillantes, qui n'ont pas confiance en elles. Aussi, on peut éviter les PN en travaillant sur soi.
Le pervers narcissique a un besoin maladif de contrôle et d'attention. Il ne supporte pas l'idée d'être laissé de côté, car cela signifie perdre son influence. Si sa proie prend ses distances, il peut alterner entre supplications et menaces pour la faire revenir sous son emprise.
Quand le pervers narcissique réalise qu'il perd définitivement son emprise, il active ses mécanismes de vengeance avec une détermination implacable.
Quand le PN devient fou, c'est parce qu'il sent qu'il perd le contrôle sur sa proie. Cela déclenche une véritable panique narcissique. Et c'est là qu'il peut basculer dans une escalade de comportements destructeurs, imprévisibles, voire dangereux. Un PN qui sent qu'il perd sa proie perd aussi son identité.
L'Essentiel à Retenir : La Peur du PN en 30 Secondes
Signaux d'alerte : Des colères intenses, du dénigrement et des tentatives de séduction soudaines (hoovering). Votre pouvoir : Votre lucidité et votre indépendance sont ses pires menaces. Action clé : Ne pas réagir à ses provocations et poser des limites fermes.
Tout ce qui normalement charme et ravit le partenaire d'une relation amoureuse classique, est ce que déteste un manipulateur pervers. La joie de vivre, les talents et, plus généralement, la vitalité de sa victime l'insupporte, au point même qu'il donne l'impression d'en être véritablement jaloux.
Le narcissique face au rejet
La perte de cette attention le fait réagir de manière intense et souvent irrationnelle. Selon Jamie Cannon, il peut se montrer soudainement désespéré, vous implorant de revenir et promettant de changer. Mais, il s'agit généralement d'une tactique de manipulation.
Le depart final se manifeste souvent par une indifference totale soudaine ou le deplacement immediat vers une nouvelle proie plus rentable energetiquement. Quand un pervers narcissique quitte definitivement sa victime, c'est rarement par choix altruiste.
Une série de traumatismes peuvent affecter le narcissisme: la naissance, la perte du sein, l'analité, le complexe de castration, l'angoisse de mort représentent des prototypes de blessures narcissiques.
Sans scrupule, le pervers narcissique tentera de retourner la situation à son avantage, en niant vos propres préoccupations et vos raisons de mettre fin à cette relation. Ce qu'on appelle le gaslighting. Il est donc fréquent d'entendre des phrases du genre "c'est toi qui ne veux pas faire d'efforts.
C'est ce qu'on appelle le cycle de rupture avec le narcissique : le manipulateur vous observe pour voir si vous êtes capable de vous relever et de tourner la page. Lorsqu'il comprend que vous avez tourné la page et que vous reprenez votre vie en main, il tentera de revenir vers vous et de la détruire .
Les fonctions psychologiques du mensonge narcissique
Le mensonge lui permet de maintenir l'illusion de sa perfection. Évitement de la honte toxique : Reconnaître la vérité signifierait être confronté à une honte insupportable. Le mensonge est un mécanisme de défense contre cette confrontation.
Ainsi, lorsque le pervers narcissique s'excuse, et semble avoir compris les torts qu'il a causé. Il n'en est pourtant rien. Ses excuses sont une technique de manipulation visant à susciter l'empathie et la compréhension de sa victime, afin de la faire plier.
Freud soulignait les trois blessures narcissiques que la science avait infligées à l'humanité : la blessure copernicienne (la terre n'est pas le centre de l'univers), la blessure darwinienne (l'homme est un animal comme les autres) et la blessure psychanalytique (« le Moi n'est pas le maître dans la maison »).
L'amour est une menace pour le pervers narcissique :
Il ne veut pas qu'on l'aime, encore moins qu'on l'aide et qu'on veuille le sauver. La tendresse, la bienveillance, l'altruisme, l'écoute empathique, l'attention à l'autre, ce n'est pas pour lui. La victime, souvent, manifeste le complexe du sauveur.
C'est un paradoxe fréquent : le PN jaloux maladif est souvent infidèle lui-même. Il projette sa propre tricherie sur vous. Sa jalousie ne vient pas d'un amour exclusif mais de son besoin de contrôle absolu. Il peut avoir des aventures tout en vous accusant constamment de le tromper.
Bien que les narcissiques se comportent comme des supérieurs aux autres et se présentent comme irréprochables, sous leurs apparences grandioses se cachent leurs peurs les plus profondes : celle d’être imparfaits, illégitimes et ordinaires .
Le parent pervers narcissique n'hésitera pas à vous dévaloriser auprès de vos enfants ou à leur insuffler le contraire de ce que vous leur dites. Les enfants sont alors pris dans une sorte de conflit de loyauté entre le parent aimant et le parent manipulateur et pâtissent énormément de la situation.
Perte d'estime de soi
Lorsqu'on fait face à un PN, on perd l'estime de soi à cause de la manipulation mentale. La victime est déstructurée psychologiquement. Elle ne sait plus ce qu'il faut croire. En effet, l'identification projective fait semer le doute et la victime est rongée par la culpabilité.
Quels sont les points faibles d'un manipulateur ? Peur de la solitude, faible estime de soi, crainte de l'humiliation ou peur d'être démasqué : même si l'on peut les penser infaillibles ou intouchables, les manipulateurs possèdent aussi leurs faiblesses.
Le rejet constitue la troisième phase, souvent caractérisée par un silence total et inexpliqué. Ce silence narcissique n'est pas anodin mais délibéré et stratégique. Selon les études psychologiques, ce comportement vise spécifiquement à déstabiliser la victime.
Couper les ponts a souvent un impact négatif sur le narcissique. Les narcissiques ont besoin d'admiration, de contrôle et de réassurance pour maintenir leur estime de soi et leur ego démesuré. En rompant tout contact avec un narcissique, vous lui faites perdre son emprise sur vous, ce qui peut entraîner une spirale infernale de détresse, de dépression ou de colère .
Il/elle ment pour maintenir l'illusion qu'il a de lui même, illusion qui est sa réalité et qu'il doit imposer à l'autre pour une question existentielle. Si l'illusion prend aussi chez l'autre, ça devient ainsi une vérité par un jeu de miroir.
Par son intelligence de guerre, sa volonté de contrôle absolu de l'autre, il est très conscient du mal qu'il fait, même s'il n'a pas d'empathie pour la souffrance de sa proie. Il peut même se moquer de l'expression de cette souffrance ou la manifestation de sa vulnérabilité.